• Elections présidentielle : le Débat / La rédaction du JDD a noté la prestation de François Hollande / Pour Jean-Luc Mélenchon, "Hollande a plié en quatre Nicolas Sarkozy"

    Elections présidentielle : le Débat

    La rédaction du JDD a noté la prestation de François Hollande

    Trois journalistes du JDD et du JDD.fr ont jugé et noté la prestation de François Hollande dans le débat d'entre-deux-tours. Moyenne des notes : 8,5/10.

    La minute de vérité

    Bruno Jeudy, Rédacteur en Chef au JDD

    D'emblée, il marque un point en se montrant offensif, en interrompant Nicolas Sarkozy. Il parvient à l'énerver: "Ce n'est pas vous qui posez les questions, ce n'est pas vous qui donnez les notes".

    Benjamin Bonneau, Chef d’édition politique au JDD.fr

    "Moi président de la république…", répète en boucle François Hollande, déclinant ensuite ses ambitions et critiquant en creux le style de son rival. Travaillée, la séquence devrait marquer les esprits.

    Soazig Quéméner, Journaliste politique au JDD

    Moi, président de la République... Seize fois d'affilée. En quelques minutes, Hollande dresse un réquisitoire en règle contre la présidence Sarkozy.

    Le style

    Bruno Jeudy, Rédacteur en Chef au JDD

    Plus offensif que prévu, esquive sur les sujets difficiles (burqa, vote des étrangers, dettes et nucléaire) et a réussi à enfermer son rival sur le bilan.

    Benjamin Bonneau, Chef d’édition politique au JDD.fr

    S’est défendu avec apprêté, n’a laissé passé aucune imprécision, n‘hésitant pas à couper la parole au président sortant. Une autorité (déjà) présidentielle.

    Soazig Quéméner, Journaliste politique au JDD

    Ce soir, Hollande s'est inspiré du style... Sarkozy. A l'attaque, surchauffé, très bien préparé. Bien que favori des sondages, il est monté au filet dès la première minute et n'a pas cessé de smatcher tout en s'efforçant de rassurer. "Que les Français n'aient pas peur", a-t-il conclu.

    La phrase

    Bruno Jeudy

    "Monsieur Sarkozy vous aurez du mal à vous faire passer pour une victime."

    Benjamin Bonneau

    Le débat s'envenime. "Je ne peux vous laisser me traiter de menteur", tonne François Hollande. On l’attendait gestionnaire, il a attaqué, et a très vite donné le ton.

    Soazig Quéméner

    "Monsieur Sarkozy, vous aurez du mal à passer pour une victime."

    Le flop

    Bruno Jeudy

    Sa défense sur son programme nucléaire. Il a rendu les armes en lâchant les Verts. "Ce n'est pas mon accord".

    Benjamin Bonneau

    Nicolas Sarkozy place son adversaire face à ses contradictions sur les centres de rétention. Le socialiste rame. Conclusion tranchante :"Vous vous noyez Monsieur Hollande" sur l'immigration.

    Soazig Quéméner

    Quand François Hollande parle d'assignation à résidence pour les immigrés sans papiers.

    Les notes

    Bruno Jeudy

    9/10. Présumé moins débatteur que Nicolas Sarkozy, François Hollande résiste aux coups, pas de KO. Sa tirade "Moi président de la République" lui donne le point de la victoire.

    Benjamin Bonneau

    8,5/10. Il avait tout à perdre. Jamais pris au dépourvu, il a (peut-être) tout gagné.

    Soazig Quéméner

    8/10. Avec ces plus de deux heures et demi de débat, François Hollande a fait bien plus que préserver sa position de favori.

    Le vainqueur du débat

    Bruno Jeudy

    Hollande. Petite victoire aux points pour le candidat socialiste. Le favori Nicolas Sarkozy n'a pas trouvé le coup gagnant. Hollande a résisté aux attaques et mieux conclu.

    Benjamin Bonneau

    Nicolas Sarkozy attendait beaucoup de ce débat pour combler son retard. Offensif, il s’est heurté à un François Hollande qui ne l’a jamais lâché. Avantage au socialiste.

    Soazig Quéméner

    Ce soir, on n'a absolument rien appris sur son programme, mais l'homme Hollande, peu connu des Français, et souvent croqué en "mou", a montré des nerfs à toute épreuve. Sur-médiatisé depuis dix ans, Nicolas Sarkozy n'avait finalement pas grand chose à faire découvrir.

    Rédaction - leJDD.fr

    mercredi 02 mai 2012

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    Pour Jean-Luc Mélenchon, "Hollande a plié en quatre Nicolas Sarkozy"

    Le Monde.fr | 03.05.2012 à 08h26 • Mis à jour le 03.05.2012 à 10h30

    Par Raphaëlle Besse Desmoulières

    Le candidat du Front de gauche, Jean-Luc Mélenchon, a suivi le débat entre François Hollande et Nicolas Sarkozy, mercredi 2 mai, à son ancien QG de campagne, "L'Usine", aux Lilas (Seine-Saint-Denis), dans son bureau. Peu avant la fin du débat, il a rejoint les quelques militants rassemblés devant un écran géant dans le hall de L'Usine.

    "François Hollande a plié en quatre Nicolas Sarkozy, qui était fébrile, peu sûr de lui, se prenant les pieds dans le tapis des chiffres, déclamant des absurdités du genre 'il y a plus d'immigration illégale que légale', chiffrant à 10 % l'augmentation du pouvoir d'achat des fonctionnaires", a jugé M. Mélenchon à l'issue du débat mercredi soir.

    "Je crois que Nicolas Sarkozy a commencé à intérioriser la défaite. Il faisait pitié, il se débattait, il trépignait, il s'agitait. On avait le sentiment qu'il perdait pied. Hollande était au niveau du combat et Sarkozy n'y était pas. Passé les deux-trois premières minutes, où ça tournait en rond et où on s'ennuyait mortellement, après, l'autre a commencé à se débattre et à couler. Il n'y a pas eu de match en fait", a-t-il asséné.

    "DEVOIR DE RESERVE"

    Le candidat, qui a fait 11,10 % au premier tour, a estimé : "On est bien parti pour avoir un bon résultat dimanche et atteindre notre objectif, qui est de sortir M. Sarkozy et voilà que si c'est François Hollande, ça m'a l'air de faire un président tout à fait digne, non ? Jusqu'à lundi, il y aura un devoir de réserve à l'égard des critiques [vis-à-vis de François Hollande]. D'ici à dimanche, il ne faut pas compter sur moi pour rendre plus difficile la manœuvre d'éjection de Nicolas Sarkozy. On a des comptes à régler avec celui-là. Mon énergie, c'est à lui que je la réserve. Dimanche, c'est le vote du peuple, ça tranche, terminé, il n'est plus président."

    "Nous venons de vivre 15 jours absolument infects, a encore ajouté M. Mélenchon. On n'a jamais vu ça ! A faire de la propagande haineuse pour opposer les Français les uns aux autres, et il a encore recommencé ce soir, d'une manière un peu tordue, à sous-entendre que, dès lors qu'on a un musulman en face de soi, il y a un problème. Sur ce point, j'ai retrouvé dans la bouche de François Hollande des arguments que j'ai utilisés. J'en étais très content. Qu'est-ce qui lui permet de dire que quelqu'un, parce qu'il a telle religion, va avoir un comportement communautaire ? Il n'a pas un comportement communautaire, lui, de petit Blanc insolent, raciste ? J'ai dit un mot de trop, mais je trouve qu'il finit aussi mal qu'il a commencé la quinzaine. C'est bien parti. Cétait un bon moment de la campagne. Ça faisait plaisir de voir Sarkozy se faire plier comme ça. J'aurais aimé le faire moi-même."

    Raphaëlle Besse Desmoulières

     


  • Commentaires

    1
    Jeudi 3 Mai 2012 à 18:20
    maintenant
    Le changement, c'est le 6 mai...il faut changer et changer pour du mieux, du meilleur, pour Hollande
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