• Campagne présidentielle "M'sieur, il me traite" Présidentielle 2012 / Guaino: «Si je vous traite de sale con, ça va vous plaire ?» / Jean-Marie Le Pen traite Mélenchon de «voyou»

    Campagne présidentielle

    "M'sieur, il me traite"

    Présidentielle 2012

    Politiques Samedi dernier à 16h39 (Mis à jour aujourd'hui à 10h36)


    Guaino: «Si je vous traite de sale con, ça va vous plaire ?»


    Henri Guaino, conseiller spécial du président Nicolas Sarkozy, s'est emporté en direct samedi lors d'un débat télévisé avec un élu socialiste, tapant sur la table et lui lançant : "taisez-vous, c'est insupportable à la fin !". Sur France 3 Ile-de-France, M. Guaino, connu pour avoir la tête près du bonnet, était confronté à Jérôme Guedj, président PS du Conseil général de l'Essonne, lors de l'émission "La voix est libre".
    Les deux hommes avaient été conviés parce qu'ils avaient été tous deux membres du conseil d'administration de la Fondation Marc Bloch, centre de réflexion sur les valeurs républicaines, et l'animateur Jean-Jacques Cros avait espéré un dialogue entre "républicains des deux rives". On en a été loin.
    Dans la première moitié de l'émission, M. Guaino a pris la mouche quand son contradicteur a parlé de "débat délétère", "indigne" sur l'identité nationale. "Si vous répétez indigne, on va arrêter là", a tranché le conseiller élyséen. "Je ne viens pas sur des plateaux pour me faire insulter". "Si je vous traite de sale con, ça va vous plaire ?", a-t-il demandé, alors que la conversation virait au brouhaha.
    Jean-Jacques Cros a tenter de réclamer "un tout petit peu de sérénité". L'édition du journal à la mi-journée a refroidi la température. Mais à la reprise du débat, M. Guaino a à nouveau élevé la voix.
    "Mais c'est insupportable à la fin, je peux parler oui ?" a-t-il crié, tapant sur la table. "Taisez-vous, vous avez assez parlé !".
    "Il faut prendre quelques jours de repos, on va vous mettre en vacances dans quelques mois", a glissé l'élu socialiste.
    "Soit il me laisse parler, soit je m'en vais", a poursuivi le conseiller élyséen, exaspéré.
    "Faut rester zen, M. Guaino", a poursuivi le socialiste. "Je ne suis pas zen avec quelqu'un avec qui on ne peut pas discuter", a répondu M. Guaino.
    A un moment, l'élu de l'Essonne a regretté que le conseiller de Nicolas Sarkozy n'ait pas montré la même agressivité vis-à-vis de Marine Le Pen à laquelle il avait été opposé jeudi soir. M. Guedj a eu alors "l'impression d'assister à un entretien d'embauche".
    (AFP

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    Présidentielle 2012


    Politiques Hier à 21h01 (Mis à jour aujourd'hui à 10h22)


    Jean-Marie Le Pen traite Mélenchon de «voyou»


    Le président d'honneur du Front national, Jean-Marie Le Pen, a traité dimanche Jean-Luc Mélenchon de «voyou» pour avoir pris «à partie une femme», Marine Le Pen, jeudi sur France 2, et proposé un débat au candidat du Front de gauche à la présidentielle.
    «Je trouve scandaleux qu'un voyou comme M. Mélenchon se croie autorisé à prendre à partie une femme», a déclaré M. Le Pen, commentant dans l'émission Radio France Politique le face-à-face télévisé entre sa fille et le dirigeant du Front de gauche, jeudi dernier. «Parce que ce sont des méthodes de voyou», a-t-il insisté.
    Le dirigeant du FN a dit, semblant le regretter, que Marine Le Pen «n'a pas voulu, pour des raisons que je respecte, discuter avec Mélenchon». «Moi, j'offre un débat à M. Mélenchon, et je vais lui retirer son caleçon, et je vais montrer ce qu'il est : le candidat des communistes, qui ont du sang sur les mains jusqu'aux coudes.»
    «J'attends M. Mélenchon dans un débat quand il veut, où il veut», a-t-il repris.
    Brasillach, «un journaliste comme vous»
    D'autre part, Jean-Marie Le Pen a justifié la lecture qu'il avait faite, le week-end dernier à Lille, d'un poème de Robert Brasillach, fusillé à la Libération pour collaboration avec l'occupant nazi, récitant à nouveau ce poème à la radio.
    Robert Brasillach, «c'était un journaliste, comme vous», a-t-il dit, tout en déclarant qu'il ne se croyait «pas obligé d'avoir les mêmes opinions» que Je suis partout, un organe de presse antisémite où écrivait Robert Brasillach.
    Au passage, le fondateur du FN s'en est pris à «la dictature de la pensée unique résistancialiste» et à «la mémoire obligatoire (qui) nous rappelle tous les deux jours la Shoah» entre autres événements.
    Interrogé sur ce que pourrait être au premier tour de la présidentielle le résultat de Marine Le Pen, créditée le plus souvent de 15 à 17% des intentions de vote, Jean-Marie Le Pen a dit ne se faire «pas beaucoup de souci, d'autant qu'on sait que le score du Front national est toujours minoré [dans les sondages, ndlr]». «C'est même la surprise du chef», a-t-il raillé.
    Selon lui, contrairement à d'autres candidats, Marine Le Pen «a des boosters, des éléments qu'on allume pour l'accélération finale».
    A cet égard, a-t-il précisé, il y a «deux sujets sur lesquels le Front national est imbattable : l'immigration et l'insécurité». Selon lui, «quand on va comparer (les propositions de Mme Le Pen sur ces points) avec le bilan [...] du président sortant, ça va faire des dégâts collatéraux».
    «Crédibilité de la République»
    A propos des parrainages, le dirigeant du FN a affirmé que, si sa fille ne les avait pas en nombre suffisant pour se présenter, «ce serait terrible pour tout le monde, y compris pour l'image de la France dans le monde, la stabilité de la République, la crédibilité de la République».
    Enfin, Jean-Marie Le Pen s'est refusé à condamner la répression opérée en Syrie par le régime du président Al-Assad qui, a-t-il dit, «est aux prises avec une guerre civile». Et en Libye, «je regrette la paix qui régnait» avant la chute du colonel Kadhafi, a-t-il aussi déclaré.
    (AFP)


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