• Français de l’étranger 10ème circonscription : restaurer l'enseignement français à l'étranger / France3.FR Investitures : ça bouge à gauche, ça bouchonne à droite…

    Français de l’étranger

     

    10ème circonscription

     

    RESTAURER L’ENSEIGNEMENT FRANÇAIS A L’ÉTRANGER

     Comme vous le savez, Le service public de l’enseignement français à l’étranger est assuré par un réseau de 485 établissements (174 en Afrique, 120 en Europe, 103 en Asie Océanie et 88 aux Amériques) répartis dans 133 pays et accueillant 306.000 élèves (37% de français, 51% de nationaux des pays d’accueil et 12% d’étrangers tiers), effectif en progression de 3,5%.

    Y enseignent 1.128 professeurs titulaires de l’Education nationale expatriés, 5.384 professeurs dits « résidents » qui sont des enseignants titulaires de l’Education nationale recrutés localement, et environ 15.000 agents de droit local (dont 50% d’enseignants généralement titulaires d’un diplôme universitaire français ou étranger).

    Pour nous, Français de l’Etranger, l’accès de nos enfants au service public de l’enseignement français est une question fondamendale, et tout particulièrement dans les pays où la qualité du système éducatif est très éloignée des standards auxquels nous aspirons pour nos enfants. Ce qui est hélas souvent le cas dans les pays constituant la 10ème circonscription électorale.

    La problématique de l’école est donc double : nous voulons une école accessible et de qualité.

     

    I-  L’accès à l’école

    Deux types d’obstacles peuvent empêcher les familles de scolariser leurs enfants dans le service public français de l’éducation, le montant trop élevé des droits de scolarité et l’absence d’établissement adapté à proximité de leur lieu de résidence.

    1°) L’obstacle des droits de scolarité

    Dans ce domaine règne la plus totale confusion

    Le principe du financement du service public qui prévalait jusqu’à la dernière élection présidentielle est bien connu :

    -         l’Etat participait à ce financement par une subvention allouée à l’Agence pour l’enseignement ; Français à l’ Etranger (AEFE)

    -         Les familles payaient le complément de financement par le biais des droits de scolarité ;

    -         L’Etat se substituait aux familles qui le justifiaient socialement, par le biais de bourses scolaires, pour le paiement des droits de scolarité

    L’évolution de ce financement est également bien connue de tous les parents : la part relative de l’Etat ne cesse de diminuer alors que celle des familles augmente, ce que traduit l’accroissement continue des droits de scolarité depuis plus de dix ans.

    Partisans du principe la gratuité scolaire dans l’enseignement français à l’étranger - de gauche comme de droite reconnaissons-le – nous avons réussi en 2007, après plus de 10 ans d’efforts, à ce que ce principe entre en application.

    Dés juillet 2007, au lendemain de l’élection présidentielle, nous avions fait savoir au Ministre des affaires étrangères, Bernard Kouchner, qu’il conviendrait de baisser progressivement les droits de scolarité pour toutes les familles françaises afin de parvenir à la gratuité totale sur la durée de la législature.

    Au lieu de quoi la gratuité totale a été instituée de manière inégalitaire au profit des seuls élèves des lycées, cependant que les droits de scolarité continuaient à augmenter pour ceux des collèges et des écoles primaires et maternelles. Ce processus constitue une violation flagrante du grand principe de l’égalité des citoyens devant le service public, maintes fois réaffirmé par le Conseil constitutionnel. Première perversion.

    Puis un décret du 9 mai 2011 a insidieusement remis en question la gratuité accordée aux lycéens puisque, à compter du 1er septembre 2011 ou du 1er septembre 2012 selon les pays, le montant des droits de scolarité pris en charge par l’Etat sera plafonné, suivant les pays, au montant des droits des années 2007 ou 2008. Ainsi la gratuité accordée aux lycéens sera progressivement grignotée, année après année, par l’inflation, les familles vivant dans les pays les plus inflationistes étant les plus rapidement touchées. Exemple à Tananarive : cette année les frais de scolarité pris en charge dans le cadre de la PEC ne sont plus que de 62,4%, 37,6% reretournant désormais à la charge des familles.

    Dans certains pays, l’inflation et les augmentations des frais d’écolage sont tels qu’en quatre années la part du coût de la scolarité payée par les parents est redvenue supérieure à celle prise en charge par l’Etat. Où en serons-nous dans deux ou trois ans face à cette dérive ? Quel sens garde cette mesure ? Deuxième perversion.

    Alors que faire ?

    Beaucoup des partisans de la gratuité scolaire pensent qu’à l’étranger, cette dernière pourrait être réalisée harmonieusement en affectant les crédits de la PEC à une augmentation du budget des bourses scolaires et à un relèvement substantiel du plafond de revenu permettant d’y être éligible. Ceci permettrait selon eux à tous les enfants français d’être, de fait, scolarisés gratuitement, à l’exception des enfants apartenant aux familles ayant les plus hauts revenus.

    Pour ma part, je préfèrerais conforter le grand principe républicain de la gratuité scolaire et serais favorable à sa mise en œuvre graduelle mais intégrale à terme, au profit de tous les enfants français.

    On objecte à cela que les Français de l’étranger ne payent pas d’impôts, ce qui est inexact. Le montant d’impôts qu’ils payent annuellement est compris entre 350 et 400 millions d’euros, ce qui représente un montant supérieur à l’accroissement de charge qui résulterait pour l’Etat d’une gratuité scolaire accordée à toutes les familles d’élèves français et non aux seuls lycéens, comme à présent.

    Quoi qu’il en soit, et sous quelque forme que ce soit, j’entends bien poursuivre l’action engagée il y a onze ans pour qu’aucun e enfant français ne soit écarté du service public pour des raisons financières.

     

    2°) L’obstacle de l’éloignement

    Certes l’éloignement d’un établissement scolaire constitue un obstacle objectif qu’il est parfois difficile de surmonter. Mais cet obstacle peut être accru par la suppression d’établissements existants et de leurs internats.

    Nous avons travaillé de manière très approfondi sur le cas du lycée de Fianarnntsoa à Madagascar. L’AEFE a décidé, contre l’avis unanime de la communauté éducative, la fermeture de ce lycée pour récupérer des postes d’enseignants et les affecter ailleurs en raison de l’impossibilité de créer denouveaux postes (plafond d’emploi). Ainsi a été décidée la fermeture d’un établissement dont les résultats pédagogiques étaient excellents et le coût de fonctionnement par élève parmi les plus bas du monde. Cela ne doit plus être.

     

    II - La qualité de l’enseignement

    Je considère que la qualité de l’enseignement dépend à la fois des moyens humains et matériels mis à la disposition de l’enseignement et de la qualité de la situation faite aux enseignants.

    Or, sur ces deux plans, on constate une dégradation progressive qui correspond à un désengagement régulier de l’Etat. Alors que les effectifs scolarisés augmentent - il y avait encore 11 000 élèves supplémentaires à la rentrée 2011 - la subvention de l’Etat à l’AEFE dans le budget 2012 diminue de 2,5 millions d’euros par rapport à celle de 2011[1].

    Outre l’augmentation des charges pour les parents dont j’ai déjà parlé il en résulte le non-renouvellement de postes d’enseignants et l’accroissement corrélatif des effectifs par classe, la suppression de certains établissements et le déconventionnement de certains autres. Tout ceci va globalement à l’encontre de la qualité du service public.

    Pour restaurer la qualité du service public, je me propose de m’attacher à la réalisation des objectifs suivants.

    -          Mettre fin à la politique absurde du plafond d’emploi dans la fonction publique qui aboutit à supprimer indifféremment les postes utiles et ceux qui ne le sont pas.

    -         Les conventions passées entre l'AEFE et les établissements devront garantir au personnel recruté localement un socle minimal de droits et garanties. Le système des « faux résidents » recrutés en France devra disparaître et les frais réels de l’expatriation pris en compte. Les  règles de conventionnement et d’homologation devront veiller au respect de normes de qualité et de gestion comparables à celles du service public.

    -         Le poids majoritaire de l’Etat dans les délibérations du Conseil d’administration de l’AEFE ne permet pas aux représentants des Français de l’étranger, des familles et des personnels de peser réellement sur ses décisions. Le Conseil lui-même doit générer en son sein une commission exécutive apte à suivre de beaucoup plus près le fonctionnement de l’ensemble. Ce qui devrait permettre une meilleure écoute des avis et propositions exprimés par les communautés éducatives des différents pays et une plus grande prise en compte de ces dernières par l’Agence

    -         Rien de tout ceci ne pourra se faire sans la cotutelle du ministère de l’éducation nationale qui devra intervenir avec toute son expertise et avec tous ses moyens, aux côtés du ministère des Affaires étrangères, confirmé dans son rôle de pilote politique et diplomatique.

     

    Jean-Daniel Chaoui

    Candidat du PS élection législative 10ème ciconcription

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    France3.FR

    Investitures : ça bouge à gauche, ça bouchonne à droite…


    Éclaircissements d’un côté, bouteille à l’encre de l’autre, ce sont les 2 grandes tendances de la rentrée politique sur le front des législatives de l’étranger en ce début d’année.

    La gauche en ordre de bataille


    - Le PS et EELV continuent à peaufiner leur alliance sur le terrain. Après l’accord initial qui avait vu les socialistes laisser le champ libre à Sergio Coronado (porte parole d’Éva Joly) en Amérique du sud (2ème), c’est au tour des écologistes de faire des « bonnes manières » au PS.  Coup sur coup, les candidats EELV viennent de se retirer de la 7ème (Europe de l’est) et de la 1ère (Amérique du nord).


    – Le « grain de sable » de ce côté de l’échiquier, c’est le Front de Gauche qui sera finalement présent dans toutes les circonscriptions. Malgré les approches des socialistes…qui n’ont apparemment pas voulu « céder » la moindre investiture unitaire. 8 ou 9 Commentaires 0de ces candidats seront issus des rangs du PC (arbitrage début février) et 2 ou 3 seront désignés par le Parti de Gauche.  A noter, parité oblige, qu’il s’agirait de 3 femmes. Deux sont partantes certaines. Raquel Garrido qui ira défier Sergio Coronado dans la 2ème pour un duel bi-national et »fratricide » entre deux enfants de l’exil chilien et Juliette Estivil, qui retrouvera son pays d’origine, l’Espagne, en se présentant dans  la 5 ème (péninsule ibérique, Andorre et Monaco). Magali Orsini (ex PS Genève) pourrait être la troisième si le PG mène la liste dans la 6ème (Suisse).

     

    La Droite dans la chamaille


    – Si tout n’est pas rose à gauche, que dire du climat qui règne à droite ? La pilule des parachutages n’a toujours pas été digérée par les militants de terrain.


    -Rapportées par Marianne, les petites phrases assassines qui font les dissidents se multiplient : «Je n’ai rien contre les candidats investis, mais ce n’est pas en allant parfois à l’hôtel qu’on connaît un pays, tempête Françoise Lindemann, élue depuis vingt ans à l’AFE (Assemblée des Français de l’Étranger) au Brésil.  La fervente supportrice de Nicolas Sarkozy n’a pas goûté l’investiture de Pascal Drouhaud, directeur adjoint pour l’Amérique latine et l’Afrique subsaharienne du groupe Alstom. «Ça aurait été bien de choisir quelqu’un qui parle correctement anglais» lance Gérard Michon, militant UMP lui aussi élu à l’AFE à destination de…Frédéric Lefebvre, investi pour l’Amérique du nord. Et il n’est pas indifférent de constater que c’est une voix des Français de l’étranger, la sénatrice UMP, Joëlle Garriaud Maylam qui assure la viralité de cette grogne en reproduisant sur son blog l’article (payant) de Marianne !

    – Une enquête de Marianne par ailleurs très complète signée Élodie Émery et Régis Soubrouillard qui décortique ce qui pourrait bien ressembler à une machine à perdre quelques illusions le soir des résultats.


    – A noter aussi quelques incertitudes au Centre. Sans bruit, les amis de Jean-Louis Borloo s’installent dans la compétition. Déjà 6 candidats sous l’étiquette belliqueuse (?) d’ARES (Alliance Républicaine, Écologiste et Sociale) dont  Dominique Paillé. L’ancien porte parole de Nicolas Sarkozy a déjà annoncé la « Panique à l’Elysée »(Grasset). Il pourrait bien bousculer les plans de Marie-Anne Montchamp, la secrétaire d’état aux Solidarités, dans la 4ème (Benelux). Et il reste à découvrir les véritables intentions du Modem et du Nouveau Centre.


    – Pour l’instant, certains avancent masqués. Un blog des citoyens hors de France affirme par exemple représenter un courant humaniste de la majorité qui entend être présent dans la 11ème (Asie, Afrique de l’est). Si l’on voit bien que ce courant peut difficilement se ranger derrière Thierry Mariani, le ministre des transports et son étiquette de « La Droite populaire », il est pour l’heure impossible d’identifier le ou les auteurs. Principe de précaution oblige  : « On nous cherche salle Colbert » (la salle réservée à l’UMP à l’Assemblée Nationale). « Si on veut aller jusqu’au bout… » Ambiance.



    [1] Montant effectivement disponible après « coup de rabot » et mise en réserve légale.


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