• La citation du jour

    L’idée de démondialisation d’Arnaud Montebourg est franchement ringarde. Manule Valls

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    Communiqué du Parti Socialiste

    Edouard Courtial secrétaire d'Etat auprès du ministre des Affaires étrangères chargé des Français de l'étranger.

    PARIS, 28 septembre (Reuters) - Nicolas Sarkozy a nommé mercredi le député UMP Edouard Courtial secrétaire d'Etat auprès du ministre des Affaires étrangères chargé des Français de l'étranger.

    Le député de l'Oise, âgé de 38 ans et secrétaire national de l'UMP aux fédérations et aux adhésions, remplace David Douillet, dont il a le gabarit physique mais pas le passé sportif.

    L'ancien judoka a été nommé lundi ministre des Sports à la place de Chantal Jouanno, qui a quitté le gouvernement après son élection, dimanche, au Sénat.

    Le Parti socialiste a dénoncé cette nomination, qui revient selon lui à "utiliser les moyens de l'Etat pour financer les campagnes électorales des candidats UMP dans les 11 circonscriptions des Français de l'étranger".

    "Nous savons désormais que M. Sarkozy continue d'employer au sein du gouvernement, en la personne de M. Courtial, un agent électoral permanent à la disposition de son clan, dans le seul but de s'accrocher au pouvoir", écrit dans un communiqué Pouria Amirshahi, secrétaire national à la Coopération et à la Francophonie.

    Le député UMP Yannick Favennec a également déploré cette nomination, écrivant sur son compte Twitter: "On aurait pu se passer de cette nomination et faire des économies budgétaires."

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    SÉLECTIONNÉ PAR LE NOUVELOBS

    Modifié le 27-09-2011 à 15h50

    Comment Copé savonne la planche de Sarko

    POLITIQUE. Il attend son tour. Patiemment. Derrière l'échéance électorale de 2012, Jean-François Copé regarde 2017 droit dans les yeux. Tout se jouera à ce moment-là pour lui. Avant, Copé semble s'en moquer.

    Par Raphaël Ader-Eveillard Observateur engagé

    Edité par Julie Rasplus   Auteur parrainé par guy birenbaum

    Jean-François Copé est un homme d'une rare intelligence. A ne surtout pas confondre avec des Frédéric Lefèbvre ou tous les zozos de la "firme" (Solly, Louvrier, Charon, qui m'a bien fait rigoler tout de même avec sa saillie sur sa greffe de couilles) qui ont amené Nicolas Sarkozy sur le trône. Ils sont le miroir de l'écurie de communication emmenée par Stéphane Fouks qui n'a jamais réussi à sortir DSK des multiples ornières où il s'est plongé.

     Revenons à Copé.

    Quand on lit le communiqué de l'UMP sur la victoire de la gauche au Sénat, on ne peut qu'éclater de rire devant l'énormité de l'argumentaire. Agiter le chiffon rouge du vote des étrangers ressemble tellement peu au chef du parti encore majoritaire. Lui qui passe ses vacances avec Ziad Takkiedine, et devra certainement en rendre compte devant la justice, connaît trop bien les arcanes de la politique française pour ne pas savoir que ces "argus", frôlant ceux du Front national, ne peuvent que crisper l'électorat naturel de l'UMP, qui est fondamentalement raciste mais répugnera par principe à voter pour Marine Le Pen.

     Or, et Nicolas Domenach, fanboy incœrcible de François Bayrou l'expliquait bien hier soir, le président du MoDem voit s'ouvrir un boulevard devant lui. Le parti socialiste avec ses trois débats télévisés des primaires (le prochain a lieu demain soir sur I-Télé) mange son temps de parole. Et sera au pain sec sans eau pendant environ deux mois. C'est plus qu'il n'en faut au député des Pyrénées-Orientales pour pousser son avantage.

     Jean-Louis Borloo et Hervé Morin, à se chamailler dans leur marigot pour savoir qui sera candidat chez les centristes de droite, perdent du terrain. Ils sont aphones ou on ne veut pas les entendre, alors qu'une parole mesurée manque cruellement dans ce pays, au moment où le drame de Karachi explose à la figure de la majorité à l'Assemblée nationale (il faut le préciser, maintenant...) : Copé s'en fiche. Il sait que son tour n'est pas venu pour 2012.

     En cas de défaut de Nicolas Sarkozy, ce seront Alain Juppé ou François Fillon qui prendront le relais. Mais 2017... Il le disait lui-même dans le formidable documentaire de Patrick et Michel Rotman, "Les Fauves", diffusé sur France 2 dimanche soir : "Sarkozy m'a dit, 'toi, de toute manière, tu roules pour toi'. Il n'avait pas tort..."

     Alors, aux commandes d'une UMP moribonde, dont même Bruno Le Maire a perdu le fil (ministre de l'Agriculture, il est chargé du projet pour 2012), il s'en donne à cœur joie, en grossissant volontairement le trait. Il laisse créer un groupe, la droite populaire, dont le moins qu'on puisse en dire, est qu'il n'est pas d'une finesse exquise. Il va pour réintégrer Pierre Charon, et surtout ne l'avait pas exclu de l'UMP, quand celui-ci avait lancé sa liste dissidente pour les élections sénatoriales à Paris. Une UMP parisienne qui a par ailleurs totalement explosé. Et donc fait écrire des communiqués tellement outranciers qu'on ne peut aboutir qu'à cette conclusion : Jean-François Copé veut la présidence en 2017 et fera tout pour faire perdre son camp en 2012.


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  • La victoire des socialistes comme amorce du changement pour les Français de l'étranger

     

                La victoire de la gauche et des socialistes aux élections sénatoriales françaises représente un vent d'espoir pour tout les français qui, en France et dans le monde, revendiquent le changement.

     

                Désormais la date du 25 septembre 2011 restera gravée dans les mémoires comme celle qui a mis fin à « l'anomalie démocratique » que représentait la chambre haute du Parlement dans l'édifice institutionnel de la Cinquième République. A l'issue du renouvellement de la moitié de ses 348 sièges, la gauche détient désormais plus de 175 sénateurs de gauche – dont 122 socialistes – ce qui marque la conquête du dernier bastion détenu par la droite dans une constitution qui, à sa promulgation en 1958, était taillée pour elle. Trente ans après la victoire du socialiste François Mitterrand à la présidence de la République et le début de la « reconquête » par la gauche des plus hautes fonctions de l'Etat, c'est un vent d'espoir que symbolise aujourd'hui l'alternance au Sénat. Et à l'étranger, c'est cette même possibilité de changement, qui apparaît.

                En effet, le renouvellement de la moitié des douze sièges représentants les français établis hors de France a permis l'élection de deux nouveaux sénateurs socialistes, précédemment élus à l'Assemblée des Français de l'Etranger : Hélène Conway, née en Algérie et élue d'Irlande, et Jean-Yves Leconte, élu de Pologne, soit un de plus que lors de la dernière législature. Dans le contexte d'un regain d'intérêt des français pour les primaires socialistes d'octobre prochain – le débat réunissant les six candidats diffusé le 15 septembre dernier par France 2 a attiré près de 4,5 millions de téléspectateurs – la force de cette victoire, c'est de démontrer que la gauche, même lorsque, comme souvent à l'étranger, ce n'est pas sa terre d'élection, peut gagner.

                C'est ce message qu'entendent vous faire partager les membres de la section du Parti Socialiste français à Madagascar et les deux candidats Jean-Daniel Chaoui et Rita Maalouf aux prochaines élections législatives dans votre circonscription. Un message qui veut que demain, une autre politique soit possible.

     

    Jean-Daniel Chaoui

    Candidat élection législative 10ème circonscription des Français de l’Etranger

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     Le Monde.fr        29/09/2011

    Edouard Courtial nommé secrétaire d'Etat chargé des Français de l'étranger

     Edouard Courtial, actuellement responsable national des fédérations UMP a été nommé secrétaire d'Etat chargé des Français de l'étranger, mercredi 28 septembre, en remplacement de David Douillet, nommé ministre des sports, poste laissé vacant par Chantal Jouanno qui a démissionné après avoir été élue sénatrice de Paris.

    M. Courtial, âgé de 38 ans, est notamment connu pour faire partie de la "cellule riposte" de Brice Hortefeux, un groupe d'une douzaine de responsables du parti chargé de valoriser le bilan de Nicolas Sarkozy et de répliquer à la gauche.

    Ce groupe s'était rassemblé pour la première fois le 21 septembre et réunissait également les députés Hervé Novelli, Éric Ciotti et Axel Poniatowski, l'ancien ministre Alain Carignon et le sénateur Roger Karoutchi.

    M. Courtial est maire d'Agnetz et était jusqu'à lors député de la 7e circonscription de l'Oise depuis 2002, ce qui faisait de lui le benjamin de l'Assemblée nationale. Son blog indique qu'il est marié et père de deux enfants.


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  • Communiqué du Parti Socialiste

    Secrétariat d'Etat aux Français de l'étranger : quand l’UMP se sert des moyens de l’Etat pour financer ses campagnes électorales.

    Moins de trois mois après avoir nommé David Douillet au poste sur mesure de secrétaire d'Etat aux Français de l'étranger, Nicolas Sarkozy vient de le muter au ministère des sports.

    Cette décision aurait pu signifier que soit mit un terme à l’anomalie d’un secrétariat d’Etat entièrement destiné à organiser, aux frais du contribuable, la campagne législative de l’UMP dans les onze circonscriptions nouvellement créées hors du territoire Français. Plusieurs reportages et témoignages ont en effet récemment illustré que les déplacements de ce secrétaire d’Etat ont rimé avec clientélisme et opacité.

    Pourtant, l’Elysée a fait savoir que ce poste aura un titulaire dans les prochains jours. L’utilisation de l’argent public pour financer la campagne de l’UMP pourrait donc se poursuivre. Monsieur Sarkozy entend donc continuer sans scrupule la manipulation de nos deux millions compatriotes résidant à l’étranger.

    Si cette anomalie se poursuivait nous demanderions l’intégration de tous les frais de déplacements de ce secrétaire d’Etat aux comptes de campagne des candidats UMP.

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    Retour sur les perles du gouvernement Sarkosy-Fillon

    09 mai 2011

    Sortie de wauquiez sur le RSA : les plus assistés ne sont pas ceux que l’on croit !

    Le ministre « auprès du ministre » des affaires étrangère Laurent wauquiez a proposé de plafonner les aides sociales aux plus démunis à 75% du smic et d’imposer  5 heures de travail hebdomadaire aux bénéficières du RSA. Outre le fait que cette mesure est totalement stigmatisante pour des personnes déjà en grande difficulté sociale, le ministre démontre par cette sortie une véritable méconnaissance de la réalité du fonctionnement des diapositifs sociaux dans notre pays.

    En effet, le ministre affirme « "aujourd'hui, un couple qui est au RSA, en cumulant les différents systèmes de minima sociaux, peut gagner plus qu'un couple dans lequel il y a une personne qui travaille au smic »

    Ceci est totalement faux. La réalité est qu’un couple sans enfants  qui est au RSA (socle) touche 700,49€ mensuels alors que le même couple avec une personne au smic touche 1070,75 pour la personne qui travail + éventuellement entre 350 et 460 euros de RSA pour la personne qui ne travaille pas ! Sans occulter le fait que le couple avec une personne au smic bénéficiera également de l’aide au logement si ses ressources ne dépassent pas un certain plafond. Evidement l’aide au logement ne sera pas la même pour le couple qui travaille que pour celui qui ne travail pas parce qu’ils n’ont pas le même niveau de revenus, mais au bout du compte le couple qui travaille touchera toujours plus que celui qui ne travaille pas. Le raisonnement de monsieur wauquiez est donc faux, ou du moins, sujet à caution, car les choses ne sont pas aussi catégoriques qu’il ne l’affirme.

    5 heures hebdomadaires non payées

    -Le ministre ajoute encore qu’il faudrait faire travailler les personnes bénéficiaires du RSA (5h hebdomadaires de services sociaux) en contrepartie de l’aide versée.

    Là encore pour quelqu’un qui a été ministre délégué à l’emploi monsieur Wauquiez semble mal connaitre son dossier. Précisément, le RSA n’est pas le RMI et sur le million de personnes bénéficiant de cette mesure en France 460000 ont un travail. La mesure est simplement destinée à s’assurer qu’une personne qui a un travail ne se retrouve en dessous du seuil de pauvreté.

    Pour ceux qui bénéficient du RSA socle (c’est à dire ceux qui ne travaillent pas), une obligation de parcours professionnel existe déjà. Il serait donc contreproductif de les obliger à prendre un travail pour lequel ils n’ont manifestement aucun intérêt alors qu’ils devraient consacrer ce temps à une recherche d’emploi effectif et durable. Il va sans dire que si on est informaticien de métier en recherche d’emploi ce n’est pas en passant 5heures par semaines à aider les gamins à traverser la rue qu’on arrivera à trouver un emploi de long terme. Les 5 heures passées à nettoyer les rues de paris seront autant d’heures perdues dans leurs recherches d’emploi. Sans compter le fait que cette politique est totalement infantilisante et humiliante pour des personnes qui sont déjà en grandes difficultés. Le problème avec la droite c’est qu’elle voit la lutte contre le chômage comme un placement, nous la voyons comme un accompagnement.

    Autre problème, les emplois qu’il propose pour les bénéficiaires du RSA sont déjà occupés par des jeunes en contrat aidés. Monsieur wauquiez propose donc de remplacer des employés salariés par des bénéficiaires du RSA bénévoles, aggravant ainsi la situation déjà catastrophique de l’emploi dans notre pays. En effet, les jeunes en contrats aidés qui se verraient prendre leur travail par des bénévoles au RSA risqueraient dans ces conditions de se retrouver également au RSA faute d’emploi.

    Enfin monsieur wauquiez qualifie ce qu’il appelle « l’assistanat » mais que j’appelle moi « la redistribution », de « cancer » de la société française. La réalité, c’est que le « cancer » c’est le chômage, et inverser ainsi les rôles est inacceptable. De surcroit, les plus assistés ne sont pas toujours ceux qu’on croit. Lorsqu’on découvre que Liliane Betancourt ne paie que 4% d’impôts en France alors qu’une famille de la classe moyenne ou de smicards en paie 2 voir 3 fois plus, on se dit que monsieur wauquiez a choisi de dénoncer les mauvaises personnes. Je ne parle même pas des entreprises qui bénéficient d’exonérations fiscales et qui délocalisent quand même.

    Will Mael NYAMAT, Londres


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  • Exit David Douillet, Secrétaire d’Etat aux Français de l’Etranger…

    par Pierre-Yves Le Borgn' , Premier secrétaire fédéral • 26 septembre 2011 • Actualités

     Il aura fallu une bonne dégelée pour la droite aux élections sénatoriales hier pour que certains masques prestement enfilés en juin tombent juste quelques mois plus tard : exit David Douillet, Secrétaire d’Etat aux Français de l’Etranger, bienvenue à David Douillet, Ministre des Sports ! Il n’y a guère d’adjectif plus juste que celui de lamentable pour qualifier cette opération cousue de fil blanc depuis le début.

    Quel est le bilan de l’action météorique de David Douillet dans son improbable Secrétariat d’Etat ? Rien. Copie blanche. Cette structure n’avait aucun sens et sa suppression ce lundi le prouve abondamment. Les Français à l’étranger comprendront qu’on les a pris pour des billes.

    Tout cela est si révoltant qu’il faudrait demander à l’UMP de rembourser à l’Etat les frais de déplacements de David Douillet à travers la planète pour inaugurer un gymnase ou quelques salles de classe avant de tenir des réunions militantes de l’UMP. Sans doute fallait-il sortir de l’ennui parlementaire le VRP de la droite, le temps que se libère le portefeuille de Chantal Jouanno. Laquelle est exfiltrée illico presto du gouvernement afin de glaner une voix dans la tentative désespérée de sauver le soldat Larcher pour la Présidence du Sénat samedi prochain malgré la victoire de la gauche hier. Ces tripatouillages immoraux sont à l’image de la débandade politique de l’UMP : une fin de règne étouffante, nauséabonde, glauque.

    Que reste-il de la morale publique et de l’intérêt général ? Il est grand temps de donner le coup de balai démocratique qui s’impose.

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    VICTOIRE DE LA GAUCHE AU SÉNAT

    communiqué de la présidente de la FNESR
    aux élus socialistes et républicains

     

    Cher-e collègue,

    D'abord, merci à nos candidats, qu’ils et elles soient devenus parlementaires ou pas aujourd’hui.
    Et surtout merci à vous, élus locaux socialistes et républicains.

    Notre victoire au Sénat est une victoire contre le choix libéral dangereux du gouvernement, qui s’est dévoilé avec toujours moins de décence dans nos territoires. Cette victoire, nous l’avons conquise malgré un mode de scrutin défavorable à la gauche, quoi qu’en dise maintenant l’UMP.

    Notre majorité n’est que de quelques sièges mais ce moment historique traduit l’exaspération profonde qu’éveillent la droite, son arrogance, ses atteintes à la dignité de la République, son abandon des territoires et des Français.
    Après les Régionales et les Cantonales, les élections sénatoriales sont un troisième succès électoral sans appel pour les élus socialistes et républicains.

    Je suis, comme vous, doublement heureuse ce soir. Notre engagement individuel et collectif, la force de l’unité de la gauche rassemblée autour du parti socialiste et notre crédibilité dans nos collectivités nous offrent aujourd’hui une belle victoire au Sénat. Mais la qualité de cette victoire est aussi une promesse pour l’an prochain.


    Promesse de victoire à la présidentielle et aux législatives. Promesse surtout de victoire dans le rythme et la qualité des réformes que nous pourrons enfin mener pour redresser la France, à commencer par l’Acte III de la décentralisation.

    La mobilisation continue !

     

    Amitiés socialistes et républicaines

     

    Marylise Lebranchu

     

     

     


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  •  Une victoire historique

     Ce dimanche 25 septembre 2012 restera dans l’histoire politique française comme un jour particulier, qui voit pour la première fois de la Vème République la gauche conquérir la majorité du Sénat. Le résultat de ce scrutin est une véritable déroute pour Nicolas Sarkozy et pour la droite, qui paient au prix fort la mise à sac du service public dans les territoires, les transferts de responsabilités sans ressources financières, le gel des dotations de l’Etat et la suppression de la taxe professionnelle. La gauche a gagné car elle a su se rassembler et convaincre les grands électeurs qu’elle offre pour l’avenir les garanties d’une puissance publique juste et solidaire.

    Ce jour est particulier aussi pour nous, socialistes français à l’étranger. Hélène Conway et Jean-Yves Leconte ont été brillamment élus et il n’aura manqué que 6 voix pour que Kalliopi Ango-Ela les accompagne au Sénat. En gagnant un siège de plus, nous avons contribué à cette alternance politique dans une assemblée que l’on croyait, il y a peu encore, ancrée à droite ad vitam eternam en raison d’un mode de scrutin inique et d’une carte électorale désuète.

    Ce soir, un élément fondateur de la victoire de 2012 a été posé. Nicolas Sarkozy ne pourra plus recourir à la loi organique pour déconstruire la décentralisation. Et le futur Président du Sénat nommera au Conseil Constitutionnel un membre ouvert, indépendant, non-inféodé à la droite et à la bande du Fouquet’s.

    Bravo à Hélène et Jean-Yves et merci aux grands électeurs du groupe Français du Monde-ADFE à l’Assemblée des Français de l’Etranger. Savourons ce moment. C’est à gauche que s’écrit l’avenir. 

    Pierre-Yves Leborgn’

    Premier Secrétaire de la Fédération socialiste des Français de l’Etranger

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     PROJET DE LOI-CADRE PORTANT ORGANISATION TERRITORIALE DE LA RÉPUBLIQUE FRANÇAISE – JUILLET 2012

     EXPOSÉ DES MOTIFS

     L’unité de la République renforcée par la reconnaissance de la diversité.

    Notre République, c’est une population, un territoire, des institutions.

    Notre République est une et indivisible, son organisation est décentralisée.

    L’exercice des prérogatives de puissance publique peut être partagé ou réparti entre plusieurs personnes publiques. L’action publique peut être exercée par plusieurs acteurs de la puissance publique. Comme le rappelle l’article L. 110 du Code de l’urbanisme, le territoire est le patrimoine

    commun de la nation. C’est le même territoire et ce sont les mêmes citoyens qui sont concernés par les choix politiques de toutes les collectivités publiques, de l’État à la commune.

    La diversité des situations ne doit pas être un obstacle à l’égalité de droit. Elle ne doit pas être un frein à l’efficacité publique, ni à la solidarité nationale. Le territoire ne peut pas être source d’une inégalité de plus entre les habitants.

    Les différentes « réformes » portant sur les collectivités territoriales et l’organisation de l’État dans les territoires, ont dessiné par accumulation une organisation territoriale de la République qui ne répond plus clairement à ces objectifs d’égalité, d’efficacité et de solidarité. La loi de décembre 2010 et la réforme de la fiscalité locale de 2010 constituent à cet égard une véritable régression par rapport à l’esprit et le souffle portés par « l’acte premier » de la décentralisation que

    furent la loi Deferre de mars 1982.

    Au regard des grandes mutations qui traversent notre société, notre économie, notre environnement, l’égalité des fins doit se conjuguer avec la diversité des moyens. Garantir l’égalité réelle de droit, de traitement, de l’implication démocratique, aux habitants de notre territoire, où qu’ils résident, réclame le réexamen de l’organisation territoriale des prérogatives publiques, un véritable « acte III » de la décentralisation.

    Cette ambition doit – plus que seulement prendre en compte – se fonder sur la diversité des territoires de notre pays.

     Les trois principes de l’organisation territoriale de la République

    Trois principes guident l’organisation territoriale de la République française.

     1. la justice sociale, notamment dans ses dimensions d’accès à l’emploi, d’accès au logement et d’égalité devant les services publics où que l’on habite sur le territoire national, que ces services publics soient de la responsabilité des collectivités territoriales ou de l’État. La réforme proposée conduit à reconnaître l’initiative locale pour lutter contre les inégalités sociales et territoriales, mais aussi pour le développement local. La justice sociale doit également guider la réforme de la fiscalité locale. En particulier, une péréquation nationale viendra réduire les écarts de ressources entre collectivités, dans la mesure où ils sont dus à un écart de richesse et de charges entre territoires. Cette péréquation pourra être verticale et horizontale.

     2. l’efficacité de l’action publique, qui repose sur la lisibilité de la répartition des compétences et sur l’adéquation des missions et des moyens des collectivités publiques. La loi précise les compétences que l’État assume exclusivement et celles qu’ils partage ou délègue, en partie ou totalement. Une « conférence régionale des compétences », rassemblant l’État et les collectivités territoriales, a pour mission de décrire, dans chaque région, la répartition des compétences publiques non exclusivement exercées par l’État. Cette répartition prendra la forme de transferts, de délégation, ou de partage entre les collectivités publiques, sur la base des compétences exercées avant la loi de décembre 2010. Dans le cas d’un partage, elle désignera une collectivité « chef de file », dont les responsabilités sont définies dans la loi-cadre. Cette répartition a valeur d’expérimentation sur une durée donnée. Une loi de validation interviendra à l’issue de la période. Cette méthode repose sur la clause de compétence générale des collectivités. D’autres expérimentations seront également lancées pour le transfert partiel d’un pouvoir réglementaire à certaines collectivités, dans des cadres spécifiques comme la gestion de l’eau, les transports, ou tout autre domaine où l’efficacité de l’action publique s’en trouverait renforcée.

     3. la haute qualité démocratique, qui exige de lever plusieurs obstacles à une plus juste représentation de la population résidant sur le territoire national. Suite à l’abrogation du conseiller territorial, de nouveaux modes de scrutin sont mis en place pour les Départements et les Régions. En ce qui concerne la clarté des choix politiques des projets des EPCI, des innovations sont aussi proposées pour permettre aux EPCI d’assumer leurs choix politiques devant leurs électeurs. [Le droit de vote des étrangers non communautaires aux élections locales et la gestion des instruments de la démocratie participative sont d’ores et déjà actés par le parti socialiste]. Pour faciliter l’accès de tous à la fonction élective, la loi-cadre modifie également le statut des élus.


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