• Nouvelles du Moyen Orient

    Le devoir de témoigner : Syrie : l'inacceptable barbarie


        La répression menée en Syrie par l'armée de Bachard el Assad a atteint un niveau de violence et de barbarie qui ne peut plus être simplement dénoncé.
        Je me suis rendu du 11 au 14 mars au Liban où j'ai rencontré plusieurs leaders d'opinion. L'inquiétude est extrême. La crise syrienne a totalement envahi la scène politique locale. Chacun craint que le drame syrien ne finisse par déstabiliser le Liban.
        Je me suis déplacé à Tripoli dans le nord du Liban, avec une délégation comprenant notamment un Sénateur du Parti Socialiste, Jean-Yves Leconte, et Rita Maalouf, ma suppléante, Pascal Farines, mon Directeur de campagne. Nous y avons  rencontré des familles syriennes réfugiées et nous avons rendu visite à des blessés à l'hôpital. Nous nous sommes ensuite entretenus avec des associations qui s'occupent d'accueillir les réfugiés syriens et de leur venir en aide. La répression du régime est féroce, niant toute humanité : bombardements des villes et villages, tirs aveugles sur la population prise pour cible, enlèvements, tortures et exécutions visent sans distinction combattants anti-Assad et population civile, femmes et enfants confondus. L'objectif est clair : terroriser pour imposer la volonté du régime de se maintenir au pouvoir.
        Je veux aussi témoigner de l'extrême dénuement de ces populations réfugiées et de l'importance que l'aide internationale se mobilise et leur parvienne. Celle-ci reste encore largement insuffisante.
        Dans ce contexte, les prises de position du Ministre des Affaires Etrangères français, Alain Juppé, sont légitimes. Le Parti Socialiste a toujours conservé une ligne claire sur le sujet, celle de la condamnation d'un régime dictatorial, alors que le Président Sarkozy recevait Bachard El Assad à Paris il y a quelques mois. La décision prise voici quelques jours d'un retrait de 400 soldats du contingent français de la FINUL au Sud-Liban, dans le contexte politique présent, est mal venue et inopportune.
        L'impuissance actuelle de la communauté internationale est dramatique. Sans envisager une action militaire comme en Iraq ou en Afghanistan, car ces deux exemples sont précisément très peu convaincants, il n'est plus possible de s'en tenir aux condamnations de principe alors que des centaines de personnes se font massacrer chaque jour par une armée à la solde d'un régime en guerre contre son peuple.


    Jean-Daniel Chaoui, Candidat du Parti Socialiste à l'élection législative , 10ème circonscription des Français de l'étranger.


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    Découverte, par les renseignements militaires libanais, d’une cellule salafiste au sein de l’armée.

    Le commandement de l’Armée libanaise a distribué aux militaires, vendredi 9 mars, un bulletin interne portant le numéro 1, et le chef de l’armée, le général Jean Kahwaji, a tenu à ce que la teneur du texte soit connue des médias. Le bulletin indique que la troupe «ne reculera pas d’un iota de ses constantes nationales et de son rôle rassembleur et qu’elle prendra toutes les mesures préventives et
    frappera d’une main de fer toute tentative d’infiltrer ses rangs ou de porter atteinte à la cohésion et à la loyauté de ses soldats.» Le texte ajoute que «l’armée poursuivra avec fermeté ceux qui portent atteinte à la sécurité ou à la formule de convivialité entre les Libanais à quel bord qu’ils appartiennent.»
    Cette formule ambigüe, entourée de points d’interrogation et comportant plus d’un message dans plusieurs directions, cachait un événement important que l’armée à voulu garder sous silence. Il s’agit de la découverte, par les renseignements militaires, d’une cellule salafiste au sein de l’armée, composée de deux militaires, qui participaient à la préparation d’attentats à la bombe dans des casernes au nom du jihad. La cellule était composée de 7 membres: en plus des deux militaires –des sous-officiers- quatre personnes, des Libanais appartenant aux Brigades Abdallah Azzam affiliée à Al-Qaïda, dirigés par un Palestinien en fuite et recherché par la justice.
    Dénommé Abou Mohammad Toufic Taha, il serait réfugié dans le camp d’Aïn el-Héloué et serait le responsable de ces brigades dans ce camp. Après avoir collecté les informations, une unité des renseignements militaires a perquisitionné, début mars, les lieux de résidence des six membres de la cellule à quelques heures d’intervalle. Les deux militaires ont été attirés dans un piège, certains que leur affiliation à un groupe salafiste ne serait jamais découverte. Les quatre autres ont été arrêtés dans le Akkar et à Tripoli. Lors de l’interrogatoire, les six personnes arrêtées ont reconnu qu’elles préparaient et planifiaient des attentats dans des casernes. Les deux militaires mettaient à profit leur permission pour rencontrer le bras droit d’Abou Mohammad, le dénommé R.T. L’interrogatoire à duré dix jours avant que les six accusés ne soient déférés devant le parquet militaire. Ils ont avoué considérer l’armée comme «impie».
    Al Akhbar
    Nicolas Nassif, journaliste libanais indépendant

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    AL Hayat (Quotidien à capitaux saoudiens)

    Conférence sur la Syrie organisée en Iran
    Selon des sources ministérielles, le Liban a décidé de ne pas se faire représenter de façon officielle à une conférence sur la Syrie organisée en Iran. Des délégués iraniens, irakiens et syriens prendront part à cette conférence qui se tiendra le 18 mars en soutien au régime du président Bachar al-Assad. Les sources ont assuré que le ministre libanais des Affaires étrangères, Adnane Mansour, a reçu de son homologue iranien Ali Akbar Salehi, une invitation pour participer à cette conférence. Toutefois, le chef de l’État Michel Sleiman et le Premier ministre Najib Mikati ont décidé, après des consultations, de ne pas y participer, conformément à la politique de dissociation que le Liban a choisi de suivre à l'égard de la crise syrienne et des développements dans la région. Le Liban ne participera pas à la
    conférence pro-Assad pour les mêmes raisons qui l'ont amené à s'absenter du sommet des « Amis de la Syrie», expliquent les sources.


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  • Nouvelles de la 10ème circonscription des Français de l’Etranger

    Pour le gouvernement français, les étudiants étrangers sont  « Persona non grata »

    Le gouvernement Sarkozy-Fillon-Guéant poursuit sa politique xénophobe plus ou moins larvée. Après les immigrés, après les Roms, il s’en prend désormais aux étudiants étrangers.
    Une première circulaire du ministre de l’Intérieur Guéant du 31 mai 2011 interdit en pratique aux étudiants étrangers séjournant régulièrement en France, et y ayant obtenu un diplôme, de changer de statut et d’obtenir un visa leur permettant d’exercer une première activité professionnelle dans notre pays. Par cette circulaire, les étudiants étrangers sont donc incités à aller étudier dans d’autres pays plutôt qu’en France, notamment en Allemagne, aux Etats-Unis ou au Canada, bien plus accueillants.
    Après la publication de cette circulaire, de nombreux diplômés étrangers qui avaient été recrutés dans des entreprises françaises n'ont pas pu obtenir un changement de statut (d'étudiant à salarié) et ont donc été licenciés .
    Aggravant ce contresens politique, économique et culturel, un décret du 6 septembre 2011 limite l’accès des étudiants étrangers aux universités et écoles supérieures françaises en augmentant de 30% le seuil de ressources exigé d’eux pour la délivrance d’une carte de séjour. Ce seuil passe ainsi de 430 euros à 615 euros par mois.
    Ces deux textes et la politique xénophobe qui les sous-tend ont suscité en France une très grande mobilisation des étudiants concernés mais également de l’UNEF, principal syndicat étudiant et du monde de l’enseignement et de la recherche. François Hollande et le Sénat où les socialistes et leurs alliés sont désormais majoritaires se sont joints à ce mouvement pour demander le retrait des textes.
    Devant cette mobilisation, le gouvernement qui entendait par ses textes chasser l’électeur sur les terres du Front National a compris, mais un peu tard, que ses décisions étaient contre-productives, électoralement. Il y avait plus à perdre qu’à gagner  sur ce plan là.
    C’est ce que Laurent Wauquiez, ministre de l’enseignement et de la recherche exprima crûment en ses termes le 17 décembre 2011 sur France 2 : « On s’est plantés, il faut le dire clairement ».
    D’où un troisième texte, une nouvelle circulaire du 12 janvier 2012, qui n’annule pas la précédente mais veut donner l’impression de l’assouplir par les instructions qu‘elle donne aux préfets pour l’application de la précédente.
    Selon cette nouvelle circulaire, après obtention d’un diplôme de niveau master 2, les étudiants étrangers pourront obtenir des services préfectoraux une autorisation provisoire de séjour pendant six mois à compter de la date de décision du jury de diplôme. S'ils ont décroché une promesse d'embauche, ce titre de séjour autorisera l'exercice d'une première activité professionnelle.
    Pour le changement de statut (d'étudiant à salarié), la circulaire donne les instructions suivantes aux préfets: «vous veillerez à examiner avec discernement les demandes qui vous sont adressées, de sorte que la nécessaire maîtrise de l'immigration professionnelle ne se fasse pas au détriment de l'attractivité du système d'enseignement supérieur, ni des besoins de nos entreprises en compétences spécifiques de haut niveau.»
    Pour les étudiants concernés, pour l’UNEF, le nouveau texte, trop vague, laisse place à l’arbitraire préfectoral et aux instructions qu’ils reçoivent du ministre de l’intérieur. Ils continuent donc à demander le retrait des circulaires.
    « Ces évolutions ne sont pas satisfaisantes, c'est au final encore une fois la logique du cas par cas qui prime sur l'établissement de règles claires garantissant les mêmes droits pour tous », a déclaré l'UNEF, qui va proposer des mobilisations dans les universités pour obtenir le retrait de la circulaire.
    Au Parti Socialiste, nous partageons ce sentiment, exprimés notamment par le député Alain Claeys, responsable de l’enseignement supérieur dans l'équipe de François Hollande, « c'est trop peu et trop tard […] parce cette circulaire est devenue pour des millions d'étudiants étrangers le symbole d'une France qui ne souhaite plus les attirer sur son sol. C'est pour cette raison que ce texte n'a pas besoin d'être rapiécé, mais supprimé ».
    Candidat du parti socialiste dans la 10ème circonscription des Français de l’étranger, nous demandons le retrait des deux circulaires Guéant et du décret du 6 septembre 2011.


    JD Chaoui, candidat titulaire,
    Rita Maalouf, candidate suppléante

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    De : AGENCE SAVOIR NEWS
    Envoyé : mercredi 15 février 2012 23:05
    Objet :  TOGO-FRANCE-LEGISLATIVES
    SAVOIR NEWS
    Agence de presse privée
    Lomé - TOGO
     
     
    TOGO-FRANCE-LEGISLATIVES
    Election/Législatives en  France: Jean-Daniel Chaoui accompagné du sénateur français Richard Yung, en campagne à Lomé

    LOME, 15 février/2012 (Savoir News) - Richard Yung, le sénateur français établi hors de France séjourne à Lomé. Il est accompagné de Jean-Daniel Chaoui, candidat aux élections législatives des députés de l'étranger.
    Les deux hommes étaient face mercredi soir aux français établis à Lomé, rencontre au cours de laquelle M.Chaoui a profité pour battre campagne, a constaté l'Agence Savoir News.
    M.Chaoui est candidat du parti socialiste, à la 10ème circonscription française de l’étranger.
    Selon lui, il est essentiel que les français de l’étranger soient représentés à l’Assemblée nationale, car dans le système législatif français, cette assemblée constitue avec le Sénat le parlement décisionnel.
    "C’est à l'Assemblée nationale que la plupart des lois sont adoptées ou rejetées en dernier ressort. Lorsqu’une loi est à l’étude, concernant la nationalité, la fiscalité, pour ne prendre que deux sujets difficiles avec certains députés de la majorité, personne ou presque n’est présent à l’Assemblée nationale pour exposer la réalité de nos situations à l’étranger et protéger nos intérêts particulier", a-t-il indiqué.
    Pour M.Chaoui, le rôle du député des Français de l’étranger pour une circonscription, est de s’emparer de sujets et de peser sur le gouvernement pour que leurs intérêts soient pris en compte comme ceux de l’hexagone.
    "Comme vous le savez, le service public de l’enseignement français à l’étranger est assuré par un réseau de 485 établissements, dont 174 en Afrique, 120 en Europe, 103 en Asie Océanie et 88 en Amérique répartis dans 133 pays accueillant 306 00 élèves, un effectif en progression. Pour nous Français de l’étranger, l’accès de nos enfants au service public de l’enseignement français est une question fondamentale, et tout particulièrement dans les pays où la qualité du système éducatif est très éloignée des standards auxquels nous aspirons pour nos enfants. Nous voulons une école accessible et de qualité", a-t-il soutenu.
    Ce que la Gauche souhaite, a-t-il poursuivi, c’est le rassemblement de la classe moyenne et de la basse classe.
    Certains participants à cette rencontre n'ont pas manqué d'afficher leur satisfaction, après l'exposé de M.Chaoui.
    Selon Jeanne Lebrun, Française résidente à Lomé, la rencontre avec le candidat du PS est très importante dans la vie des Français ici à Lomé, car cela a été une occasion de bien comprendre la politique du PS et de comprendre l’importance du vote des Français de l’étranger.
    "Nous sommes des Français, et bien que nous soyons hors de la France et il est important qu’on prenne en compte nos préoccupations, surtout celle du regroupement familiale", a-t-elle.
    Pour rappel, la 10ème circonscription électorale des Français de l’étranger regroupe 43 pays dont le Togo. Cette circonscription élira pour les prochaines législatives 11 députés.

    Nicolas KOFFIGAN
    Savoir News, le journalisme est notre métier
    www.savoirnews.net, le meilleur site Internet de l’année 2011


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  • Nouvelles de la 10ème circonscription des Français de l’Etranger

    Je suis en tournée en Afrique de l'Ouest depuis le 9 février sur le Benin, le Togo et le Ghana, à la rencontre de nos compatriotes : Cotonou, Lomé et Accra m'ont permis de tenir des réunions et de m'informer des réalité de vie dans ces trois pays. J'ai pu y présenter notre programme pour les Français de l'Etranger. Je regagne Tananarive le 23 février.Très cordialement

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    L’ancien PM français reçu par Sleiman, Berry, Mikati et Joumblatt

    samedi, février 4, 2012

    L’ancien Premier ministre français Laurent Fabius, en visite au Liban, a effectué une tournée hier, en compagnie de l’ambassadeur de France Denis Pietton, à Baabda, au Grand Sérail, à Aïn el-Tiné et à Clemenceau. Le président de la République Michel Sleiman a valorisé « les aides continues de la France au Liban », mettant l’accent sur la coopération « bilatérale dans tous les domaines », mais surtout sur « les sacrifices du contingent français de la Finul ». De son côté, M. Fabius a transmis au chef de l’État « les salutations du candidat du Parti socialiste à la présidentielle française François Hollande ». « Le souci de la France pour le Liban ne fera que se renforcer », a-t-il indiqué.
    Reçu en outre par le Premier ministre Nagib Mikati, M. Fabius a rappelé le message qu’il veut faire parvenir aux responsables libanais, au nom du candidat Hollande, « un message fondé sur l’amitié et les profonds liens qui unissent le Liban à la France ». Par ailleurs, avec le président du Parlement Nabih Berry, que M. Fabius « connaît depuis des années », l’entretien a porté sur les développements internes et régionaux, notamment la crise en Syrie. Enfin, l’ancien Premier ministre a été reçu par le chef du Parti socialiste progressiste Walid Joumblatt, qui l’a ensuite convié à déjeuner, en présence du député Marwan Hamadé.

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    COMPRENDRE LE PRINTEMPS ARABE

    Les Printemps arabes ont déjà fait couler beaucoup d’encre : on ne compte plus les articles, les publications, les analyses des uns et des autres sur la question. Dans ce flot de productions intellectuelles, un ouvrage a retenu notre attention. Co-écrit par deux journalistes correspondants au Caire depuis près de 15 ans, Claude Guibal et Tangui Salaün, ‘L’Egypte de Tahrir » n’est pas tout à fait « un récit de plus » des évènements. C’est un essai extrêmement vivant qui place le lecteur au cœur de la société égyptienne. Les témoignages et les rencontres sur lesquels il repose éclairent véritablement le sens de cette révolution qui a tenu le monde en haleine pendant dix huit jours. Les deux journalistes donnent la parole à tous les acteurs de la révolution : hommes, femmes, musulmans, chrétiens, démocrates, « Frères », en s’arrêtant en particulier sur de jeunes égyptiens sans emploi dont ils retracent le parcours. C’est leur histoire que nous racontent les deux journalistes dans cet ouvrage porteur d’espoir.

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    Lettre pour les Français du Gabon

    Chères et chers compatriotes,

    La scolarisation de nos enfants est notre préoccupation première à l'étranger. Je vous avais indiqué, dans un courrier précédent, que je vous fournirai une note d'analyse concernant la situation des EPC, après ma visite de travail de novembre dernier au Gabon : la voici.

    Je précise que, ancien enseignant des EPC de 1997 à 2003 à Libreville, je possède une certaine expertise sur le sujet. Élu député, c’est un dossier que je suivrai avec beaucoup d’attention.

    Note sur les EPC

    Les EPC sont des Écoles Publiques gabonaises Conventionnées avec l'État français, c'est-à-dire régies par une convention signée entre le Gabon et la France, convention renouvelée périodiquement.

    Les EPC sont au nombre de 6 : 4 à Libreville, 1 à Franceville, 1 à Port-Gentil. Elles scolarisent les classes moyennes et supérieures de la société gabonaise et sont, à ce titre, très appréciées localement. Elles scolarisent aussi les enfants de la communauté française au Gabon et remplissent donc la "fonction" d’école française, fonction assurée habituellement par des établissements du réseau AEFE (Agence pour l'Enseignement Français à l'Etranger) ou  de la Mission Laïque. Les EPC sont cependant homologuées par l'AEFE.

    Si, dans les années 1990 et jusqu'au milieu des années 2000, elles jouissaient d'un corps enseignant majoritairement composés de titulaires français de l'Education Nationale, cette situation a considérablement évolué ces dernières années au point qu'à Libreville, on observe que Gros Bouquet 1 ou Les Charbonnages n'ont plus  qu'un ou deux assistants techniques français. Le corps enseignant a eu une entrée importante d’instituteurs fonctionnaires gabonais qui ont été nommés dans les EPC. La part du nombre des enseignants en contrats locaux a aussi augmenté.

    Ceci entraîne, plusieurs remarques :

    * On ne fait pas d'école française sans enseignants français, mais des écoles « d'expression française » ce qui est sensiblement différent. Si les EPC sont bien des écoles gabonaises, elles remplissent cependant le rôle d'école française auprès de la communauté française ce qui leur donne une responsabilité particulière.

    * Le remplacement des enseignants français titulaires par des contrats locaux et des instituteurs gabonais, n'ayant pas bénéficié d'une formation similaire à leurs collègues français, n'influe-t-il pas sur la qualité de l'enseignement dispensé aujourd’hui ?
    La question fait sens. Si l'on observe que l'Etat gabonais propose actuellement de recruter sur place des enseignants français titulaires en détachement direct, c'est, sans nul doute, une partie de la réponse.

    * Le transfert auprès de l'association des parents d'élèves d'une partie des responsabilités d'employeur (les contrats locaux) et de gestionnaire introduit un nouvel acteur mais actuellement de façon informelle puisqu'aucune convention n'est signée avec l'APEPC. Ce transfert de décisions risque d'entraîner une inflation du nombre d'élèves, les APE ayant toujours de grandes difficultés à résister à la pression des parents lorsque la demande d'inscription est importante.
    A terme, le risque d'augmentation excessive des effectifs par classe est présent. Il pourrait mettre le Lycée français Blaise Pascal en difficulté, celui-ci ayant l'obligation de scolariser tous les enfants des EPC qui le demande à l'entrée en sixième. Il serait sans doute opportun d'homologuer un lycée de la place afin d'offrir "un sas de sécurité" au Lycée Blaise Pascal.

    Les frais d'écolages restent très modestes (moyenne de 1000€ par an). La gestion du Service des EPC s'est considérablement alourdie et les remplacements des enseignants absents ou malades ne sont plus assurés.

    En conclusion ; la situation me semble confuse, la partie française n'assumant pas totalement sa responsabilité quant aux garanties à apporter à la communauté Française pour la scolarisation de ses enfants. Le FSP accordé à la partie gabonaise ne peut combler cette déficience. L'avenir de ce dispositif semble donc très incertain quand aux garanties du maintien d'une qualité de standard "école française AEFE".

    Libreville, le 25 novembre 2011


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  • Nouvelles de la 10ème circonscription des Français de l’Etranger

    Fabius : Le contingent français de la Finul sera maintenu en cas de victoire du PS


    Par Thomas FEAT | samedi, février 4, 2012

    Laurent Fabius a condamné « le cortège des morts syriens ».

    Après Israël et Ramallah, l’ancien Premier ministre français, Laurent Fabius, fait escale à Beyrouth, toujours à la demande de Hollande.

    Dans le cadre de sa tournée proche-orientale qu’il effectue à la demande du candidat PS à la présidentielle française François Hollande, l’ancien PM et ancien président de l’Assemblée Laurent Fabius s’est arrêté hier à Beyrouth pour des entretiens avec les responsables libanais et une conférence de presse tenue dans l’après-midi, en présence de Rita Maalouf, candidate suppléante du Parti socialiste pour la Xe circonscription des Français de l’étranger.
    Une occasion pour Laurent Fabius de réaffirmer la solidité de l’amitié franco-libanaise, « une tradition ancienne qui dépasse les clivages politiques ». Il s’est également réjoui de la visite à Paris du Premier ministre Nagib Mikati prévue la semaine prochaine, saluant au passage son rôle dans la récente décision du gouvernement de contribuer au financement du budget 2011 du Tribunal spécial pour le Liban.
    M. Fabius a ensuite particulièrement insisté sur « l’importance que la France accorde à la souveraineté du Liban et au respect de ses frontières », la France restant « très attachée à l’unité et la souveraineté du Liban, au respect de ses minorités et de ses frontières. Nous tenons à aider le Liban à préserver son intégrité territoriale », a-t-il ajouté, assurant qu’en cas de victoire du PS aux élections présidentielles et législatives, l’engagement des forces militaires françaises au sein de la Finul serait maintenu.
    Au sujet des élections législatives, le député socialiste a pointé un certain nombre de dysfonctionnements actuels liés aux aides sociales et au financement de l’éducation pour les Français expatriés, et promis « le changement » en cas de victoire de son parti. Il en a par ailleurs profité pour saluer devant les journalistes « la ténacité » de la candidate socialiste, Mme Maalouf.

    La circulaire Guéant
    Concernant la circulaire Guéant qui interdit aux étudiants étrangers ayant suivi des études en France de travailler dans ce pays d’accueil, Laurent Fabius a affirmé qu’elle sera nulle et non avenue si François Hollande emporte la présidentielle dans trois mois « car elle fait obstacle au rayonnement de la France à l’étranger ».
    Interrogé sur la crise syrienne, il a fermement condamné la conduite du gouvernement de Bachar el-Assad et plaidé pour une résolution « pacifique et concertée des conflits sous l’égide de l’ONU et du droit international ». Il a tenu à souligner qu’il comprend que les autorités libanaises « aient pris leurs distances avec les événements syriens compte tenu de la position géographique du Liban, de ses antécédents politiques et historiques, et de la diversité de sa population ».
    Au sujet du printemps arabe, M. Fabius a affirmé ne pas avoir été surpris par les succès électoraux des partis islamistes en Tunisie et en Égypte, car selon lui « la réaction naturelle d’électeurs néophytes et avides de changement est de voter pour des partis longtemps opprimés ou ostracisés par les régimes dictatoriaux ».
    À l’issue de la conférence, M. Fabius s’est réuni avec quelques Français résidant au Liban, ainsi qu’ avec une délégation du PS.
    Après le pays du Cèdre, il poursuivra sa tournée par une visite à Doha, au Qatar.

    L'Orient le jour, principal quotidien de Beyrouth

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    Lettre ouverte à Allain Marceau et Fabienne Abiramia, Candidat et suppléante de l’UMP dans la 10ème circonscription

    Date: 6/2/2012 10:20:19 AM
    To: fabienne.abiramia@gmail.com
    Subject: Circulaire GUEANT
     
        Mme ABIRAMIA
     
        Je sais qu il est de votre devoir de défendre votre candidat et votre parti à la présidentielle, mais je vous invite a défendre les éléments positifs de son mandat (du moins  s il y en a) mais tenter de défendre ce qui est indéfendable me parait une ineptie.

        Vous n êtes pas sans le savoir ou alors c’est grave et donc pas digne de représenter les Français a l’étranger d’essayez d’expliquer aux jeunes Libanais diplômés qui souhaitent poursuivre leurs études, faire un stage d’entreprise ou travailler provisoirement en France pour acquérir un peu d’expérience, que c est possible d avoir un visa sans problème.

        Je vous rappelle que même si la fameuse circulaire a été modifiée, elle n’existait pas avant et que c’est bien M Guéant qui l’a mise en place  et que depuis les problèmes existent toujours.

        Et si des fois vous ne le croyez pas, je peux si vous le souhaitez vous le faire savoir en lançant sur les réseaux sociaux  un blog pour demander a tous ceux qui n’ont pas eu de visa de le faire savoir. Croyez moi, malgré mes connaissances au consulat Français de Beyrouth, j ai plusieurs cas a vous soumettre qui n ont pas eu de visa.

        En fait depuis la venue de votre candidat au pouvoir, la politique étrangère de la France est une véritable catastrophe de la France en terme d image et même en terme d économie.

        Depuis le départ (mutation expéditive trop Chiraquien) de l ambassadeur M EMIE la voix de la France s est éteinte. Je ne sais s’il s agit du fait des nouveaux diplomates ou des contraintes qui leurs sont imposées, j aurai plutôt envie de croire que c est la deuxième solution la plus crédible.

        Vous ne serez donc pas étonné que j attends avec impatience le départ de votre pseudo candidat, il est trop nuisible pour la France.
     
    Yves…..
     
    Résidant au Liban depuis 10 ans


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  • Nouvelles de la 10ème circonscription des Français de l’Etranger


    Communiqué de la Section PS du Liban

    Au cours d’une réunion de campagne organisée par la section du PS français au Liban

    Laurent Fabius : le régime de Assad fait preuve d’une brutalité inqualifiable

    Monsieur Laurent Fabius, ancien Premier ministre français et ancien Président de l’Assemblée nationale, a clôturé samedi sa visite au Liban, effectuée à la demande de François Hollande, candidat socialiste aux prochaines élections présidentielles françaises.

    Avant son départ à destination de Doha, Monsieur Fabius s’est réuni avec plus d’une cinquantaine de ressortissants Français. Cette rencontre débuta par l’allocution de Rita Maalouf, candidate suppléante de Jean Daniel Chaoui à l’élection législative de la Xème circonscription des Français à l’étranger. Après avoir rappelé les talents d’écrivain de Monsieur Laurent Fabius, en rappelant son parcours et en citant ses ouvrages reconnus par la critique, elle a rappelé les efforts de la section PS au Liban sous l’impulsion de Jean Daniel Chaoui pour préparer les élections présidentielles ainsi que les élections législatives qui suivront.

    Monsieur Fabius a tenu à féliciter le « dynamisme et la ténacité » de Rita Maalouf en lui adressant son profond soutien. Il a remercié la section PS au Liban et sa Première secrétaire pour avoir organisé cette réunion de campagne.

    Concernant la campagne présidentielle, Laurent Fabius considère que le Parti socialiste est bien engagé. Il déplore le bilan quinquennal de Nicolas Sarkozy et se dit confiant quant aux échéances électorales affirmant que le PS s’inscrit bien dans une dynamique de victoire.

    Laurent Fabius s’est également exprimé sur la ligne politique proche-orientale qu’adopte le Parti socialiste ; il a condamné fermement la dissémination de l’arme nucléaire, considérant que les activités nucléaires de l’Iran représentent un grave danger.

    Le « Printemps arabe »  ou les «  Printemps arabes » ne peuvent qu’avoir le soutien du Parti socialiste, a annoncé l’ancien Premier ministre bien qu’il souligne que la communauté internationale se doit d’être vigilante, des élections libres étant une condition nécessaire mais non-suffisante à l’établissement d’une démocratie.

    Laurent Fabius a, en outre, fermement condamné les massacres en Syrie. « Le régime de Bachar El Assad faisant preuve d’une brutalité inqualifiable », a-t-il ajouté.  Il appelle à un renforcement du rôle de l’Organisation des Nations Unies.

    Enfin, l’ancien Premier Ministre a insisté sur la présence française au sein de la Finul et s’est engagé à maintenir les effectifs français  au Liban si François Hollande est élu Président de la République. De plus, il a salué la décision du gouvernement libanais quant au financement du Tribunal Spécial pour le Liban.

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    Egypte : Partir ou rester ? Un dilemme cairote


    02 février 2012 5 commentaires
    Depuis une année, l’Egypte, comme d’autres pays arabes, s’engage vers une voie nouvelle. Ici, nous oublions le temps nécessaire aux processus de démocratisation, à l’émergence d’une société civile, à la formation de responsables politiques nouveaux, à l’élaboration d’un dessein collectif. Nous oublions et regrettons déjà que les premiers votes démocratiques amènent au pouvoir des leaders islamistes, nous regrettons les violences et restons sidérés par les plus récentes à Port-Saïd à l’issue d’un match de foot.
    L’Egypte tâtonne, confrontée comme beaucoup d’autres avant elle à une illusion révolutionnaire, car le seul renversement d’un dictateur n’engendre ni mécaniquement, ni immédiatement la mise en place d’un régime qui répondrait aux critères des démocraties occidentales.
    Et pendant que nous oublions et regrettons, pendant qu’elle tâtonne, des Egyptiens se demandent s’il faut partir ou rester. Il y a ceux qui peuvent se poser la question et les autres. Pour les premiers, déjà « chanceux » le dilemme est tenace : rester pour accompagner les bouleversements de ce pays, rester pour ceux qui restent, quitte à subir les soubresauts et les échecs ou partir ? Nombreux sont les jeunes égyptiens diplômés, coptes ou musulmans, qui se posent une question à laquelle ils n’étaient pas préparés. Ils ont rêvé de partir lorsque c’était impossible. Tous pensaient que Moubarak leur survivraient et les blagues sur la longévité du Raïs étaient nombreuses, en voici une fameuse : « Les conseillers de Moubarak sentant le peuple fatigué, en colère et désespéré, tentent de convaincre le Président de laisser la main : « Monsieur le Président, il est temps désormais de dire adieu au peuple égyptien » et Moubarak répond « Pourquoi il va où le peuple ? » ».
    Ceux qui peuvent partir sont aussi ceux qui peuvent aider l’Egypte à trouver les voies pour un progrès social, politique et économique. Et après avoir salué le « Printemps arabe » nous regardons passifs les massacres en Syrie et le résultat des élections tunisiennes sans avoir conscience que si le danger peut venir des urnes il peut aussi venir du départ de milliers de jeunes, ni préparés à bâtir l’avenir de leur pays, ni soutenus pour la reconstruction quand de loin nous les soutenions pour la révolution.

    Le blog de Sarah Proust


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