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    Campagne présidentielle

    Le changement, c’est maintenant !

    Benoît Hamon : « François Hollande est un homme qui place l’égalité et la justice au-dessus de tout »

    A L’occasion du point presse hebdomadaire, Benoît Hamon est revenu sur le rassemblement autour de François Hollande au Bourget.
    Le porte-parole a salué la large mobilisation autour de François Hollande : «La mobilisation a été réussie, près de 20.000 personnes, un rassemblement avec beaucoup de ferveur».
    Le porte-parole du parti socialiste est revenu sur les propositions du candidat à la Présidence de la République lors de son meeting. François Hollande est un homme qui place l’égalité et la justice au-dessus de tout, un homme qui a choisi : «  les gens plutôt que l’argent » a-t-il rappelé.

     L’exigence de l’égalité est incarnée par la voix de François Hollande.

    Avant la présentation du projet de François Hollande jeudi, le porte-parole a salué les propositions faites par le candidat à la Présidence de la République.

    Parmi elles :

    • La volonté de supprimer les stocks options à l’exception des entreprises naissantes.
    • La taxation des revenus du capital à la même hauteur que les revenus du travail.
    • Une grande loi sur les banques qui mettra au pas les marchés financiers. Cette loi dit bien quel sera le sens de la Présidence de François Hollande. Nous ne serons plus en situation de subir les foucades des agences de notation, qui sont les portes-parole des marchés financiers !
    • La priorité faite à la jeunes et à l'éducation à travers notamment l’allocation d’études sous conditions de ressources.

    « L’exigence de l’égalité s’est incarnée par la voix de François Hollande. Il a donné de la chair et du corps à ce que sera une présidence socialiste, qui tranche et clive avec la présidence des privilèges qui a été celle de Nicolas Sarkozy» a conclu le porte-parole du parti socialiste.

    Pour préparer le changement en 2012, on a besoin de vous !

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    Après le sommet « social » à l’Elysée : tordre le cou à 10 mensonges de la droite

    20 janvier 2012

     1. Non, les Français ne travaillent pas moins que les salariés allemands
    Les salariés en France travaillent en moyenne 36,5 heures par semaine alors que les salariés
    allemands travaillent en moyenne 34,7 heures. Ceux-ci travaillent autant que les salariés
    français en temps plein (39,3 heures pour la France, 40,0 heures pour l’Allemagne) mais
    moins en temps partiel (19,6 heures pour la France, 16,1 heures pour l’Allemagne). Les
    chiffres de l’OCDE montrent que les salariés allemands travaillent 1309 heures par an quand
    les salariés français travaillent 1469 heures par an en moyenne, soit en moyenne 160 heures
    de plus par an qu’outre-Rhin. En cause notamment, le temps partiel plus fort en Allemagne
    qu’en France.


    2. Non, le coût du travail en France n’est pas supérieur au coût du travail outre-
    Rhin
    Selon l’Insee, la réalité est très claire :
    - dans l’industrie, la main d’oeuvre française est moins chère que la main d’oeuvre allemande
    (coût horaire de 33,16 euros contre 33,37 euros) : le différentiel de compétitivité entre les
    deux pays – dont témoigne l’écart de leurs balances commerciales respectives – a donc
    d’autres causes (structure de l’appareil productif et présence d’ETI, spécialisation dans la
    mondialisation, recours à la formation des salariés, démocratie sociale dans l’entreprise et
    participation des salariés aux choix stratégiques, financement des entreprises et de
    l’innovation, etc.)
    - La main d’oeuvre en France est plus chère dans les services, ce qui explique que,
    globalement, elle reste supérieure à la main d’oeuvre allemande en 2008 (31,53 euros contre
    28,91 euros).
    - Les salaires bruts moyens sont largement supérieurs en Allemagne. Selon le rapport à la
    commission des comptes de la sécurité sociale de juin 2010, si les cotisations patronales
    versées pour une heure de travail en France sont supérieures à ce qu’elles sont en Allemagne,
    le salaire y est inférieur.
    3. Non, les 35 heures n’ont pas augmenté le coût du travail
    - Avec l’application effective des 35 heures hebdomadaires (1er janvier 2002), le coût horaire
    du travail a augmenté « arithmétiquement » de 11,4%. Or, on observe que la part des salaires
    pour l’entreprise augmente de moins d’un point à partir de cette date, et sur le long terme,
    qu’elle est identique à la période 1993-94 : entre 67,1% et 68,2% de la valeur ajoutée brute par
    entreprise (source : comptabilité nationale).
    - Cette réalité s’explique par le critère de la durée de travail effectif, qui a permis aux
    entreprises de gagner en moyenne une heure sur les quatre impactées par la réduction, grâce à
    la modulation du temps de travail, aux exonérations de cotisations sociales, dont on estime
    qu’elles ont réduit de 2,5% le coût du travail horaire, ou encore grâce au coût moindre des
    embauches faites pour pallier le passage aux 35 heures.
    4. Non, les Français ne sont pas moins productifs
    La compétitivité d’un pays ne peut se résumer au comptage simpliste du nombre d’heures ! Il
    doit être croisé avec le taux de productivité horaire : elle des salariés français est l’une des
    plus élevée au monde selon l’OCDE. Avec 42,6 €/h, elle dépasse de loin la productivité
    allemande (36,8 €/h) et italienne (35,6€/h) ainsi dépasse même la productivité horaire
    britannique (41,7 €/h).
    5. Non, les 35 heures ne sont pas responsables du chômage et de la perte de
    compétitivité de l’économie française
    - Les 35 heures ont crée de l’emploi : 145 000 emplois en 2000, puis 80 000 emplois environ
    en 2001. Selon une étude de l’INSEE, l’emploi des entreprises passées à 35 heures a
    augmenté de 9,9% par rapport à celles restées à 39 heures. Au total, c’est plus de 350 000
    postes qui ont été créés sur la période 1998-2002. L’emploi salarié a augmenté de 2% en
    moyenne annuelle sur cette période, au lieu de 0,7% de 1990 à 1997 puis seulement de 0,5% à
    partir de 2003.
    - Les 35 h n’ont pas rendu la France moins compétitive : les données de la Banque de France
    montrent que le passage aux 35 heures s’est accompagné d’une amélioration de la
    compétitivité de la France de 1998 à 2003 vis-à-vis de 46 pays partenaires. Dans la même
    période, le solde commercial de la France s’est amélioré, ce qui ne fut plus le cas les années
    suivantes alors que la droite était aux responsabilités. Les 35 heures n’ont pas empêché la
    France de continuer d’attirer les investissements étrangers : en 2002, elle était la deuxième
    terre d’accueil des capitaux étrangers. Le flux d’investissement étranger est passé de 20
    milliards d’euros en 1997 à 38 milliards en moyenne entre 1998 et 2002.
    6. Non, la TVA-Sarkozy ne rendra pas la France plus compétitive
    - La TVA « sociale » est une faute économique. Une augmentation de la TVA aura pour
    principal impact de réduire le pouvoir d’achat des Français, donc la consommation : ce ne
    sont pas les produits qui payent les taxes, mais les consommateurs. La chute de la
    consommation pèsera sur l’activité des entreprises qui investiront moins, ou n’investiront
    plus. Au final, on assistera à un ralentissement de la production et donc une augmentation du
    chômage. Rien ne garantit non plus que les entreprises répercuteront les baisses de cotisations
    sociales sur les prix. Elles pourraient au contraire en profiter pour augmenter leurs marges,
    surtout dans les secteurs où la concurrence est faible. Selon un document de travail de la
    DGTPE de 2007, l’augmentation des prix avec une TVA sociale de cinq points atteindrait
    1,7%.
    - Les expériences étrangères, comme au Danemark, ont été réalisées dans un contexte bien
    différent : interdiction a été faite aux entreprises d’augmenter leurs prix et les effets antiredistributifs
    de la TVA sont corrigés par la très forte progressivité de l’impôt sur le revenu.
    Par ailleurs, le modèle social danois se caractérise par l’octroi de prestations sociales
    confortables en contrepartie d’un niveau de prélèvement obligatoire élevé (48,8% du PIB
    contre 43,4%).
    7. Non, les chômeurs ne restent pas volontairement au chômage
    Pourquoi Sarkozy et ses ministres ne disent-ils jamais la vérité, autrement dit que les
    demandeurs d’emplois ont déjà des obligations. Un demandeur d’emploi peut être radié de la
    liste du Pôle emploi : s’il ne peut justifier de l’accomplissement d’actes positifs et répétés en
    vue de retrouver un emploi, de créer ou de reprendre une entreprise soit, sans motif légitime,
    refuse à deux reprises une offre raisonnable d’emploi. Leur soi-disant mauvaise volonté ne
    peut donc être un obstacle pour les entreprises qui peinent à embaucher.
    8. Non le gouvernement n’a pas assez agi en 2009 pour le chômage partiel
    En 2009, la France dépensait dix fois moins pour financer ses dispositifs de chômage partiel
    que l’Allemagne : 500 millions d’euros contre… 5 milliards d’euros. Selon l’OCDE, le
    dispositif allemand a permis de préserver plus de 200 000 emplois alors qu’en France il en
    sauvegardait moins de 20 000. La conséquence est qu’en Allemagne, malgré une perte de 6
    point de PIB, l’emploi est demeuré stable. Quel gâchis par tant de temps perdu !
    9. Non, les accords « compétitivité-emploi » ne garantissent nullement le maintien
    de l’emploi, au contraire ils contribuent à la baisse des salaires
    - Le Gouvernement Sarkozy-Fillon propose aux partenaires sociaux la mise en place
    d’accords « compétitivité-emploi » dans les entreprises en difficulté. « Les accords de
    compétitivité, c’est permettre une négociation dans une entreprise pour revenir sur le temps
    de travail afin d’adapter la situation de l’entreprise à son environnement économique », a
    expliqué le Premier ministre.
    - Cette mesure vise à contourner le droit du travail pour mieux diminuer les salaires. En
    France, un cadre juridique protecteur fait de l’accord de chaque salarié une condition
    nécessaire à toute révision du salaire à la baisse. Ainsi, un accord collectif majoritaire pourra
    désormais permettre d’imposer une baisse de salaire à un salarié.
    - La droite veut utiliser la crise pour modifier la nature des rapports sociaux en défaveur des
    salariés, en donnant, par ces accords, un support juridique aux pratiques de chantage à
    l’emploi apparues au cours des dernières années. Les salariés de Continental, et d’autres
    entreprises, ont cru en ces accords instaurant un « travailler plus pour gagner moins » et qui
    n’ont pas empêché l’ouverture de plans de licenciements ou de suppression d’effectifs.
    10. Non, le CDI intérimaire ne sécurise pas les intérimaires mais les intérêts du
    Medef
    - En ouverture de la dernière réunion de négociation paritaire le 2 décembre 2011, le Prisme,
    organisme proche du patronat, a clairement lié l’adoption de cette mesure à un ajustement de
    la réglementation afin « d’autoriser les entreprises à renouveler les missions selon leurs
    besoins », alors qu’elle ne peuvent actuellement pas renouveler plus d’une fois les contrats
    d’intérim.
    - Le patronat réclame aussi la suppression du délai de carence du contrat arrivé à terme
    imposé, garantie pourtant indispensable pour éviter la précarisation de l’ensemble du salariat.
    Dès lors, les entreprises d’intérim pourraient constituer une vaste armée de réserve
    permanente de travailleurs précaires ayant signé plusieurs CDI (dans la limite de la durée
    maximale hebdomadaire du travail), ce qui est inacceptable.
    Pour François Hollande, la lutte contre le chômage passe par le redressement productif
    et le soutien aux entreprises, qui sont indissociables de la compétitivité-qualité fondée
    sur la création de l’emploi durable – et d’abord pour les jeunes et pour les seniors à
    travers le « contrat de génération » –, le soutien à l’innovation, la formation des salariés,
    la démocratie sociale et la présence des salariés dans les conseils d’administration et les
    comités de rémunérations des grandes entreprises, l’amélioration des conditions de
    travail.

     


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