• Nouvelles d'Afrique : Mali

    Mali, retour progressif à la normale à Bamako ?
    Mais le pays doit faire face à une partition de fait après le conquête du Nord par la rébellion Touareg. Ci-dessous un article de Métro qui fait le point sur la situation au Mali.

    Mali: le leader du coup d'Etat rendra la pouvoir aux civils
    Par Rukmini CallimacHi The Associated Press

    BAMAKO, Mali – Sous la pression des pays voisins, Amadou Haya Sanogo, le capitaine des putschistes qui s’est emparé du pouvoir au Mali à l’occasion du coup d’État du 21 mars dernier, a accepté de rendre le pouvoir aux civils.
    L’annonce de l’entente a été faite vendredi soir, quelques heures après la proclamation d’indépendance de la nation Azawad faite par les insurgés touaregs, geste qui est venu compliquer encore davantage la crise malienne déclenchée le 21 mars.
    Le mouvement touareg a profité de l’instabilité provoquée par le putsch pour s’emparer des trois principales villes du nord du pays, Gao, Kidal et Tombouctou. Une offensive qui a débouché sur la partition de facto du pays.
    L’Union européenne, la France et les Etats-Unis ont tous émis un communiqué stipulant qu’ils rejetaient la proclamation d’indépendance de la nation Azawad.
    Arrivé au pouvoir il y a 16 jours, le capitaine Amadou Haya Sanogo, accompagné de ministres des pays voisins du Mali, a lu vendredi l’accord selon lequel le poste de président par intérim du pays revient aux président de l’Assemblée nationale, qui devra organiser de nouvelles élections.
    Cependant, l’accord ne précise pas quel rôle attend la junte militaire et son leader, ni la durée de la période de transition d’ici aux prochaines élections. Dioncounda Traore, le président de l’Assemblée nationale, a fui le Mali le jour du coup d’État.
    Quant au président renversé, Amadou Toumani Toure, on ignore toujours où il se trouve, tout comme ses plus proches collaborateurs.
    La déclaration a été bien accueillie par le ministre des Affaires étrangères du Burkina Faso, Djibrill Bassole. Le ministre a expliqué que les pays voisins avaient accepté de lever les lourdes sanctions imposées au Mali plus tôt cette semaine, y compris la fermeture des frontières du pays. Ce dernier importe la totalité de ses hydrocarbures et déjà, plusieurs quartiers de la capitale Bamako n’étaient alimenté en électricité que pendant des demi-journées.
    Un officier supérieur impliqué dans les négociations a expliqué, sous le couvert de l’anonymat, que le président de l’Assemblée nationale pourrait rentrer au Mali dès samedi. L’officier a également indiqué que l’accord signifiait que le capitaine Sanogo, qui il y a quelques jours à peine refusait toujours de céder le pouvoir malgré la menace d’embargo, avait finalement choisi de remettre le pays sur la voie de la démocratie.
    Tard vendredi soir, le gouvernement canadien a émis un communiqué dans lequel il dit accueillir favorablement la décision des responsables du coup d’État à Bamako d’accepter de remettre le pouvoir à un nouveau gouvernement de transition.
    Le ministre des Affaires étrangères John Baird ajoute dans ce communiqué que le Canada rejette catégoriquement la déclaration d’indépendance des rebelles du nord.
    Par Rukmini CallimacHi The Associated Press

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    Sarkozy-Guéant-Hortefeux
     la France défigurée par la xénophobie rampante

    France : deux ans de discours xénophobes et recul des droits des migrants
    08 Mars 2012 Par Maxime-Azadi
    Au moment où le président français Nicolas Sarkozy multiplie ses discours ouvertement xénophobes, la Cimade lance un appel pour une politique d’hospitalité. « Depuis 2009, les responsables politiques et les médias ont multiplié et légitimé les discours ouvertement xénophobes » déplore l'organisation.
    Plus de 9 milles personnes ont signé l’appel pour une politique d’hospitalité lancé par la Cimade.  Parmi les premiers signataires figurent des philosophes, historiens et des sociologues.
    La Cimade est une organisation non gouvernementale qui accueille, oriente et défend les demandeurs d'asile, les réfugiés et tous les migrants.
    La haine de l’étranger
    Dénonçant la politique « inefficace qui provoque de surcroit des dégâts humains considérables et met en péril nos libertés », la Cimade affirme que « la haine de l’étranger ou de l’autre continue plus que jamais à scander le rythme des discours politiques, détournant le regard des citoyens des enjeux autrement plus graves de sous-emploi, d’inégalités sociales et d’injustice fiscale. »
    « Dans ce contexte, l’intégration des immigrés est devenue une injonction généralisée, visant à discriminer les étrangers en s’appuyant sur l’argument de ‘l’assimilation’ à de supposées ‘valeurs communes’, qui ne sont que le masque d’un nationalisme d’exclusion. » ajoute-elle.
    Parallèlement, la Cimade présente dans son rapport «Migrations. États des lieux 2012 » un panorama global des conséquences des politiques publiques en matière d’immigration depuis 2009.
    « Les deux années passées depuis la publication de Migrations-État des lieux 2009 ont marqué des étapes supplémentaires dans le recul des droits des migrants, dans l’affirmation d’une politique sécuritaire mettant à mal les libertés et dans la stigmatisation des étrangers et des immigrés en France » conclut l’organisation, dans ce rapport est fondé sur l’expérience quotidienne, sur le terrain, de plus de 2000 militants.
    Proposant une analyse des politiques publiques en matière d’immigration, la Cimade dénonce « les politiques européennes sécuritaires vis-à-vis des pays du Sud aux pratiques abusives des préfectures en matière d’hébergement des demandeurs d’asile en passant par les labyrinthes dans lesquels se perdent les demandeurs de visa ou les dérives de la politique du chiffre en Outre-mer. »
    La Cimade publie également 40 propositions pour une politique d’hospitalité au moment où Sarkozy estimait qu'il y a "trop d'étrangers sur notre territoire", dans la course aux élections présidentielles. 
    Les révolutions arabes n’ont pas changé le système inégalitaire de l’Europe
    Au niveau européen, Cimade attire l’attention sur les révolutions arabes qui ont « brusquement dévoilé au printemps 2011 la complaisance des États européens avec certains régimes autoritaires en échange notamment de leur collaboration dans la lutte contre l’immigration vers l’Europe. » Il dénonce, « Cependant, malgré la nouvelle donne politique, les États européens refusent de revoir le système inégalitaire qu’ils ont mis en place ces dernières années. Les États du sud de la Méditerranée se voient donc poussés, à nouveau, par un chantage économique, à remplir indéfectiblement leur rôle de ‘gendarmes de l’Europe’».
    Selon le rapport, 60 % migrations internationales sont des migrations sud-sud, tandis que plus de 2000 migrants ont disparu en Méditerranée entre février et septembre 2011.
    Quand L’Europe verrouille ses frontières face au printemps arabe
    Selon l’Organisation internationale pour les migrations (OIM), cité dans le rapport, depuis la fin du régime de Ben Ali en Tunisie, le 14 janvier 2011, 25000 personnes sont arrivées sur l’île de Lampedusa.
    « Tout en saluant la révolution, l’Europe n’a pas tardé à s’inquiéter des ‘risques migratoires et terroristes’ allant jusqu’à verrouiller des frontières internes à l’espace Schengen. La majorité des Tunisiens arrivés en Europe après avoir risqué leur vie en mer ont été expulsés ou vivent cachés, sans possibilité de régularisation. En comparaison, la Tunisie a accueilli au même moment près de 300000 personnes fuyant la guerre civile en Libye » affirme la Cimade.
    Le budget de l'agence européenne chargée de la surveillance des frontières, Frontex, a augmenté de 254 % entre 2007 et 2011, ajoute l’organisation. 
    En France, la logique purement sécuritaire
    L’organisation affirme qu’en France, « la logique purement sécuritaire de gestion des flux migratoires s’est matérialisée notamment par le fait que désormais toutes les questions relatives aux migrations relèvent du ministère de l’Intérieur. »
    Contrôles d’identité massifs et systématiques
    Malgré des condamnations par des juridictions françaises et par la Cour de justice de l’Union européenne, la France a continué d’organiser des contrôles d’identité massifs et systématiques à ses frontières terrestres, intérieures à l’espace Schengen, rappelle l’organisation.  « Il est vrai que cette pratique, interdite par la Convention de Schengen, permet d’interpeller et d’expulser 10 000 personnes chaque année, soit un tiers des objectifs fixés par le gouvernement. Enfin, l’année 2011 a été marquée par le désaveu par la Cour de justice de l’Union européenne du délit de séjour irrégulier appliqué en France. »
    Des chiffres accablants
    *28 000 personnes étrangères ont été expulsées depuis la Métropole en 2010.
    *Le quota est fixé à 30 000 pour 2011. 
    *35 000 migrants ont été expulsés depuis l’outre-Mer dont 26 000 uniquement depuis Mayotte.
    *356 enfants ont été enfermés en centre de rétention en Métropole. On estime que 6 000 enfants ont été enfermés puis expulsés depuis Mayotte.
    Humilier, précariser pour mieux dissuader
    « Aux guichets des préfectures et des consulats, il est de plus en plus difficile pour les étrangers et étrangères de faire valoir leurs droits, qu’ils soient touristes, hommes d’affaires, étudiants, travailleurs, demandeurs d’asile ou réfugiés. »
    « Depuis quelques années, c’est une véritable politique visant à les dissuader et à les décourager d’entamer les démarches pour entrer ou séjourner légalement en France qui a été mise en place. Car le discours sur l’immigration « choisie » de 2007 est bel et bien enterré, aujourd’hui l’objectif du gouvernement est de réduire l’immigration légale. »
    Les personnes étrangères incarcérées
    « S’il est difficile pour les personnes étrangères de faire valoir leurs droits auprès des administrations, cela est presque impossible pour les personnes étrangères incarcérées. Celles-ci représentent 18% de la population carcérale alors qu’elles ne représentent que 7% de la population française. En effet, à infraction égale, elles sont plus souvent condamnées à des peines de prison ferme que les personnes française. »
    L’obsession de la fraude
    « À toutes les échelles, la suspicion a été élevée en mode de gouvernance. Les étrangers sont soupçonnés de vouloir profiter du système social français alors même que la plupart n’en ont pas la moindre connaissance, les conjoints de Français de simuler des fausses intentions pour faire des mariages dits ‘gris’, les étudiants de s’inscrire à l’université dans le seul but de pouvoir séjourner en France, etc. Dans cette même logique, le gouvernement s’en est pris aux demandeurs d’asile, considérés comme de possibles fraudeurs. Le nombre de procédures prioritaires, procédures utilisées en cas de «demande manifestement infondée » s’est considérablement accru. En 2011, 26% de l’ensemble des demandes d’asiles ont été examinées en procédure prioritaire, une procédure expéditive, qui ne garantit pas de véritable protection pour les demandeurs d’asile. »
    « De plus, 14,5% des demandeurs d’asile ont été placés sous procédure Dublin. Finalement, seulement 60% des demandeurs d’asile ont accès à la procédure normale, sans pour autant, dans les faits, avoir accès à l’ensemble de leurs droits, dont le droit à l’hébergement. Les demandeurs d’asile sont devenus une variable d’ajustement des politiques migratoires restrictives. »
    Étrangers malades sans droits
    « L’adoption d’une nouvelle loi sur l’immigration le 16 juin 2011 a aussi été l’occasion de restreindre encore plus l’accès au droit au séjour pour les étrangers malades. Désormais seuls les étrangers dont le traitement approprié à leur état de santé est ‘absent’ dans leur pays d’origine ont droit de séjourner en France. Auparavant, les étrangers qui n’avaient pas accès au traitement approprié dans leur pays d’origine étaient protégés. En effet, tous les traitement sont théoriquement «présents» dans tous les pays du monde, mais encore faut il y avoir accès. 28 000 personnes étrangères gravement malades vivent et sont soignées en France. En restreignant ce droit au séjour, cette nouvelle disposition renforce la clandestinité, aggrave le non-recours aux soins, nuit aux actions de prévention et retarde la prise en charge médicale. Sans compter que l’accès à l’Aide médicale d’État a lui aussi été sévèrement restreint.
    Or c’est grâce à cette aide médicale que de nombreux étrangers en situation irrégulière peuvent avoir accès aux soins. Ces réformes volontairement médiatisées et présentées comme des mesures de lutte contre les fraudes sociales, sont pourtant contraires aux impératifs financiers (traitement précoce moins coûteux qu’à des stades avancés) et aux principes de santé publique. »
    Deux ans de discours xénophobes
    « Depuis 2009, les responsables politiques et les médias ont multiplié et légitimé les discours ouvertement xénophobes. Port de la burqa, identité nationale, déchéance de la nationalité, chasse aux Roms, ces deux dernières années ont été marquées par une succession de polémiques qui ont largement contribué à stigmatiser les étrangers comme les Français d’origine étrangère Et les préjugés et idées reçues, pourtant battus en brèche par les chiffres et les réalités, continuent à rythmer les discours politiques. Les plus hautes autorités ont répandu l’idée que l’intégration serait un problème insoluble, voire qu’il serait impossible d’intégrer certains étrangers du fait de différences culturelles trop importantes. Ces discours décomplexés sont accompagnés de politiques publiques toujours plus restrictives en matière de naturalisation et d’intégration, celle-ci relevant désormais de la seule responsabilité des étrangers. » (Blog de Maxime Azadi avec ActuKurde)


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    02/04 | 11:55 | mis à jour à 12:31 | Marie Bellan |

    Les immigrés coûtent-ils cher à la France ?


    Tout au long de la campagne présidentielle, la rédaction des «Echos» vérifie et met en perspective les chiffres utilisés par les candidats ou leur entourage. Aujourd'hui, protection sociale et immigration.
    Nicolas Sarkozy s'est livré mercredi 28 février, dans les Yvelines, à une violente charge contre l'immigration en se posant comme le défenseur d'un modèle social français qui ne « résisterait pas » à un afflux d'étrangers. « Il y a un moment où nous devons dire par souci de l'équilibre de nos comptes sociaux [...] que nous ne pouvons pas accueillir tout le monde », a-t-il lancé.

    En réalité, selon les travaux des économistes Xavier Chojnicki et Lionnel Ragot, si les immigrés, considérés individuellement, ont une contribution nette inférieure à celle des autochtones aux comptes publics, la contribution nette globale de l'ensemble des immigrés en situation régulière serait légèrement positive (plus 3,9 milliards en 2005), du fait de la structure par âge de cette population. Les immigrés sont en moyenne plus jeunes, donc dans la population active essentiellement et très peu parmi les retraités, et ils ont moins recours que la moyenne des Français à l'assurance-maladie.
    L'immigration ne constitue donc pas une aubaine en termes économiques, mais ne peut pas être considérée comme un fardeau.
    MARIE BELLAN


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  • Parachutage et Xénophobie

    Parachutage et représentation

    Décidemment, Alain Marsaud n’a rien à voir avec les Français de l’étranger. Parachuté pour « pantoufler » dans un siège de député qu’on lui disait gagner d’avance, il a choisi une sommité médicale, certes tout à fait respectable, mais dont la relation avec la 10ème circonscription des Français de l’étranger n’apparaît pas évidente, c’est le moins que l’on puisse dire. Les Français de la 10ème  jugeront d’eux-mêmes s’ils veulent être représentés par une personne extérieure.


    Bernard Debré Président du comité de soutien d’Alain Marsaud | Alain MARSAUD – Elections 2012 –

    A moins de trois mois des élections législatives, Alain Marsaud lance son comité de soutien avec comme Président, le Professeur Bernard Debré.

     Ci-dessous, la réaction d’un compatriote, électeur de la 10ème circonscription.

    De : XXXXX
    Envoyé : jeudi 29 mars 2012 12:24
    À : 'Jean Daniel Chaoui'; 'Undisclosed-Recipient:;'
    Objet : Comité de soutien

    Ça en dit long...

    Monsieur Marsault, lui-même n’ayant rien à voir avec les Français de l’étranger, n’a pas réussi à trouver une personnalité de l’UMP, résidant dans sa circonscription comme président(e) de son comité de soutien !

    Ou bien c’est qu’il n’a essuyé que des refus de tous ceux qui ont été frustrés par un parachutage d’un candidat battu dans l’hexagone, lors des dernières législatives…

    Bonne campagne Monsieur Marsault et Monsieur Debré…

    XXXXXX

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    Sarkozy-Guéant-Hortefeux,la France défigurée par la xénophobie rampante

    France : deux ans de discours xénophobes et recul des droits des migrants
    08 Mars 2012 Par Maxime-Azadi
    Au moment où le président français Nicolas Sarkozy multiplie ses discours ouvertement xénophobes, la Cimade lance un appel pour une politique d’hospitalité. « Depuis 2009, les responsables politiques et les médias ont multiplié et légitimé les discours ouvertement xénophobes » déplore l'organisation.
    Plus de 9 milles personnes ont signé l’appel pour une politique d’hospitalité lancé par la Cimade.  Parmi les premiers signataires figurent des philosophes, historiens et des sociologues.
    La Cimade est une organisation non gouvernementale qui accueille, oriente et défend les demandeurs d'asile, les réfugiés et tous les migrants.
    La haine de l’étranger
    Dénonçant la politique « inefficace qui provoque de surcroit des dégâts humains considérables et met en péril nos libertés », la Cimade affirme que « la haine de l’étranger ou de l’autre continue plus que jamais à scander le rythme des discours politiques, détournant le regard des citoyens des enjeux autrement plus graves de sous-emploi, d’inégalités sociales et d’injustice fiscale. »
    « Dans ce contexte, l’intégration des immigrés est devenue une injonction généralisée, visant à discriminer les étrangers en s’appuyant sur l’argument de ‘l’assimilation’ à de supposées ‘valeurs communes’, qui ne sont que le masque d’un nationalisme d’exclusion. » ajoute-elle.
    Parallèlement, la Cimade présente dans son rapport «Migrations. États des lieux 2012 » un panorama global des conséquences des politiques publiques en matière d’immigration depuis 2009.
    « Les deux années passées depuis la publication de Migrations-État des lieux 2009 ont marqué des étapes supplémentaires dans le recul des droits des migrants, dans l’affirmation d’une politique sécuritaire mettant à mal les libertés et dans la stigmatisation des étrangers et des immigrés en France » conclut l’organisation, dans ce rapport est fondé sur l’expérience quotidienne, sur le terrain, de plus de 2000 militants.
    Proposant une analyse des politiques publiques en matière d’immigration, la Cimade dénonce « les politiques européennes sécuritaires vis-à-vis des pays du Sud aux pratiques abusives des préfectures en matière d’hébergement des demandeurs d’asile en passant par les labyrinthes dans lesquels se perdent les demandeurs de visa ou les dérives de la politique du chiffre en Outre-mer. »
    La Cimade publie également 40 propositions pour une politique d’hospitalité au moment où Sarkozy estimait qu'il y a "trop d'étrangers sur notre territoire", dans la course aux élections présidentielles. 
    Les révolutions arabes n’ont pas changé le système inégalitaire de l’Europe
    Au niveau européen, Cimade attire l’attention sur les révolutions arabes qui ont « brusquement dévoilé au printemps 2011 la complaisance des États européens avec certains régimes autoritaires en échange notamment de leur collaboration dans la lutte contre l’immigration vers l’Europe. » Il dénonce, « Cependant, malgré la nouvelle donne politique, les États européens refusent de revoir le système inégalitaire qu’ils ont mis en place ces dernières années. Les États du sud de la Méditerranée se voient donc poussés, à nouveau, par un chantage économique, à remplir indéfectiblement leur rôle de ‘gendarmes de l’Europe’».
    Selon le rapport, 60 % migrations internationales sont des migrations sud-sud, tandis que plus de 2000 migrants ont disparu en Méditerranée entre février et septembre 2011.
    Quand L’Europe verrouille ses frontières face au printemps arabe
    Selon l’Organisation internationale pour les migrations (OIM), cité dans le rapport, depuis la fin du régime de Ben Ali en Tunisie, le 14 janvier 2011, 25000 personnes sont arrivées sur l’île de Lampedusa.
    « Tout en saluant la révolution, l’Europe n’a pas tardé à s’inquiéter des ‘risques migratoires et terroristes’ allant jusqu’à verrouiller des frontières internes à l’espace Schengen. La majorité des Tunisiens arrivés en Europe après avoir risqué leur vie en mer ont été expulsés ou vivent cachés, sans possibilité de régularisation. En comparaison, la Tunisie a accueilli au même moment près de 300000 personnes fuyant la guerre civile en Libye » affirme la Cimade.
    Le budget de l'agence européenne chargée de la surveillance des frontières, Frontex, a augmenté de 254 % entre 2007 et 2011, ajoute l’organisation. 
    En France, la logique purement sécuritaire
    L’organisation affirme qu’en France, « la logique purement sécuritaire de gestion des flux migratoires s’est matérialisée notamment par le fait que désormais toutes les questions relatives aux migrations relèvent du ministère de l’Intérieur. »
    Contrôles d’identité massifs et systématiques
    Malgré des condamnations par des juridictions françaises et par la Cour de justice de l’Union européenne, la France a continué d’organiser des contrôles d’identité massifs et systématiques à ses frontières terrestres, intérieures à l’espace Schengen, rappelle l’organisation.  « Il est vrai que cette pratique, interdite par la Convention de Schengen, permet d’interpeller et d’expulser 10 000 personnes chaque année, soit un tiers des objectifs fixés par le gouvernement. Enfin, l’année 2011 a été marquée par le désaveu par la Cour de justice de l’Union européenne du délit de séjour irrégulier appliqué en France. »
    Des chiffres accablants
    *28 000 personnes étrangères ont été expulsées depuis la Métropole en 2010.
    *Le quota est fixé à 30 000 pour 2011. 
    *35 000 migrants ont été expulsés depuis l’outre-Mer dont 26 000 uniquement depuis Mayotte.
    *356 enfants ont été enfermés en centre de rétention en Métropole. On estime que 6 000 enfants ont été enfermés puis expulsés depuis Mayotte.
    Humilier, précariser pour mieux dissuader
    « Aux guichets des préfectures et des consulats, il est de plus en plus difficile pour les étrangers et étrangères de faire valoir leurs droits, qu’ils soient touristes, hommes d’affaires, étudiants, travailleurs, demandeurs d’asile ou réfugiés. »
    « Depuis quelques années, c’est une véritable politique visant à les dissuader et à les décourager d’entamer les démarches pour entrer ou séjourner légalement en France qui a été mise en place. Car le discours sur l’immigration « choisie » de 2007 est bel et bien enterré, aujourd’hui l’objectif du gouvernement est de réduire l’immigration légale. »
    Les personnes étrangères incarcérées
    « S’il est difficile pour les personnes étrangères de faire valoir leurs droits auprès des administrations, cela est presque impossible pour les personnes étrangères incarcérées. Celles-ci représentent 18% de la population carcérale alors qu’elles ne représentent que 7% de la population française. En effet, à infraction égale, elles sont plus souvent condamnées à des peines de prison ferme que les personnes française. »
    L’obsession de la fraude
    « À toutes les échelles, la suspicion a été élevée en mode de gouvernance. Les étrangers sont soupçonnés de vouloir profiter du système social français alors même que la plupart n’en ont pas la moindre connaissance, les conjoints de Français de simuler des fausses intentions pour faire des mariages dits ‘gris’, les étudiants de s’inscrire à l’université dans le seul but de pouvoir séjourner en France, etc. Dans cette même logique, le gouvernement s’en est pris aux demandeurs d’asile, considérés comme de possibles fraudeurs. Le nombre de procédures prioritaires, procédures utilisées en cas de «demande manifestement infondée » s’est considérablement accru. En 2011, 26% de l’ensemble des demandes d’asiles ont été examinées en procédure prioritaire, une procédure expéditive, qui ne garantit pas de véritable protection pour les demandeurs d’asile. »
    « De plus, 14,5% des demandeurs d’asile ont été placés sous procédure Dublin. Finalement, seulement 60% des demandeurs d’asile ont accès à la procédure normale, sans pour autant, dans les faits, avoir accès à l’ensemble de leurs droits, dont le droit à l’hébergement. Les demandeurs d’asile sont devenus une variable d’ajustement des politiques migratoires restrictives. »
    Étrangers malades sans droits
    « L’adoption d’une nouvelle loi sur l’immigration le 16 juin 2011 a aussi été l’occasion de restreindre encore plus l’accès au droit au séjour pour les étrangers malades. Désormais seuls les étrangers dont le traitement approprié à leur état de santé est ‘absent’ dans leur pays d’origine ont droit de séjourner en France. Auparavant, les étrangers qui n’avaient pas accès au traitement approprié dans leur pays d’origine étaient protégés. En effet, tous les traitement sont théoriquement «présents» dans tous les pays du monde, mais encore faut il y avoir accès. 28 000 personnes étrangères gravement malades vivent et sont soignées en France. En restreignant ce droit au séjour, cette nouvelle disposition renforce la clandestinité, aggrave le non-recours aux soins, nuit aux actions de prévention et retarde la prise en charge médicale. Sans compter que l’accès à l’Aide médicale d’État a lui aussi été sévèrement restreint.
    Or c’est grâce à cette aide médicale que de nombreux étrangers en situation irrégulière peuvent avoir accès aux soins. Ces réformes volontairement médiatisées et présentées comme des mesures de lutte contre les fraudes sociales, sont pourtant contraires aux impératifs financiers (traitement précoce moins coûteux qu’à des stades avancés) et aux principes de santé publique. »
    Deux ans de discours xénophobes
    « Depuis 2009, les responsables politiques et les médias ont multiplié et légitimé les discours ouvertement xénophobes. Port de la burqa, identité nationale, déchéance de la nationalité, chasse aux Roms, ces deux dernières années ont été marquées par une succession de polémiques qui ont largement contribué à stigmatiser les étrangers comme les Français d’origine étrangère Et les préjugés et idées reçues, pourtant battus en brèche par les chiffres et les réalités, continuent à rythmer les discours politiques. Les plus hautes autorités ont répandu l’idée que l’intégration serait un problème insoluble, voire qu’il serait impossible d’intégrer certains étrangers du fait de différences culturelles trop importantes. Ces discours décomplexés sont accompagnés de politiques publiques toujours plus restrictives en matière de naturalisation et d’intégration, celle-ci relevant désormais de la seule responsabilité des étrangers. » (Blog de Maxime Azadi avec ActuKurde)


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  • Chroniques de la Xénophobie  ordinaire de l'UMP

     

    Naturalisations, le double langage du gouvernement

    M. Guéant s'est félicité mardi 10 janvier du durcissement des conditions d'accès à la nationalité affichant une baisse de 30% des naturalisations par décision de l'autorité publique, celles-ci passant de 94.500 en 2010 à 66.000 en 2011.
    Pourtant, il y a un mois, lors du débat sur la proposition de loi constitutionnelle de la majorité sénatoriale relatif au droit de vote des étrangers aux élections locales, que n’a-t-on pas entendu sur la générosité et l’ouverture de la France à accorder la naturalisation française pour s’opposer à ce texte. Les chiffres annoncés allant de 100 000 à 130000 nouveaux naturalisés chaque année.  
    Ainsi, François Fillon affirmait en séance publique: « À l’évidence, un étranger qui réside de longue date en France, qui respecte nos lois et qui s’investit n’aura aucune difficulté à obtenir la nationalité française ».
    Les mensonges de la droite sont grossiers. Pour les préfectures aujourd’hui, tout est un prétexte à un refus. Et depuis le fichage orwellien des étrangers qui va jusqu’à enregistrer leurs visites médicales, l’Etat dispose de moyens sans précédents pour refuser une naturalisation sous des prétextes plus fallacieux et il ne se gêne pas pour le faire. Voilà aujourd’hui la preuve par Claude Guéant lui-même de ce que nous dénoncions il y a un mois.

    Communiqué du Sénateur des Français établis hors de France, Richard Yung

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    Etudiants étrangers: la copie reste insuffisante

    le 12 Janvier 2012 par Mireille Le Corre


    Par Mireille Le Corre, responsable du pôle immigration et intégration.

     Malgré le renfort d'annonces ministérielles, la nouvelle circulaire  signée ce jour sur les étudiants étrangers ne devrait malheureusement pas suffire à réparer les dégâts déjà commis.

     On ne peut bien entendu que se réjouir de la suspension, qui évite provisoirement le pire, de toutes les obligations de quitter le territoire français notifiées depuis le 1er juin 2011 aux étudiants ayant déposé un dossier et qui en demandent le réexamen. 

     Cette circulaire reste restrictive et ne règlera pas le problème de nombreux étudiants.  La politique de fermeture mise en œuvre avec la circulaire du 31 mai a eu des conséquences dramatiques, en termes humains d'abord car elle a fait partir de nombreux étudiants étrangers formés dans nos  universités et nos écoles. Elle a également terni, de façon durable, l'image de la France à l'étranger. 

    Le mal est fait, et durablement et il aurait fallu des signaux bien plus forts que cette nouvelle circulaire « a minima ».

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     L’autosatisfaction xénophobe de Claude Guéant

     Écrit par Richard Yung   

    Lundi, 16 Janvier 2012

    « Chiffre record », « objectif atteint »… bien sûr il ne s’agit pas de la croissance de notre pays mais bien de la politique d’immigration.

    Alors que le bilan du Gouvernement est catastrophique concernant l’emploi, la protection sociale ou encore le pouvoir d’achat, l’acharnement du ministre de l’intérieur contre les étrangers paie.
    Ses collègues font profil bas dans les médias et justifient leurs piètres performances par la crise, Claude Guéant, quant à lui, présente de formidables résultats pour l’année 2011.

    Expulsions

    Le ministre se félicite d’avoir atteint le chiffre record de 32 922 expulsions en 2011, soit une hausse de 17, 5% !
    Face à l’autosatisfaction du ministre, les socialistes lui ont rappelé qu’au-delà des chiffres, il y a des hommes et des femmes, et des drames humains.
    Mais Claude Guéant n’en a cure, pour 2012, il place la barre des expulsions à 35 000.

    Naturalisations

    Le ministre annonce triomphalement une chute de 30% des naturalisations pour 2011. Cette baisse est le résultat d’une politique de refus guidée par une idéologie de l’assimilation qui n’a plus rien à voir avec la condition républicaine d’intégration. Les critères affichés, de maîtrise de la langue entres autres, ne correspondent pas aux conditions requises en réalité pour devenir Français comme un témoigne cet exemple : Pas assez fortunée pour obtenir la nationalité
    Les refus de plus en plus nombreux contredisent les affirmations de François Fillon qui lors du débat relatif au droit de vote des étrangers osait prétendre qu’« À l’évidence, un étranger qui réside de longue date en France, qui respecte nos lois et qui s’investit n’aura aucune difficulté à obtenir la nationalité française ».
    (Voir les nouvelles conditions de naturalisation)

    Immigration légale

    Concernant l’immigration légale, le ministre présente une baisse de 3,6% du nombre de titres de séjour accordés. C’est peu pour un homme qui martèle que 200 000 étrangers par an en situation régulière c’est « trop ». Mais il promet de mieux faire. Ce dont on ne doute pas au regard de son acharnement contre la fine fleur de l’immigration professionnelle, les étudiants étrangers diplômés, que le ministre n’a eu de cesse de vouloir expulser avant de devoir avaler son chapeau face au tollé provoqué.
    La vision bornée et rabougrie de Claude Guéant ne prend pas en compte le besoin de financement de la protection sociale à long terme. Le vieillissement de la population doit être compensé par une arrivée de jeunes travailleurs qui participeront au financement de nos retraites et de nos dépenses de santé.
    La politique de Claude Guéant déplaît dans les milieux économiques où l’on a conscience que fermer la porte à la main d’œuvre étrangère nuira forcément à la croissance et à la compétitivité.
    Mais Claude Guéant n’entend pas car il écoute les sirènes électoralistes. Il reprend le slogan éculé par le FN qui fait des immigrés les responsables du chômage malgré l’absurdité maintes fois démontrée de cet argument. En France, comme ailleurs, les travailleurs immigrés occupent des emplois dont ne veulent pas les populations locales.

    Asile

    La France n’est pas, contrairement à ce que Claude Guéant prétend, le pays le plus généreux en matière d’asile. La France est le deuxième pays le plus sollicité par les demandeurs d’asile. Cependant, si l’on raisonne en termes de taux de reconnaissance du statut de réfugié, l’on constate que notre pays est moins généreux que la plupart des États européens. Certes, le nombre de demandeurs d’asile a augmenté mais la proportion de personnes en ayant effectivement bénéficié est en baisse.

    À l’opposé du Gouvernement, François Hollande, souhaite remettre l’intégration au cœur de la politique d’immigration.


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  • Immigration / Nationalité

    Claude Guéant sombre dans une politique xénophobe,

     Claude Guéant continue son marathon derrière le Front National dans le but de récupérer son électorat ou du moins une partie de celui-ci et d’affaiblir Marine Le Pen. Tout est bon pour y parvenir, y compris la démagogie xénophobe qui a pour conséquence principale la banalisation des thèses frontistes et l’accélération des comportements racistes et des situations d’exclusion.

     Après les enfants d’immigrés qui font baisser le niveau scolaire dans les écoles, voici les étudiants étrangers que l’on renvoie dès leurs études terminées et les « mesures spécifiques » contre la délinquance étrangère dénoncée comme bien supérieure à la moyenne.

     Cette phraséologie anti-étrangère permanente de la part du Ministre de l’intérieur donne de la France une image déplorable, voire piteuse. Imaginons ce que nous ressentirions si nous entendions les dirigeants des pays où nous résidons tenir à notre égard en permanence des propos agressifs et dépréciatifs. Tout cela est lamentable.

     Vivement avril 2012  que l’on puisse tourner cette page de plus en plus insupportable.

     Tananarive, le 27/12/211

    Jean-Daniel Chaoui

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     Le 2 novembre 2011

    communiqué de la Fédération socialiste des Français de l'étranger

     La Fédération des français à l'étranger condamne fermement les dispositions de la circulaire du 31 mai 2011

     Par une circulaire du 31 mai 2011 relative à l’immigration professionnelle, les Ministères de l'Intérieur et du travail compliquent considérablement l'obtention d’autorisation de travail par les étudiants étrangers hors UE diplômés en France des universités et des grandes écoles.

    Au-delà de sa xénophobie  latente, cette circulaire qui freine un peu plus l’immigration légale représente une aberration économique pour notre pays.

    Grâce à la qualité de son système d’enseignement supérieur et à une politique d’attractivité éducative, la France draine chaque année de nombreux étudiants venus de l’étranger, qui acquièrent sur notre territoire des compétences à forte valeur ajoutée. En participant à la croissance, souvent dans des secteurs innovants, ces étudiants devenus salariés contribuent à l’essor économique et culturel de notre pays : ils créent de la richesse et des emplois, participent à l’effort de solidarité nationale (remboursant au passage le coût de leur éducation) et modifient la composition démographique du pays en assurant une meilleure répartition de l’effort des retraites. Parfois issus des Lycées français à l’étranger, ils contribuent aussi au rayonnement de la France et de la francophonie dans le monde.

    Or les cas de décision administrative de rejet accompagnée d’une Obligation de quitter le Territoire français (OQTF) par application de la circulaire du 31 mai se multiplient. Cette année, près de 6 000 jeunes diplômés de nos plus prestigieux établissements se voient ainsi interdire toute embauche sur le territoire national.

    Cette discrimination  représente non seulement une injustice honteuse, mais également une gabegie financière, scientifique et culturelle pour la France.

    La droite, aveuglée par sa concurrence avec le Front National, contribue à affaiblir la France en chassant les élites d'origine étrangère qu'elle a elle-même formées.

    C'est pourquoi la FFE condamne fermement les dispositions mises en place par cette circulaire hostile à l’intérêt national et international de la France.

     Fédération des Français à l'étranger

    Parti Socialiste

    10 Rue de Solférino

    75333 Paris Cedex 07

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    Marine Le Pen veut créer «une nationalité à points»

    Marine Le Pen a plaidé pour la mise en place d’une nationalité à points, sur le modèle du permis de conduire. «Pendant dix ans on peut perdre la nationalité française si on a commis des crimes ou des délits» ou encore si on ne veut «pas se soumettre aux grands principes» de la vie en France, en faisant référence notamment à la laïcité.

    La déchéance sera, selon elle, irrémédiable. «On ne pourra pas récupérer ses points», explique-t-elle. Très offensive sur le thème de l’immigration, elle a également martelé ses mesures emblématiques en la matière : «la priorité nationale» face à l’emploi ou encore «l’arrêt du regroupement familial» et de «la naturalisation automatique».

    « Je peux être élu présidente de la République. Ce n’est pas un fantasme car je suis la voix de tous ceux qui n’ont plus de voix», a-t-elle conclu

    leparisien

     


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  • N'oubliez pas d'aller voir le nouveau album " Visite du Senateur Yung Juin 2011 à Madagascar"

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    LA BINATIONALITÉ CONTESTÉE À L’UMP

     

    Course à l’échalotte entre l’UMP et le Front National : qui le premier ?

     

    Fin mai 2011, la présidente du Front National, Marine Le Pen, envoyait une lettre à tous les députés français se déclarant favorable à la suppression de la binationalité. « La multiplicité des appartenances à d'autres nations, écrivait-elle, contribue aujourd'hui, et d'une manière de plus en plus préoccupante, à affaiblir chez nos compatriotes l'acceptation d'une communauté de destin, et par là même à miner les fondements de l'action de l'Etat. Comment peut-on accepter que les mêmes citoyens participent, en raison de leur pluri-appartenance, à des élections majeures dans des pays différents? »

    La Droite Populaire, section dure de l’UMP, s'est alors empressée de revendiquer son antériorité sur dans la dénonciation de la pluri-nationalité, précisant qu'elle avait déjà demandé en 2010 qu'il soit interdit à tout citoyen français de posséder une autre nationalité.

    Pour trouver une traduction aux revendications de la Droite Populaire que M. Goasguen, député UMP, fut chargé en octobre 2010, lors du débat sur le projet de loi sur l’immigration, d’une « mission parlementaire d’information sur la nationalité ».

    Le 21 juin 2011, il a donc publié un rapport qui détaille les modalités d’interdiction de la pluri-nationalité. Les enfants ayant deux nationalités ou plus devront choisir entre leur nationalité française et l’autre ou les autres nationalités. Quant aux personnes souhaitant acquérir la nationalité française, elles devront répudier leurs autres nationalités.

    Dans une interview donnée au journal La Croix le 9 mai 2011, M. Goasguen avait déjà révélé sa pensée :

    « Cela veut dire qu'on demanderait aux gens de choisir entre deux nationalités. Ou bien qu'on aille vers une limitation des droits politiques. Car il est tout de même gênant qu'une personne puisse voter en France et dans un autre Etat. En procédant ainsi, un binational se retrouverait en quelque sorte avec « une nationalité et demie ».

    Il proposait par ailleurs de ficher les binationaux (pour quoi faire ?) « Je souhaite que l'on commence par enregistrer les situations de double nationalité au moment des actes de mariage, de naissance ou de naturalisation. On disposerait ainsi à terme d'un registre des binationaux. En France aujourd'hui, on ne sait pas combien ils sont, sans doute 4 à 5 millions. Je souhaite aussi qu'on aille progressivement vers une limitation de la double nationalité par le biais de discussions bilatérales avec les pays ».

    Le président Sarkozy s’est immédiatement aperçu, comme à leur niveau M. Marsaud et sa suppléante, Mme Blineau-Abiramia, de l’effet désastreux sur les Français de l’étranger de cette attaque contre les binationaux dans la perspective de l’élection législative de 2012.

    Et c’est ainsi que le 22 juin M. Goasguen a, dans l’urgence, entamé un rétropédalage remarqué, minimisant la porté du rapport publié la veille, cependant que, de son côté, Mme Blineau-Abiramia se lançait, sur le site de l’UMP Liban, dans un vibrant éloge de la binationalité

     

    Signification politique de cette offensive contre les binationaux

     

    L’offensive de M. Goasguen et de ses amis n’est pas un acte manqué isolé, et c’est pourquoi elle est si préoccupante. Elle s’inscrit dans le cadre général d’une politique visant à stigmatiser pêle-mêle, de manière plus ou moins voilée, l’immigré, le Rom, le musulman, l’étranger en général et désormais le binational, tous suspects de porter atteinte à la pureté de la nation française.

    Hors de France, des mesures administrativement décidées bien loin du contrôle parlementaire ont également pour effet de porter insidieusement atteinte à la nationalité de certains nos compatriotes, binationaux ou non. C’est ainsi que dans certains pays, la fermeture de consulats, l’abandon progressif de l’aide apportée à certaines écoles à programme d’enseignement français, en éloignant nos compatriotes les plus modestes des services publics consulaires et de l’enseignement français à l’étranger, les privent dans les faits de la possibilité d’exercer les droits attachés à leur nationalité française qui finira en pratique par dépérir.

    l’idée selon laquelle les Français titulaires d’autres nationalités ne sont pas tout à fait  des Français à part entière poursuit donc son chemin. Une fois le venin de la xénophobie injecté, point n’est besoin de texte de loi pour que les binationaux deviennent un peu moins français que les autres, avant peut-être de ne plus l’être du tout. Les procédures administratives tatillonnes et vexatoires qui se multiplient y suffisent.

     

    Que faire face à l’insécurité juridique dont sont menacés nos compatriotes binationaux

     

    La nationalité française est un droit imprescriptible qui trouve son fondement soit dans la nationalité des parents, soit dans le fait d’être né en France, soit dans l’un des modes d’acquisition prévus par la loi.

    En Afrique, à Madagascar, Au Liban, et d’une manière générale dans tous les pays où la France a historiquement exercé un pouvoir, les binationaux doivent souvent leur nationalité française au sacrifice de leurs parents ou grands-parents. Leur nationalité française oblige la nation car ces parents ou grands-parents ne l’ont pas reçue à la naissance mais méritée.

    Toucher à ce droit c’est renier la parole de la France, c’est offenser ses principes fondamentaux d’égalité et de fraternité.

    Que ce soit en tant que citoyens comme en tant qu’élu, nous nous opposerons de manière absolue à ce qu’il soit remis en cause.

     

    Jean-Daniel CHAOUI (candidat à la députation)

    Rita MAALOUF (suppléante)

     

     


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