• Campagne Législatives 10ème circonscription : Compte-rendu de la mission que j’ai effectuée en Afrique de l’Ouest en compagnie de Richard Yung, sénateur de Français de l’étranger

    Campagne Législatives 10ème circonscription


    Compte-rendu de la mission que j’ai effectuée en Afrique de l’Ouest en compagnie de Richard Yung, sénateur de Français de l’étranger


    Visite à Cotonou, du 12 au 14 février 2012
           
    Écrit par Richard Yung   
    Jeudi, 16 Février 2012
    Arrivé le 12 février, je suis accueilli par notre ambassadeur M. Jean Paul Monchau, et notre consul M. Yann Deret.
    Je retrouve notre amie Anne Brunet-Apithy, notre conseillère AFE, Françoise Varrin, vice-présidente de Français du Monde-ADFE et par Jean Daniel Chaoui avec lesquels je ferai l’essentiel des visites. Une réunion amicale avec le bureau de Français du Monde du Bénin nous permet de faire connaissance et de parler des principales difficultés de la communauté française.
    Je rappelle que le Bénin (ex Dahomey) a une longue tradition historique (le roi Béhanzin) et des liens anciens avec la France. Indépendant depuis 1960 (premier président Hubert Maga puis pendant 37 ans Mathieu Kérékou). Le président actuel est Boni Yayi élu en 2006 puis réélu en 2011, actuellement président de l’Union africaine.
    Lundi 13 février
    Petit déjeuner avec le bureau de Français du Monde-ADFE pour mettre au point le programme.
    Nous visitons ensuite la mission économique avec Mme Isabelle Edet, premier conseiller et M. Jean-Yves Paré, chef du service économique.
    Le PNB est de 2000 milliards FCFA (30 milliards d’euros, 40% agricole et 12% secondaire) pour un budget de 1 milliard d’euros. L’essentiel des ressources provient des douanes, le taux de fiscalisation étant bas.
    Le port de Cotonou est une ressource essentielle pour le pays et bénéficie de l’engorgement de celui de Lagos. Une autre activité très importante quoiqu’illégale est la contrebande d’essence en provenance du Nigeria. Le Bénin appartient à deux unions régionales, l’UMOA et la CDEAO qui permettent un institut d’émission commun (le FCFA) et un tarif extérieur commun.
    Les grandes entreprises françaises son très présentes dans les activités portuaires, le transport, le BTP, la brasserie et le secteur bancaire.
    Il existe une convention fiscale entre le Benin et la France, mais ancienne.
    Puis visite à l’AFD (Mme Anne-Marie Cabrit, directrice et ses collaboratrices). Elles nous présentent les différents secteurs d’activité de l’AFD et leurs encours en prêts : éducation (25 millions d’euros), santé (22 millions d’euros), agriculture (15 millions d’euros) développement urbain (18 millions d’euros), énergie (22 millions d’euros), secteur privé (30 millions d’euros). La concurrence est rude avec de nombreuses autres institutions d’aide (FED, GIZ, USAID, …) et la capacité pour les autorités béninoises de suivre les projets limite les possibilités.
    Un déjeuner à l’ambassade me permet de rencontrer, autour de l’ambassadeur, les principaux chefs de service.
    Avec M. l’ambassadeur et Mme Julie Benmakhlouf, chargée du dossier à l’ambassade, nous visitons la prison civile de Cotonou (2400 détenus pour 400 places) et les trois Français qui y sont. L’ambassade va relancer leurs dossiers.
    L’après midi nous visitons l’établissement français d’enseignement Montaigne avec M. Pascal Gehant, proviseur et Mme Sandra Osseni, présidente de l’APE. C’est un établissement conventionné qui compte 950 élèves (450 au primaire, 300 au collège et 200 au lycée). Il emploie 20 instituteurs et 64 professeurs (31 résidents). Les écolages ont beaucoup augmenté ces deux dernières années (45%) à la suite d’une mauvaise gestion. La situation est désormais normalisée et un projet immobilier (1500 m²) est prévu.
    Le soir, dîner républicain à l’invitation Français du Monde avec une trentaine de personnes. Nous y parlons, un peu, des thèmes de campagne et beaucoup du fonctionnement du consulat, du manque d’aide aux jeunes entrepreneurs français, …
    Le mardi 14 février
    Nous commençons par la visite du consulat (M. Yann Deret). Avec 5 agents titulaires et 10 contractuels, le consulat doit gérer une communauté de 3000 personnes et instruite 10000 demandes de visas par an (le nombre a été multiplié par 2 en quelques années). Malheureusement les visas à entrée multiple sont limités à un an du fait d’une exigence réciproque de la partie béninoise. La CCPAS accorde 15 allocations de solidarité.
    Un système de prise de rendez vous par téléphone va être mis en place pour réduire le temps d’attente.
    Puis visite du centre médicosocial (Docteur Christophe Assié) ouvert à tous les ressortissants français et de l’Union européenne qui acquittent une cotisation de 15000 FCFA. Il est géré par l’association médicosociale française du Bénin dont malheureusement nous ne rencontrerons aucun responsable. Il dispose d’un médecin à temps plein, un à temps partiel de deux infirmières et d’un laboratoire. Son budget est de 120000 € dont 21000 € du MAE (en sus du médecin temps plein).
    L’Institut français dirigé par M. Rémi Secret est un beau bâtiment qui doit sa façade à l’architecte Jean Prouvé. Il compte 3200 adhérents et offre toute la gamme des services et prestations habituelles. Il s’autofinance à 36% mais le développement des cours de français devrait permettre d’améliorer ce taux.
    L’après midi : visite de l’Institut de Recherche et du Développement (IRD) (M. Bruno Bordage, directeur, Mme Nadine Fievet, maître de recherche) qui est associé à l’équipe du professeur Achille Massougbodji de la Faculté des sciences de la santé. Un projet spécifique concerne le paludisme chez la femme enceinte, en particulier la lise au point d’un vaccin qui prendrait le relais des thérapies existantes. Nous visitons les deux laboratoires qui traitent les milliers de prélèvements de sang faits chaque mois sur le terrain.
    Enfin la fondation Zinsou, fondation béninoise à vocation artistique, sponsorisée par la famille du même nom et qui organise des expositions (en ce moment une magnifique exposition de photos de chasseurs Nago, Yoruba sur la frontière nigériane). Elle anime aussi un atelier d’art pour les petits et des bibliothèques de quartier.
    A côté de la fondation existe la Compagnie des services aux entreprises béninoises qui offre des emplois solidaires (protection sociale et aide à l’éducation) à ses employés dans une entreprise de nettoyage industriel et dans une agence de communication.

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    Visite à Lomé, du 15 au 17 février 2012
           
    Écrit par Richard Yung   
    Vendredi, 17 Février 2012
    Nous arrivons le 15 février par la route côtière. Françoise Mensah, la conseillère AFE Français du Monde et Michèle Zwang-Graillot, présidente de Français du Monde nous accueillent à l’hôtel puis nous déjeunons avec Roland Bréjon, le premier conseiller de l’ambassade que j’ai connu à l’AFE puis à Madagascar.
    Première visite au lycée français de Lomé (LFL), établissement conventionné de 880 élèves où nous sommes accueillis par le proviseur M. Patrick Noel et son équipe de direction. M. Éric Fouchard président du comité parental de gestion se joint également à nous. Les enfants français représentent 53% des effectifs et il ya 39% de boursiers. Il y a 37 enseignants de l’AEFE et 23 contrats locaux. Globalement l’AEFE couvre 56% des dépenses et les écolages 44%.
    La prochaine étape importante est un projet immobilier permettant de déconcentrer le primaire (18 classes) sur l’ancien site de l’IRD (aujourd’hui partiellement à l’abandon). La programmation et le financement restent à monter.
    Nous rencontrons ensuite Mme Marie Odile Imbert, nouvelle responsable du consulat. Elle doit faire face à une situation difficile avec la perte d’un poste, du personnel en congé maladie et une charge de travail croissante (nombreuses vérifications administratives).Le consulat traite 8000 demandes de visa (15% de rejet) et un stock de 250 regroupements familiaux qui nécessitent des levées d’acte, des demandes de documents , … Un nouveau poste ainsi qu’une mission de renfort ont été demandés.
    Il y a également un dossier qui agite beaucoup la communauté franco-togolaise qui depuis quelques mois doit, pour obtenir un visa Schengen de un an, acquitter la taxe de 60€, fournir différents documents. Il semblerait que suite à des interventions auprès du MAE, le bon sens reprenne le dessus et qu’il soit délivrer des visas de 3 ans avec un minimum de documents à fournir. A suivre…
    Le soir nous faisons une réunion publique à l’hôtel St Thomas sous la présidence de Françoise Mensah et Michèle Zwang-Graillot. Une cinquantaine de personnes y participent et nous pouvons présenter les grandes orientations de la campagne de François Hollande ainsi que de celle de Jean Daniel Chaoui pour la 10ème circonscription.
    Le jeudi 16 février
    La matinée est consacrée aux entreprises :
    •    L’AGET (association des grandes entreprises togolaises – M. Seymounh, président), regroupe précisément celles-ci. Elle a élaboré un livre blanc sur les entreprises qui a été remis aux autorités.
    •    Les Conseils de commerce extérieur (CCE) français (MM. Lascaud, Boisgarnier, Daou, Lacatastaigneratte, Chamboncel) nous permettent de faire un tour des activités économiques : assurances, finances, activités portuaires, importations d’automobiles, hôtellerie, … Le climat semble plus favorable que dans d’autres pays de la sous région même si des problèmes d’impayés du gouvernement togolais sont préoccupants.
    Nous faisons une visite rapide au CMS qui est géré par une association indépendante du consulat. Elle doit équilibrer ses comptes ; le médecin étant pris en charge sur un contrat local. Il est ouvert à tout public moyennant 3000, 5000 ou 13000FCA, selon que l’on soit assuré ou pas. Pas d’infirmière. De manière peu sociale, la gratuité des médicaments pour les allocataires de solidarité (220€ mois) a été supprimé (il s’agissait d’un compte dans une pharmacie). Même si cela ne fait pas partie des obligations du consulat, il y a là un de ces paradoxes dont le MAE a le secret. Je suggère la création d’une société d’entraide qui permettrait de compenser ces arrêts et de fournir une certaine assistance aux plus démunis.
    Très belle visite du port avec M. Jean-Philippe Bernier, directeur de la GETMA et de Manuport qui charge er décharge les navires. Son groupe (Necotrans) fait un milliard d’euros de chiffre d’affaires et couvre les pays de l’ex AOF plus quelques pays anglophones.
    Dernière visite de la journée, l’Institut français qui doit quitter ses lieux en juin et comme le nouveau bâtiment n’est pas commencé, disparaitra de la scène pour une durée de plusieurs mois, dont on espère qu’elle ne soit pas indéterminée. La programmation ne prévoit ni salle de réunion ni auditorium ou salle de spectacle, ce qui en fera une simple médiathèque mais ne permettra aucune action culturelle français. L’ensemble de ce projet parait difficile à comprendre.
    Diner amical avec les copains de Français du Monde au restaurant « le poisson rouge ».
    Vendredi 17 février
    M. Nicolas Warnery notre ambassadeur invite à un petit déjeuner la conseillère AFE, les représentants de Français du Monde, de l’UFE, le premier conseiller et la chef de chancellerie consulaire. Nous évoquons la question du nouvel Institut français que je vais soulever à Paris et celle des visas.
    Visite ensuite de l’AFD (directeur : M. Philippe Collignon) qui nous présente les principales activités de son Agence (pour un montant de 6 à 10 millions d’euros par an) : éducation et santé ; infrastructures urbaine, eau, assainissement ; soutien à la microfinance.
    Ce dernier point me parait intéressant par les possibilités qu’il offre au développement de nouvelles activités.
    Proparco s’est bien développée dans différents domaines et cofinance la darse du port pour 40 millions d’euros.
    Il y a différents projets : relance de la filière coton (sinistrée mais renait qui grâce aux prix mondiaux élevés). À noter enfin une bonne coopération avec l’Union européenne (projet FED de contrôle des eaux de pluie pour 41 millions d’euros).
    En fin de matinée, départ par la route pour le Ghana.

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    Visite à Accra les 17 et 18 février 2012
           
    Écrit par Richard Yung   
    Mardi, 21 Février 2012
    Arrivés de Lomé en voiture, le soir du 17 février, nous dînons à l’invitation de M. Frédéric Clavier, notre ambassadeur au Ghana, avec Mme Françoise Mensah, conseillère AFE Français du Monde, les représentants de Français du Monde et l’UFE, ainsi que les chefs de service de l’ambassade : M. Bernard Botte, premier conseiller, M. Arnaud Dornon, conseiller de coopération et d’action culturelle, M. Richard Kwiatek, chef du service économique, M. Bruno Leclerc, directeur de l’AFD, M. Jean-Luc Larcher, proviseur du lycée français Jacques Prévert, M. Gonzague Caudard, consul adjoint.
    L’ambassadeur souligne que la récente décision de confier au consulat des Pays-Bas la délivrance des visas Schengen de courte durée a une conséquence négative qui de couper le lien entre l’ambassade et les responsables politiques et économiques ghanéens. Je comprends la difficulté, mais étant un avocat de la création de bureaux communs Schengen, je souhaite au contraire aller à l’intégration complète.
    La communauté française au Ghana (1000 personnes) est bien intégrée, essentiellement dans les affaires. C’est une communauté d’expatriés qui se renouvelle tous les 4/5 ans.
    18 février
    M. Bruno Leclerc, directeur de l’AFD, nous rejoint au petit déjeuner. Il nous présente l’action de la France au Ghana :
    •    Décentralisation et développement urbain
    •    Énergie (barrage, réseaux)
    •    Agriculture (relance de la filière riz, cacao, hévéa)
    La filiale Proparco a 90 millions d’euros d’engagement auprès de trois banques de la place soit en direct soit sur une ligne de risque collective. Le microfinancement est également en développement rapide.
    Nous visions ensuite le lycée français d’Accra Jacques Prévert avec le proviseur M. Jean-Luc Larcher. C’est une école homologuée qui compte 500 élèves en 13 classes (4 maternelles et 9 primaire). Le collège couvre l’ensemble du cycle jusqu’au bac. Elle a développé une section bilingue.
    Le taux de couverture des dépenses est de 24% par l’AEFE et 76% par les parents (écolages 3500 à 7000€).
    Dans l’après-midi, nous rencontrons 4 conseillers du commerce extérieur : MM. Emmanuel Ducluzeau (Surf), Stéphane Solé (Technip), Dominique Paravicini (Enjoy) et Thomas Pelletier (CFAO) avec M. Richard Kwiatek, chef du service économique.
    Ils nous présentent la situation économique au Ghana : 31 milliards d’euros de PNB, 24 millions d’habitants. Le taux de croissance ces dix dernières années est de 5% en moyenne.
    L’implantation d’une PME reste difficile. Il n’ya pas de chambre de commerce française (mais peut-être n’est ce pas nécessaire). Ubifrance n’est pas implanté (représentation à Abidjan).
    Pour finir, en fin d’après-midi, réunion publique


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