• Campagne Législatives 10ème circonscription


    Compte-rendu de la mission que j’ai effectuée en Afrique de l’Ouest en compagnie de Richard Yung, sénateur de Français de l’étranger


    Visite à Cotonou, du 12 au 14 février 2012
           
    Écrit par Richard Yung   
    Jeudi, 16 Février 2012
    Arrivé le 12 février, je suis accueilli par notre ambassadeur M. Jean Paul Monchau, et notre consul M. Yann Deret.
    Je retrouve notre amie Anne Brunet-Apithy, notre conseillère AFE, Françoise Varrin, vice-présidente de Français du Monde-ADFE et par Jean Daniel Chaoui avec lesquels je ferai l’essentiel des visites. Une réunion amicale avec le bureau de Français du Monde du Bénin nous permet de faire connaissance et de parler des principales difficultés de la communauté française.
    Je rappelle que le Bénin (ex Dahomey) a une longue tradition historique (le roi Béhanzin) et des liens anciens avec la France. Indépendant depuis 1960 (premier président Hubert Maga puis pendant 37 ans Mathieu Kérékou). Le président actuel est Boni Yayi élu en 2006 puis réélu en 2011, actuellement président de l’Union africaine.
    Lundi 13 février
    Petit déjeuner avec le bureau de Français du Monde-ADFE pour mettre au point le programme.
    Nous visitons ensuite la mission économique avec Mme Isabelle Edet, premier conseiller et M. Jean-Yves Paré, chef du service économique.
    Le PNB est de 2000 milliards FCFA (30 milliards d’euros, 40% agricole et 12% secondaire) pour un budget de 1 milliard d’euros. L’essentiel des ressources provient des douanes, le taux de fiscalisation étant bas.
    Le port de Cotonou est une ressource essentielle pour le pays et bénéficie de l’engorgement de celui de Lagos. Une autre activité très importante quoiqu’illégale est la contrebande d’essence en provenance du Nigeria. Le Bénin appartient à deux unions régionales, l’UMOA et la CDEAO qui permettent un institut d’émission commun (le FCFA) et un tarif extérieur commun.
    Les grandes entreprises françaises son très présentes dans les activités portuaires, le transport, le BTP, la brasserie et le secteur bancaire.
    Il existe une convention fiscale entre le Benin et la France, mais ancienne.
    Puis visite à l’AFD (Mme Anne-Marie Cabrit, directrice et ses collaboratrices). Elles nous présentent les différents secteurs d’activité de l’AFD et leurs encours en prêts : éducation (25 millions d’euros), santé (22 millions d’euros), agriculture (15 millions d’euros) développement urbain (18 millions d’euros), énergie (22 millions d’euros), secteur privé (30 millions d’euros). La concurrence est rude avec de nombreuses autres institutions d’aide (FED, GIZ, USAID, …) et la capacité pour les autorités béninoises de suivre les projets limite les possibilités.
    Un déjeuner à l’ambassade me permet de rencontrer, autour de l’ambassadeur, les principaux chefs de service.
    Avec M. l’ambassadeur et Mme Julie Benmakhlouf, chargée du dossier à l’ambassade, nous visitons la prison civile de Cotonou (2400 détenus pour 400 places) et les trois Français qui y sont. L’ambassade va relancer leurs dossiers.
    L’après midi nous visitons l’établissement français d’enseignement Montaigne avec M. Pascal Gehant, proviseur et Mme Sandra Osseni, présidente de l’APE. C’est un établissement conventionné qui compte 950 élèves (450 au primaire, 300 au collège et 200 au lycée). Il emploie 20 instituteurs et 64 professeurs (31 résidents). Les écolages ont beaucoup augmenté ces deux dernières années (45%) à la suite d’une mauvaise gestion. La situation est désormais normalisée et un projet immobilier (1500 m²) est prévu.
    Le soir, dîner républicain à l’invitation Français du Monde avec une trentaine de personnes. Nous y parlons, un peu, des thèmes de campagne et beaucoup du fonctionnement du consulat, du manque d’aide aux jeunes entrepreneurs français, …
    Le mardi 14 février
    Nous commençons par la visite du consulat (M. Yann Deret). Avec 5 agents titulaires et 10 contractuels, le consulat doit gérer une communauté de 3000 personnes et instruite 10000 demandes de visas par an (le nombre a été multiplié par 2 en quelques années). Malheureusement les visas à entrée multiple sont limités à un an du fait d’une exigence réciproque de la partie béninoise. La CCPAS accorde 15 allocations de solidarité.
    Un système de prise de rendez vous par téléphone va être mis en place pour réduire le temps d’attente.
    Puis visite du centre médicosocial (Docteur Christophe Assié) ouvert à tous les ressortissants français et de l’Union européenne qui acquittent une cotisation de 15000 FCFA. Il est géré par l’association médicosociale française du Bénin dont malheureusement nous ne rencontrerons aucun responsable. Il dispose d’un médecin à temps plein, un à temps partiel de deux infirmières et d’un laboratoire. Son budget est de 120000 € dont 21000 € du MAE (en sus du médecin temps plein).
    L’Institut français dirigé par M. Rémi Secret est un beau bâtiment qui doit sa façade à l’architecte Jean Prouvé. Il compte 3200 adhérents et offre toute la gamme des services et prestations habituelles. Il s’autofinance à 36% mais le développement des cours de français devrait permettre d’améliorer ce taux.
    L’après midi : visite de l’Institut de Recherche et du Développement (IRD) (M. Bruno Bordage, directeur, Mme Nadine Fievet, maître de recherche) qui est associé à l’équipe du professeur Achille Massougbodji de la Faculté des sciences de la santé. Un projet spécifique concerne le paludisme chez la femme enceinte, en particulier la lise au point d’un vaccin qui prendrait le relais des thérapies existantes. Nous visitons les deux laboratoires qui traitent les milliers de prélèvements de sang faits chaque mois sur le terrain.
    Enfin la fondation Zinsou, fondation béninoise à vocation artistique, sponsorisée par la famille du même nom et qui organise des expositions (en ce moment une magnifique exposition de photos de chasseurs Nago, Yoruba sur la frontière nigériane). Elle anime aussi un atelier d’art pour les petits et des bibliothèques de quartier.
    A côté de la fondation existe la Compagnie des services aux entreprises béninoises qui offre des emplois solidaires (protection sociale et aide à l’éducation) à ses employés dans une entreprise de nettoyage industriel et dans une agence de communication.

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    Visite à Lomé, du 15 au 17 février 2012
           
    Écrit par Richard Yung   
    Vendredi, 17 Février 2012
    Nous arrivons le 15 février par la route côtière. Françoise Mensah, la conseillère AFE Français du Monde et Michèle Zwang-Graillot, présidente de Français du Monde nous accueillent à l’hôtel puis nous déjeunons avec Roland Bréjon, le premier conseiller de l’ambassade que j’ai connu à l’AFE puis à Madagascar.
    Première visite au lycée français de Lomé (LFL), établissement conventionné de 880 élèves où nous sommes accueillis par le proviseur M. Patrick Noel et son équipe de direction. M. Éric Fouchard président du comité parental de gestion se joint également à nous. Les enfants français représentent 53% des effectifs et il ya 39% de boursiers. Il y a 37 enseignants de l’AEFE et 23 contrats locaux. Globalement l’AEFE couvre 56% des dépenses et les écolages 44%.
    La prochaine étape importante est un projet immobilier permettant de déconcentrer le primaire (18 classes) sur l’ancien site de l’IRD (aujourd’hui partiellement à l’abandon). La programmation et le financement restent à monter.
    Nous rencontrons ensuite Mme Marie Odile Imbert, nouvelle responsable du consulat. Elle doit faire face à une situation difficile avec la perte d’un poste, du personnel en congé maladie et une charge de travail croissante (nombreuses vérifications administratives).Le consulat traite 8000 demandes de visa (15% de rejet) et un stock de 250 regroupements familiaux qui nécessitent des levées d’acte, des demandes de documents , … Un nouveau poste ainsi qu’une mission de renfort ont été demandés.
    Il y a également un dossier qui agite beaucoup la communauté franco-togolaise qui depuis quelques mois doit, pour obtenir un visa Schengen de un an, acquitter la taxe de 60€, fournir différents documents. Il semblerait que suite à des interventions auprès du MAE, le bon sens reprenne le dessus et qu’il soit délivrer des visas de 3 ans avec un minimum de documents à fournir. A suivre…
    Le soir nous faisons une réunion publique à l’hôtel St Thomas sous la présidence de Françoise Mensah et Michèle Zwang-Graillot. Une cinquantaine de personnes y participent et nous pouvons présenter les grandes orientations de la campagne de François Hollande ainsi que de celle de Jean Daniel Chaoui pour la 10ème circonscription.
    Le jeudi 16 février
    La matinée est consacrée aux entreprises :
    •    L’AGET (association des grandes entreprises togolaises – M. Seymounh, président), regroupe précisément celles-ci. Elle a élaboré un livre blanc sur les entreprises qui a été remis aux autorités.
    •    Les Conseils de commerce extérieur (CCE) français (MM. Lascaud, Boisgarnier, Daou, Lacatastaigneratte, Chamboncel) nous permettent de faire un tour des activités économiques : assurances, finances, activités portuaires, importations d’automobiles, hôtellerie, … Le climat semble plus favorable que dans d’autres pays de la sous région même si des problèmes d’impayés du gouvernement togolais sont préoccupants.
    Nous faisons une visite rapide au CMS qui est géré par une association indépendante du consulat. Elle doit équilibrer ses comptes ; le médecin étant pris en charge sur un contrat local. Il est ouvert à tout public moyennant 3000, 5000 ou 13000FCA, selon que l’on soit assuré ou pas. Pas d’infirmière. De manière peu sociale, la gratuité des médicaments pour les allocataires de solidarité (220€ mois) a été supprimé (il s’agissait d’un compte dans une pharmacie). Même si cela ne fait pas partie des obligations du consulat, il y a là un de ces paradoxes dont le MAE a le secret. Je suggère la création d’une société d’entraide qui permettrait de compenser ces arrêts et de fournir une certaine assistance aux plus démunis.
    Très belle visite du port avec M. Jean-Philippe Bernier, directeur de la GETMA et de Manuport qui charge er décharge les navires. Son groupe (Necotrans) fait un milliard d’euros de chiffre d’affaires et couvre les pays de l’ex AOF plus quelques pays anglophones.
    Dernière visite de la journée, l’Institut français qui doit quitter ses lieux en juin et comme le nouveau bâtiment n’est pas commencé, disparaitra de la scène pour une durée de plusieurs mois, dont on espère qu’elle ne soit pas indéterminée. La programmation ne prévoit ni salle de réunion ni auditorium ou salle de spectacle, ce qui en fera une simple médiathèque mais ne permettra aucune action culturelle français. L’ensemble de ce projet parait difficile à comprendre.
    Diner amical avec les copains de Français du Monde au restaurant « le poisson rouge ».
    Vendredi 17 février
    M. Nicolas Warnery notre ambassadeur invite à un petit déjeuner la conseillère AFE, les représentants de Français du Monde, de l’UFE, le premier conseiller et la chef de chancellerie consulaire. Nous évoquons la question du nouvel Institut français que je vais soulever à Paris et celle des visas.
    Visite ensuite de l’AFD (directeur : M. Philippe Collignon) qui nous présente les principales activités de son Agence (pour un montant de 6 à 10 millions d’euros par an) : éducation et santé ; infrastructures urbaine, eau, assainissement ; soutien à la microfinance.
    Ce dernier point me parait intéressant par les possibilités qu’il offre au développement de nouvelles activités.
    Proparco s’est bien développée dans différents domaines et cofinance la darse du port pour 40 millions d’euros.
    Il y a différents projets : relance de la filière coton (sinistrée mais renait qui grâce aux prix mondiaux élevés). À noter enfin une bonne coopération avec l’Union européenne (projet FED de contrôle des eaux de pluie pour 41 millions d’euros).
    En fin de matinée, départ par la route pour le Ghana.

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    Visite à Accra les 17 et 18 février 2012
           
    Écrit par Richard Yung   
    Mardi, 21 Février 2012
    Arrivés de Lomé en voiture, le soir du 17 février, nous dînons à l’invitation de M. Frédéric Clavier, notre ambassadeur au Ghana, avec Mme Françoise Mensah, conseillère AFE Français du Monde, les représentants de Français du Monde et l’UFE, ainsi que les chefs de service de l’ambassade : M. Bernard Botte, premier conseiller, M. Arnaud Dornon, conseiller de coopération et d’action culturelle, M. Richard Kwiatek, chef du service économique, M. Bruno Leclerc, directeur de l’AFD, M. Jean-Luc Larcher, proviseur du lycée français Jacques Prévert, M. Gonzague Caudard, consul adjoint.
    L’ambassadeur souligne que la récente décision de confier au consulat des Pays-Bas la délivrance des visas Schengen de courte durée a une conséquence négative qui de couper le lien entre l’ambassade et les responsables politiques et économiques ghanéens. Je comprends la difficulté, mais étant un avocat de la création de bureaux communs Schengen, je souhaite au contraire aller à l’intégration complète.
    La communauté française au Ghana (1000 personnes) est bien intégrée, essentiellement dans les affaires. C’est une communauté d’expatriés qui se renouvelle tous les 4/5 ans.
    18 février
    M. Bruno Leclerc, directeur de l’AFD, nous rejoint au petit déjeuner. Il nous présente l’action de la France au Ghana :
    •    Décentralisation et développement urbain
    •    Énergie (barrage, réseaux)
    •    Agriculture (relance de la filière riz, cacao, hévéa)
    La filiale Proparco a 90 millions d’euros d’engagement auprès de trois banques de la place soit en direct soit sur une ligne de risque collective. Le microfinancement est également en développement rapide.
    Nous visions ensuite le lycée français d’Accra Jacques Prévert avec le proviseur M. Jean-Luc Larcher. C’est une école homologuée qui compte 500 élèves en 13 classes (4 maternelles et 9 primaire). Le collège couvre l’ensemble du cycle jusqu’au bac. Elle a développé une section bilingue.
    Le taux de couverture des dépenses est de 24% par l’AEFE et 76% par les parents (écolages 3500 à 7000€).
    Dans l’après-midi, nous rencontrons 4 conseillers du commerce extérieur : MM. Emmanuel Ducluzeau (Surf), Stéphane Solé (Technip), Dominique Paravicini (Enjoy) et Thomas Pelletier (CFAO) avec M. Richard Kwiatek, chef du service économique.
    Ils nous présentent la situation économique au Ghana : 31 milliards d’euros de PNB, 24 millions d’habitants. Le taux de croissance ces dix dernières années est de 5% en moyenne.
    L’implantation d’une PME reste difficile. Il n’ya pas de chambre de commerce française (mais peut-être n’est ce pas nécessaire). Ubifrance n’est pas implanté (représentation à Abidjan).
    Pour finir, en fin d’après-midi, réunion publique


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  • Education Nationale


    "Après deux ans auprès du président Sarkozy, pourquoi je voterai Hollande"


    Point de vue |  | 20.02.12 | 13h55   •  Mis à jour le 20.02.12 | 15h20


    J'ai travaillé deux ans dans l'équipe de Nicolas Sarkozy à l'Elysée. C'était un honneur. Ce furent deux années d'espérances déçues. "20 % de nos jeunes quittent l'école sans qualification, je ne peux m'y résoudre", avait écrit le candidat en 2007. Le technicien que j'étais faisait confiance à l'énergie de cet homme politique hors norme, à son discours républicain, à sa volonté de rupture. "Que tous les enfants sortent de l'école avec le bagage nécessaire pour réussir leur vie d'adulte", disait encore le programme.
    Dans le domaine éducatif, que retiendra-t-on de ce quinquennat ? 80 000 suppressions d'emplois, la fin de l'année initiale de formation des maîtres, la semaine de quatre jours à l'école primaire. Même si l'on place, dans l'autre plateau, les évaluations généralisées des compétences des élèves, le bilan est maigre.
    Je m'en suis longtemps voulu de n'avoir pas su me faire entendre du président. Avec le recul, je pense que c'était mission impossible.
    Car dans le premier cercle des conseillers présidentiels - dont je n'étais pas -, la mêlée des conservateurs, des libéraux et des budgétaires formait un rideau infranchissable. Les conservateurs manifestaient une haute ambition : ils voulaient rétablir l'autorité des savoirs et des professeurs. Prisonniers d'une imagerie surannée et d'une obsession mémorielle, ils se référaient malheureusement à une éducation nationale de cocagne où les maîtres se seraient réjouis de recevoir une lettre de leur président, ou bien de lire à leurs élèves, à la demande du président, la lettre d'un jeune résistant, ou encore de jumeler chaque enfant des écoles avec le fantôme d'un enfant juif gazé dans les camps.
    Les libéraux, en quête d'efficience managériale, voulaient appliquer la logique du marché en offrant aux parents le libre choix de leur établissement. Enfin les budgétaires, pour complaire à la finance internationale, voulaient soutirer des dizaines de milliers d'emplois à un ministère jugé par principe dispendieux.
    La vérité est que tous méconnaissaient la réalité concrète du métier de professeur, les conditions d'exercice dans les quartiers sensibles, les impasses de l'orientation pour les élèves peu doués ou défavorisés socialement. Au fond, ils idéalisaient l'éducation nationale mais ne l'aimaient pas, car elle votait mal et leur faisait peur. Et ils convenaient, à la suite du chef de l'Etat lui-même, que les priorités étaient ailleurs, dans l'économique et le social, dans l'international, la défense, la sécurité intérieure.
    Immobilisme contraint
    En 2007, le candidat Sarkozy affirmait dans son programme : "Il est possible de changer l'école." Mais à la première vaguelette, il a demandé à Xavier Darcos de remballer sa réforme du lycée et a inventé la médiation de Richard Descoings pour gagner du temps. Du temps que Luc Chatel doit trouver long, tant il peine, malgré son dévouement à la cause de l'école et son talent de communicant, à chanter l'immobilisme auquel il est contraint.
    Alors, quand Nicolas Sarkozy dit à Laurence Ferrari que, s'il est réélu, il faudra "changer l'éducation nationale", on ne le croit plus. Et l'on prête attention à l'équipe d'en face. En face, c'est François Hollande, et sa préoccupation constante de l'avenir de la jeunesse. Un candidat qui rappelle régulièrement que, dans notre pays, l'histoire de la République se confond avec l'histoire de l'école.
    Il a auprès de lui Vincent Peillon, qui connaît bien l'éducation nationale et pas seulement les lycées de centre-ville et les classes préparatoires. Il a compris l'inanité des réformes imposées du haut de la rue de Grenelle. Son axe est pédagogique : pour lui, c'est dans la classe, dans la relation maître-élève, que se joue l'amélioration de l'école. Il fonde tout son projet sur la recherche-action, la diffusion des bonnes pratiques, la formation des maîtres. Et il en tire les conséquences sur les réformes à mener.
    Je connais les principaux experts qui, autour de Vincent Peillon, forment l'équipe "éducation" du candidat socialiste. Ce sont les mieux informés, les plus intelligents, les plus clairvoyants du moment. C'est à eux qu'il faut faire confiance si l'on veut que l'école progresse.
    Je ne sais pas si mon ancien professeur d'économie à Sciences Po, François Hollande, parviendra à créer 60 000 emplois en cinq ans au bénéfice de l'éducation nationale. Je le souhaite, parce que j'ai la conviction que ces moyens seraient utiles à l'école et qu'ils ne seraient pas gaspillés. En annoncer le principe montre en tout cas que l'éducation sera bien, si François Hollande est élu, une priorité nationale.
    ________________________________________
    En 2002, Dominique Antoine avait été nommé directeur de cabinet de Xavier Darcos, ministre délégué à l'enseignement scolaire, et directeur adjoint de celui de Luc Ferry, ministre de l'éducation nationale.


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    En renonçant aux humanités classiques, la France renonce à son influence


    Point de vue |  | 08.02.12 | 13h37   •  Mis à jour le 08.02.12 | 13h37
    par Romain Brethes, Barbara Cassin, Charles Dantzig, Régis Debray, etc...
     
    Est-ce que la France serait devenue suicidaire ? En quelques mois, plusieurs sentences sans appel sont tombées, sans qu'on sache vraiment qui est à la manoeuvre : suppression de la culture générale à l'entrée de Sciences Po ; invention, digne des Monty Python, d'un concours de recrutement de professeurs de lettres classiques sans latin ni grec ; disparition de l'enseignement de l'histoire-géographie pour les terminales scientifiques...
    Autant de tirs violents, sans semonce, contre la culture et contre la place qu'elle doit occuper dans les cerveaux de nos enfants et des adultes qu'ils seront un jour. Une place qu'on lui conteste aujourd'hui au nom du pragmatisme qu'impose la mondialisation. Mais quel pragmatisme, au moment où, partout dans le monde, de la Chine aux Etats-Unis, l'accent est mis sur la culture et la diversité de l'éducation, le fameux soft power ? En bannissant des écoles, petites ou grandes, les noms mêmes de Voltaire et de Stendhal, d'Aristote et de Cicéron, en cessant de transmettre le souvenir de civilisations qui ont inventé les mots "politique", "économie", mais aussi cette magnifique idée qu'est la citoyenneté, bref, en coupant nos enfants des meilleures sources du passé, ces "visionnaires" ne seraient-ils pas en train de compromettre notre avenir ?
    Le 31 janvier s'est tenu à Paris, sous l'égide du ministère de l'éducation nationale, un colloque intriguant : "Langues anciennes, mondes modernes. Refonder l'enseignement du latin et du grec". C'est que l'engouement pour le latin et le grec est, malgré les apparences, toujours vivace, avec près de 500 000 élèves pratiquant une langue ancienne au collège ou au lycée. Le ministère de l'éducation nationale a d'ailleurs annoncé à cette occasion la création d'un prix Jacqueline de Romilly, récompensant un enseignant particulièrement novateur et méritant dans la transmission de la culture antique. Quelle intention louable !
    Mais quel paradoxe sur pattes, quand on considère l'entreprise de destruction systématique mise en oeuvre depuis plusieurs années par une classe politique à courte vue, de droite comme de gauche, contre des enseignements sacrifiés sur l'autel d'une modernité mal comprise. Le bûcher fume déjà. Les arguments sont connus. L'offensive contre les langues anciennes est symptomatique, et cette agressivité d'Etat rejoint les attaques de plus en plus fréquentes contre la culture dans son ensemble, considérée désormais comme trop discriminante par des bureaucrates virtuoses dans l'art de la démagogie et maquillés en partisans de l'égalité, alors qu'ils en sont les fossoyeurs.
    Grâce à cette culture qu'on appelait "humanités", la France a fourni au monde certaines des plus brillantes têtes pensantes du XXe siècle. Jacqueline de Romilly, Jean-Pierre Vernant, Pierre Vidal-Naquet, Lucien Jerphagnon, Paul Veyne sont pratiqués, cités, enseignés dans toutes les universités du globe.
    A l'heure du classement de Shanghaï et dans sa tentative appréciable de donner à la France une place de choix dans la compétition planétaire du savoir et de la recherche, la classe politique semble aveuglée par le primat accordé à des disciplines aux retombées économiques plus ou moins aléatoires.
    Le président de la République, pour qui les universités américaines constituent un modèle avoué, devrait méditer cette réalité implacable, visible pour qui fréquente les colloques internationaux ou séjourne durablement aux Etats-Unis. Que ce soient les prestigieuses universités de l'Ivy League (Harvard, Yale, Princeton...) ou celles plus modestes ou méconnues d'Iowa ou du Kansas, toutes possèdent leur département de langues anciennes.
    Comment l'expliquer ? Par cette simple raison qu'une nation puissante et ambitieuse ne s'interdit rien et surtout ne fait aucune discrimination entre les disciplines, qu'elles soient littéraires ou scientifiques. Ce fameux soft power, ou "puissance douce", consiste à user d'une influence parfois invisible, mais très efficace, sur l'idéologie, les modes de pensée et la politique culturelle internationale. Les Etats-Unis, en perte de vitesse sur le plan économique, en ont fait une arme redoutable, exploitant au mieux l'abandon par l'Europe de cet attachement à la culture.
    Pour Cicéron, "si tu ne sais pas d'où tu viens, tu seras toujours un enfant". C'est-à-dire un être sans pouvoir, sans discernement, sans capacité à agir dans le monde ou à comprendre son fonctionnement.
    Voilà la pleine utilité des humanités, de l'histoire, de la littérature, de la culture générale, utilité à laquelle nous sommes attachés et que nous défendons, en femmes et hommes véritablement pragmatiques, soucieux du partage démocratique d'un savoir commun.
    ________________________________________
    Romain Brethes, Barbara Cassin, Charles Dantzig, Régis Debray, Florence Dupont, Adrien Goetz, Marc Fumaroli, Michel Onfray, Christophe Ono-dit-Biot, Jean d'Ormesson, Erik Orsenna, Daniel Rondeau, Jean-Marie Rouart, Philippe Sollers et Emmanuel Todd sont écrivains et philosophes


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  • Campagne présidentielle

    "M'sieur, il me traite"

    Présidentielle 2012

    Politiques Samedi dernier à 16h39 (Mis à jour aujourd'hui à 10h36)


    Guaino: «Si je vous traite de sale con, ça va vous plaire ?»


    Henri Guaino, conseiller spécial du président Nicolas Sarkozy, s'est emporté en direct samedi lors d'un débat télévisé avec un élu socialiste, tapant sur la table et lui lançant : "taisez-vous, c'est insupportable à la fin !". Sur France 3 Ile-de-France, M. Guaino, connu pour avoir la tête près du bonnet, était confronté à Jérôme Guedj, président PS du Conseil général de l'Essonne, lors de l'émission "La voix est libre".
    Les deux hommes avaient été conviés parce qu'ils avaient été tous deux membres du conseil d'administration de la Fondation Marc Bloch, centre de réflexion sur les valeurs républicaines, et l'animateur Jean-Jacques Cros avait espéré un dialogue entre "républicains des deux rives". On en a été loin.
    Dans la première moitié de l'émission, M. Guaino a pris la mouche quand son contradicteur a parlé de "débat délétère", "indigne" sur l'identité nationale. "Si vous répétez indigne, on va arrêter là", a tranché le conseiller élyséen. "Je ne viens pas sur des plateaux pour me faire insulter". "Si je vous traite de sale con, ça va vous plaire ?", a-t-il demandé, alors que la conversation virait au brouhaha.
    Jean-Jacques Cros a tenter de réclamer "un tout petit peu de sérénité". L'édition du journal à la mi-journée a refroidi la température. Mais à la reprise du débat, M. Guaino a à nouveau élevé la voix.
    "Mais c'est insupportable à la fin, je peux parler oui ?" a-t-il crié, tapant sur la table. "Taisez-vous, vous avez assez parlé !".
    "Il faut prendre quelques jours de repos, on va vous mettre en vacances dans quelques mois", a glissé l'élu socialiste.
    "Soit il me laisse parler, soit je m'en vais", a poursuivi le conseiller élyséen, exaspéré.
    "Faut rester zen, M. Guaino", a poursuivi le socialiste. "Je ne suis pas zen avec quelqu'un avec qui on ne peut pas discuter", a répondu M. Guaino.
    A un moment, l'élu de l'Essonne a regretté que le conseiller de Nicolas Sarkozy n'ait pas montré la même agressivité vis-à-vis de Marine Le Pen à laquelle il avait été opposé jeudi soir. M. Guedj a eu alors "l'impression d'assister à un entretien d'embauche".
    (AFP

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    Présidentielle 2012


    Politiques Hier à 21h01 (Mis à jour aujourd'hui à 10h22)


    Jean-Marie Le Pen traite Mélenchon de «voyou»


    Le président d'honneur du Front national, Jean-Marie Le Pen, a traité dimanche Jean-Luc Mélenchon de «voyou» pour avoir pris «à partie une femme», Marine Le Pen, jeudi sur France 2, et proposé un débat au candidat du Front de gauche à la présidentielle.
    «Je trouve scandaleux qu'un voyou comme M. Mélenchon se croie autorisé à prendre à partie une femme», a déclaré M. Le Pen, commentant dans l'émission Radio France Politique le face-à-face télévisé entre sa fille et le dirigeant du Front de gauche, jeudi dernier. «Parce que ce sont des méthodes de voyou», a-t-il insisté.
    Le dirigeant du FN a dit, semblant le regretter, que Marine Le Pen «n'a pas voulu, pour des raisons que je respecte, discuter avec Mélenchon». «Moi, j'offre un débat à M. Mélenchon, et je vais lui retirer son caleçon, et je vais montrer ce qu'il est : le candidat des communistes, qui ont du sang sur les mains jusqu'aux coudes.»
    «J'attends M. Mélenchon dans un débat quand il veut, où il veut», a-t-il repris.
    Brasillach, «un journaliste comme vous»
    D'autre part, Jean-Marie Le Pen a justifié la lecture qu'il avait faite, le week-end dernier à Lille, d'un poème de Robert Brasillach, fusillé à la Libération pour collaboration avec l'occupant nazi, récitant à nouveau ce poème à la radio.
    Robert Brasillach, «c'était un journaliste, comme vous», a-t-il dit, tout en déclarant qu'il ne se croyait «pas obligé d'avoir les mêmes opinions» que Je suis partout, un organe de presse antisémite où écrivait Robert Brasillach.
    Au passage, le fondateur du FN s'en est pris à «la dictature de la pensée unique résistancialiste» et à «la mémoire obligatoire (qui) nous rappelle tous les deux jours la Shoah» entre autres événements.
    Interrogé sur ce que pourrait être au premier tour de la présidentielle le résultat de Marine Le Pen, créditée le plus souvent de 15 à 17% des intentions de vote, Jean-Marie Le Pen a dit ne se faire «pas beaucoup de souci, d'autant qu'on sait que le score du Front national est toujours minoré [dans les sondages, ndlr]». «C'est même la surprise du chef», a-t-il raillé.
    Selon lui, contrairement à d'autres candidats, Marine Le Pen «a des boosters, des éléments qu'on allume pour l'accélération finale».
    A cet égard, a-t-il précisé, il y a «deux sujets sur lesquels le Front national est imbattable : l'immigration et l'insécurité». Selon lui, «quand on va comparer (les propositions de Mme Le Pen sur ces points) avec le bilan [...] du président sortant, ça va faire des dégâts collatéraux».
    «Crédibilité de la République»
    A propos des parrainages, le dirigeant du FN a affirmé que, si sa fille ne les avait pas en nombre suffisant pour se présenter, «ce serait terrible pour tout le monde, y compris pour l'image de la France dans le monde, la stabilité de la République, la crédibilité de la République».
    Enfin, Jean-Marie Le Pen s'est refusé à condamner la répression opérée en Syrie par le régime du président Al-Assad qui, a-t-il dit, «est aux prises avec une guerre civile». Et en Libye, «je regrette la paix qui régnait» avant la chute du colonel Kadhafi, a-t-il aussi déclaré.
    (AFP)


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  • Communiqué de Presse

    Alain Marsaud toujours acoquiné dans  les petits arrangements entre amis

    Alain Marsaud, candidat UMP pour la 10ème circonscription, poursuit sa campagne en bénéficiant de la « complicité active» de ses amis du gouvernement-UMP. Après s’être fait nommer « Chargé de mission » par le Ministre des transports pour venir à Madagascar en tant que candidat aux législatives, il se fait inviter à l’ambassade de France à Libreville par Monsieur Edouard Courtial, Secrétaire d’Etat pour les Français de l’Etranger. Au même moment, drapé dans leur dignité de grands serviteurs de l’Etat, les ambassadeurs de France à Cotonou (Bénin), à Lomé (Togo) et à Accra (Ghana) refusaient de me recevoir dans la délégation du Sénateur Richard Yung dans les diners officiels arguant de la neutralité de l’Etat. De qui se moque-t-on ? Combien de temps va durer cette mascarade où un candidat est manifestement favorisé par la Représentation Française ?

    Il est important que nos compatriotes à l’étranger soient informés des ces pratiques très peu démocratiques que l’on a l’habitude de condamner chez les autres mais visiblement de tolérer à sa porte ! Vraiment, le changement, c’est de plus en plus urgent ! 

    Jean-Daniel Chaoui
    Candidat du Parti Socialiste
    10ème Circonscription des Français de l’Etranger

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    Campagne présidentielle


    La controverse Renault s'invite dans la campagne


    le 12 février 2012 à 16h46 , mis à jour le 13 février 2012 à 11h19
    L'ouverture d'une usine Renault géante au Maroc illustre le gouffre qui existe entre les paroles et les actes du gouvernement français qui, en tant qu'actionnaire, aurait pu l'empêcher, a déclaré dimanche François Hollande. Eric Besson dénonce un "mauvais procès".
    Renault a inauguré jeudi au Maroc son usine géante de Tanger, nouvelle base "low cost" aux portes de l'Europe et tête de pont vers l'Afrique, qui ravive en France une polémique sur les délocalisations attisée par l'approche de l'élection présidentielle. D'où la flèche lancée dimanche au gouvernement par François Hollande, invité sur le plateau de Canal+. Le candidat socialiste à l'élection présidentielle a condamné le fait que les autorités françaises aient tout simplement "laissé faire". Et de fulminer : "Quand on est au capital, on pèse. Vous vous rendez compte, l'écart entre les paroles et les actes ? Au moment où se prononcent des phrases définitives sur le 'produire français', et bien voilà, un acte fait en toute impunité", a-t-il ajouté en précisant que, s'il était élu, il poserait des "règles" et exigerait "une stratégie". Le secrétaire général de la CGT, Bernard Thibault, a fustigé lui la "logique de dumping social" des grands groupes industriels. Le Parti socialiste, une partie de la majorité et l'extrême droite ont déjà fustigé l'initiative du constructeur automobile, dont l'Etat français est - à égalité avec Nissan - le premier actionnaire, avec 15% du capital. Cette inauguration est survenue alors que la défense de l'emploi industriel national est au centre de la campagne, le centriste François Bayrou parlant de défendre le "made in France", François Hollande évoquant le "patriotisme industriel" et Nicolas Sarkozy multipliant les tentatives de sauvetage de sites menacés. Le tout sur fond d'hémorragie avérée d'emplois industriels : selon une étude de la société Trendeo, 880 sites industriels ont été fermés en France depuis 2009 et environ 100.000 emplois industriels ont été perdus durant la même période. Parallèlement, 494 nouveaux sites ont été créés, ce qui laisse donc un solde négatif de 385 usines en moins.
    Besson à la contre-attaque
    Le sujet apparaît donc suffisamment sensible pour que tous les candidats à la présidentielle, peu ou prou, s'y intéressent. Et l'exemple de Renault a encore inspiré dimanche des commentaires désabusés à un autre représentant de la gauche : Jean-Luc Mélenchon. Le candidat du Front de Gauche à la présidentielle a qualifié sur France 3 "d'aberrante" l'inauguration cette semaine d'une usine Renault au Maroc. "Qu'il y ait une usine à Tanger tant mieux, c'est ma ville natale, et je suis heureux que les Marocains puissent vivre dignement de leur travail sur place", a-t-il jugé, ajoutant, "que l'on fabrique des voitures à Tanger pour l'Afrique et le Maghreb voilà une très bonne chose". Tout en fustigeant aussitôt : "Mais que l'on fabrique à Tanger des voitures à bas prix en surexploitant les travailleurs par rapport aux travailleurs français pour ensuite amener les voitures en Europe, voilà qui est aberrant. S'ils continuent comme ça à mettre au chômage tous les ouvriers en France pour leur amener des voitures qu'ils ne pourront pas acheter, quel est le sens économique de cette manière de faire ?".
    Le ministre de l'Industrie Eric Besson a toutefois défendu le même jour ce choix de Renault, pourtant fustigé par son prédécesseur, l'UMP Christian Estrosi, qui a parlé d'une annonce "tout à fait insupportable voire scandaleuse". "Je trouve que c'est un mauvais procès qu'on est en train de faire à Renault et à la France en la matière", a-t-il dit lors de l'émission Le Grand Rendez-vous Europe 1/i>télé/Le Parisien. "On est très content quand on vend nos produits au Maroc, le TGV notamment et d'autres produits, mais lorsqu'on va produire au Maroc des produits destinés au Maghreb et à d'autres pays sur une gamme sur laquelle Renault n'est pas, on s'en plaint", a-t-il expliqué. "Le procès en expatriation, délocalisation de nos talents est absurde".
    Le ministre a fait valoir une nouvelle fois qu'"aucun constructeur ne peut produire du 'low cost' en France", avec un salaire minimum équivalant à "150 euros par mois". Eric Besson a également ajouté que l'Etat-actionnaire avait demandé à Renault "de bien vouloir relocaliser en France des utilitaires, en moyenne gamme et surtout haut de gamme : c'est ce qui est en train de se faire". Enfin, le ministre a rappelé que le choix de Renault de se porter acquéreur de Dacia datait de la présidence de Louis Schweitzer... sous un gouvernement socialiste.


    le 12 février 2012 à 16:46

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    BA Amadou


    Bien réformer les retraites


    Dans son bilan calamiteux qu’il tente d’occulter, M. SARKOZY essaie de faire croire qu’il aurait bien réformé les retraites, là où la Gauche se serait dérobée à ses obligations. M. SARKOZY prétend avoir pris des décisions difficiles, mais nécessaires. Or, les faits sont têtus et ne parlent pas en faveur de cette politique de casse sociale organisée systématiquement par la Droite.
    Si le problème des retraites était bien réglé, pourquoi M. SARKOZY a organisé trois réformes en moins de 7 ans en 2003 (système de décote et relèvement des trimestres), en 2010 (relèvement âge retraite) et en 2011 (accélération 62 ans) ?
    On sait que si M. SARKOZY était reconduit dans ses fonctions, ce que je ne souhaite pas, il a dans sa besace un quatrième projet funeste de saccager le statut de la fonction publique ; il envisage de faire basculer, définitivement, les fonctionnaires sur le régime général, alors que les méthodes de calcul de ces systèmes de retraite ne sont pas les mêmes.
    Par ailleurs et surtout, l’âge de la retraite a été reculé, sans tenir compte de la pénibilité ; c’est finalement les employeurs qui paient la réforme des retraites de la Droite. En effet, souvent âgés, malades, avec des faibles pensions, on voit des salariés qui sont dans les effectifs, mais qui ne viennent plus travailler et se mettent en maladie.
    Nos attentes à l’égard de la Gauche et de M. François HOLLANDE, c’est de bien réformer les retraites.
    -    revaloriser le niveau des pensions avec M. SARKOZY, on cotise plus longtemps, mais le niveau des pensions a dramatiquement baissé. Ainsi, avant 2003, je sais ce que je dis, j’exerce les fonctions de D.R.H., je suis en charge des dossiers de retraites, le niveau des pensions a fortement baissé, aussi bien pour les agents d’exécution que les cadres. Pour les agents de catégorie C leur pension est passée de 1300 € en moyenne, à entre 900 et 700 €. Cette baisse drastique des pensions n’a pas épargné les cadres dans la fonction publique qui ne cotisent pas sur leurs primes.
    -   
    -    Revoir les bases de cotisations en vue de revaloriser les pensions. Actuellement, au sein de la fonction publique, M. SARKOZY a augmenté les cotisations ouvrières et patronales des titulaires et des non-titulaires jusqu’en 2017, mais le niveau des pensions a diminué, alors que les traitements sont gelés depuis 3 ans. Il serait équitable que les fonctionnaires puissent cotiser sur la totalité de leurs primes.
    -   
    - Avec M. SARKOZY, les femmes ont été fortement spoliées, à travers diverses mesures anodines qui ont diminué leurs pensions : les majorations et les bonifications pour les enfants ne s’appliquent que si la femme était agent public lors de la naissance de son enfant ; découragement et suppression de la condition de départ à la retraite avec 3 enfants et 15 ans de services ; les veuves ne touchent que la moitié de la pension de réversion, avec, en plus, une condition de ressources. Souvent, poly-pensionnées et avec des carrières morcelées, les retraites de femmes sont laminées. Il faudrait donner plus à celles qui sont généreuses avec leurs familles et qui se sacrifient nous pour nous tous, chaque jour.
    -   
    - L’âge de la retraite à 60 ans n’est pas un sujet tabou. Rien n’empêche pour les sédentaires de maintenir l’âge légal de départ à 60 ans, mais à condition de leur appliquer une décote. Ceux qui peuvent travailler au-delà, pour les sédentaires, auront une surcote ; en revanche, certains métiers sont pénibles ; les salariés de ces filières doivent pouvoir partir à 60 ans, sans décote.
    -   
    - M. SARKOZY, n’est pas allé jusqu’au bout de la réforme des retraites ; nous avons plus de 141 caisses de retraites, avec des personnels coûteux et des redondances. Une unification de ces caisses et des méthodes de calcul des pensions serait utile, avec une suppression de certains régimes spéciaux coûteux et une amélioration globale des pensions, fondée sur un minimum vital ; quand on a travaillé toute sa vie, on a droit à une pension décente. Ce n’est pas le cas actuellement.
    -   
    - M. SARKOZY est fière de sa révision générale des politiques publiques (R.G.P.P.), avec le remplacement d’un fonctionnaire sur deux en cas de départ à la retraite. Or, cette règle dogmatique, purement comptable, est idiote. Nous attendons de M. HOLLANDE la mise en place d’une véritable gestion prévisionnelle des emplois, des effectifs et des compétences. En effet, en cas de départ, quelle qu’en soit la cause (retraite, démission, révocation, disponibilité, décès, etc.), le Service public doit faire le bilan de l’utilité du poste et revoir la fiche de poste, c'est-à-dire la façon dont le travail a évolué.


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  • Campagne législative Français de l'Etranger


    Question d’actualité sur les déplacements des ministres candidats aux législatives à l’étranger


    Posté le 24 février 2012


    Déplacements ministériels dans le cadre de la campagne législative français de l'étranger


    M. le président. La parole est à Mme Claudine Lepage. (Applaudissements sur les travées du groupe socialiste.)
    Mme Claudine Lepage. Ma question s'adresse à M. le ministre de l'intérieur, de l'outre-mer, des collectivités territoriales et de l'immigration.
    Trois membres du Gouvernement ont été parachutés candidats dans les nouvelles circonscriptions créées pour les Français de l'étranger.
    Ce ne sont pas, bien sûr, les seuls ministres candidats aux élections législatives. Mais leurs déplacements de campagne, logiquement à l'étranger, n'en sont que plus édifiants.
    Vous me direz qu'il est parfaitement légitime que des ministres se déplacent, en France comme à l'étranger (Oui ! sur les travées de l'UMP.), y compris – pure coïncidence ! – dans la circonscription où ils sont candidats. Plusieurs exemples nous interpellent pourtant sur le réel bien-fondé de telles visites.
    Mme Marie-Hélène Des Esgaulx. Quel mauvais esprit !
    Mme Claudine Lepage. Ainsi, M. Lefebvre vient d'effectuer une tournée de cinq jours aux États-Unis pour assister au premier symposium mondial des conseillers du commerce extérieur de la France, qui, heureux hasard, se tenait dans la circonscription d'Amérique du Nord où il est candidat. (Exclamations ironiques sur les travées du groupe socialiste.)
    M. Didier Boulaud. Nous sommes sauvés !
    Mme Claudine Lepage. Il a poursuivi son périple par Washington puis New York. Des réceptions privées étaient bien sûr prévues. Le carton d'invitation à l'une d'elles précisait même la double casquette de M. Lefebvre. On pouvait lire, dans l'ordre, « candidat UMP pour la première circonscription » et « secrétaire d'État chargé du commerce ».
    De surcroît, l'on apprend qu'il entame, aujourd'hui même, un nouveau circuit, cette fois en Californie, pour « la promotion de la destination France »... C'est ce qu'on appelle « occuper le terrain » ! (Bravo ! sur les travées du groupe socialiste.) Mais qu'en est-il du respect dû aux électeurs et aux contribuables ?
    M. Didier Boulaud. Il y a belle lurette que cela n'existe plus !
    Mme Claudine Lepage. Monsieur le ministre, c'est bien la question de l'utilisation de l'argent public pour favoriser l'élection d'un ministre comme député qui est posée !
    Loin de moi l'idée de m'acharner sur M. Lefebvre, les deux autres ministres-candidats n'étant pas en reste. Au début du mois de janvier, en pleine crise à SeaFrance, M. Mariani s'envolait pour la Chine (Ah ! sur les travées du groupe socialiste.) et réalisait ainsi, en trente et une semaines, son vingt-sixième déplacement à l'étranger et vingt-quatrième dans un pays de la circonscription où il est candidat. (Marques d'indignation sur les travées du groupe socialiste. – Vives exclamations sur les travées de l'UMP.)
    M. Didier Boulaud. Voleur !
    Mme Claudine Lepage. Pour mémoire, son prédécesseur en avait effectué onze en une année, dont trois seulement dans la fameuse circonscription.
    À ce propos, je précise à M. Mariani que, contrairement à ses allégations citées par Le Petit Journal, tous les sénateurs représentant les Français établis hors de France ne soutiennent pas sa candidature. J'en connais au moins quatre qui ne le font pas !
    M. Jean-Jacques Mirassou. Ils ont raison !
    Mme Claudine Lepage. Quant à Mme Montchamp, rappelons-le, secrétaire d'État aux personnes handicapées, elle justifie ses fréquents déplacements dans la quatrième circonscription par le fait qu'au Benelux siègent les institutions européennes... (Et alors ! sur les travées de l'UMP.) Quelle tartufferie !
    Monsieur le ministre, ce mélange des genres n'est acceptable ni à l'étranger ni en France.
    M. le président. Veuillez conclure, ma chère collègue.
    Mme Claudine Lepage. Je souhaite connaître votre position sur cette utilisation, plus que contestable, des moyens de la République (La question ! sur les travées de l'UMP.) et sur cette rupture manifeste de l'égalité entre les candidats (Protestations sur les mêmes travées.), selon qu'ils sont simples citoyens ou ministres. (Applaudissements sur les travées du groupe socialiste, du groupe CRC et du groupe écologiste, ainsi que sur certaines travées du RDSE.)
    M. le président. La parole est à M. le ministre de l'intérieur.
    M. Claude Guéant, ministre de l'intérieur, de l'outre-mer, des collectivités territoriales et de l'immigration. Madame la sénatrice, je trouve que, de plus en plus, le parti socialiste tend à négliger les institutions de la République. (Ah ! sur les travées du groupe socialiste.)
    M. Didier Boulaud. C'est un ancien préfet qui parle !
    M. Claude Guéant, ministre. C'est ainsi que nous voyons, par exemple à l'Assemblée nationale, se développer des procès publics qui, pourtant, sont instruits par la justice ; et, de proche en proche, nous entendons le candidat du parti socialiste à l'élection présidentielle faire le procès d'un certain nombre de hauts fonctionnaires (Eh oui ! et applaudissements sur les travées de l'UMP. – Exclamations sur les travées du groupe socialiste.), annoncer leur limogeage ainsi que celui de magistrats qui ont pourtant été désignés après avis du Conseil supérieur de la magistrature.
    En l'espèce, madame la sénatrice, vous négligez deux institutions de la République : d'abord, la Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques, et ensuite le Conseil constitutionnel.
    Vous avez souvent interrogé cette commission sur les points que vous venez de soulever à l'instant ; elle vous a apporté des réponses. Le Guide du candidat et du mandataire qui est publié par la Commission est parfaitement clair : « sont pris en compte, au titre des dépenses électorales, les frais de transport effectués » par le candidat et son équipe « pour l'obtention de suffrages, engagés exclusivement dans la circonscription électorale, et ce antérieurement au scrutin ». Les dépenses liées à l'activité ministérielle d'une personnalité n'ont pas à être intégrées dans les comptes de campagne. Si, cependant, une réunion ayant un rapport avec la campagne électorale est organisée en marge du déplacement, le coût de cette réunion doit bien évidemment être inscrit aux comptes de la campagne du candidat.
    M. François Rebsamen. On vérifiera !
    M. Claude Guéant, ministre. De façon plus large, je profite de votre question pour citer une décision du Conseil constitutionnel, dont j'imagine que vous respectez les décisions. Celui-ci indique ceci : « Les frais liés au déplacement et à l'hébergement de représentants de formations politiques se rendant dans une circonscription ne constituent pas, pour le candidat que ces représentants viennent soutenir, une dépense électorale devant figurer dans son compte de campagne. Les frais de déplacement de personnalités autres que les représentants des formations politiques constituent des dépenses électorales et doivent être intégrés au compte de campagne. »
    M. François Rebsamen. On regardera !
    M. Claude Guéant, ministre. Cette jurisprudence s'applique bien sûr à tous. (M. Didier Boulaud rit.)
    Madame la sénatrice, je vous demande tout simplement d'avoir confiance dans les institutions de la République. (Applaudissements sur les travées de l'UMP et sur certaines travées de l'UCR.)


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    François Hollande à Londres, à la rencontre des Français de l’étranger


    Posté le 24 février 2012
    François Hollande à Londres le mercredi 29 février.
    Cette visite lui permettra d'évoquer, avec des personnalités britanniques,  la situation politique et économique européenne et internationale, ainsi que les relations entre nos deux pays.
     Et, mercredi soir à 17h (ouverture des portes) pour 17h45 (discours), il participera à une rencontre publique avec les Françaises et les Français.
    Cette manifestation sera l'occasion pour notre candidat de réaffirmer son engagement à l'égard des Français qui vivent à l'étranger. Elle offrira l'opportunité de le rencontrer et de lui démontrer notre soutien.
    Venez nombreux écouter François Hollande, en compagnie d' Axelle Lemaire, notre candidate aux élections législatives dans la 4è circonscription.




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