• Nouvelles de la 10ème circonscription des Français de l’Etranger : L’ancien PM français reçu par Sleiman, Berry, Mikati et Joumblatt / Comprendre le printemps arabe / Lettre pour les Français d

    Nouvelles de la 10ème circonscription des Français de l’Etranger

    Je suis en tournée en Afrique de l'Ouest depuis le 9 février sur le Benin, le Togo et le Ghana, à la rencontre de nos compatriotes : Cotonou, Lomé et Accra m'ont permis de tenir des réunions et de m'informer des réalité de vie dans ces trois pays. J'ai pu y présenter notre programme pour les Français de l'Etranger. Je regagne Tananarive le 23 février.Très cordialement

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    L’ancien PM français reçu par Sleiman, Berry, Mikati et Joumblatt

    samedi, février 4, 2012

    L’ancien Premier ministre français Laurent Fabius, en visite au Liban, a effectué une tournée hier, en compagnie de l’ambassadeur de France Denis Pietton, à Baabda, au Grand Sérail, à Aïn el-Tiné et à Clemenceau. Le président de la République Michel Sleiman a valorisé « les aides continues de la France au Liban », mettant l’accent sur la coopération « bilatérale dans tous les domaines », mais surtout sur « les sacrifices du contingent français de la Finul ». De son côté, M. Fabius a transmis au chef de l’État « les salutations du candidat du Parti socialiste à la présidentielle française François Hollande ». « Le souci de la France pour le Liban ne fera que se renforcer », a-t-il indiqué.
    Reçu en outre par le Premier ministre Nagib Mikati, M. Fabius a rappelé le message qu’il veut faire parvenir aux responsables libanais, au nom du candidat Hollande, « un message fondé sur l’amitié et les profonds liens qui unissent le Liban à la France ». Par ailleurs, avec le président du Parlement Nabih Berry, que M. Fabius « connaît depuis des années », l’entretien a porté sur les développements internes et régionaux, notamment la crise en Syrie. Enfin, l’ancien Premier ministre a été reçu par le chef du Parti socialiste progressiste Walid Joumblatt, qui l’a ensuite convié à déjeuner, en présence du député Marwan Hamadé.

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    COMPRENDRE LE PRINTEMPS ARABE

    Les Printemps arabes ont déjà fait couler beaucoup d’encre : on ne compte plus les articles, les publications, les analyses des uns et des autres sur la question. Dans ce flot de productions intellectuelles, un ouvrage a retenu notre attention. Co-écrit par deux journalistes correspondants au Caire depuis près de 15 ans, Claude Guibal et Tangui Salaün, ‘L’Egypte de Tahrir » n’est pas tout à fait « un récit de plus » des évènements. C’est un essai extrêmement vivant qui place le lecteur au cœur de la société égyptienne. Les témoignages et les rencontres sur lesquels il repose éclairent véritablement le sens de cette révolution qui a tenu le monde en haleine pendant dix huit jours. Les deux journalistes donnent la parole à tous les acteurs de la révolution : hommes, femmes, musulmans, chrétiens, démocrates, « Frères », en s’arrêtant en particulier sur de jeunes égyptiens sans emploi dont ils retracent le parcours. C’est leur histoire que nous racontent les deux journalistes dans cet ouvrage porteur d’espoir.

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    Lettre pour les Français du Gabon

    Chères et chers compatriotes,

    La scolarisation de nos enfants est notre préoccupation première à l'étranger. Je vous avais indiqué, dans un courrier précédent, que je vous fournirai une note d'analyse concernant la situation des EPC, après ma visite de travail de novembre dernier au Gabon : la voici.

    Je précise que, ancien enseignant des EPC de 1997 à 2003 à Libreville, je possède une certaine expertise sur le sujet. Élu député, c’est un dossier que je suivrai avec beaucoup d’attention.

    Note sur les EPC

    Les EPC sont des Écoles Publiques gabonaises Conventionnées avec l'État français, c'est-à-dire régies par une convention signée entre le Gabon et la France, convention renouvelée périodiquement.

    Les EPC sont au nombre de 6 : 4 à Libreville, 1 à Franceville, 1 à Port-Gentil. Elles scolarisent les classes moyennes et supérieures de la société gabonaise et sont, à ce titre, très appréciées localement. Elles scolarisent aussi les enfants de la communauté française au Gabon et remplissent donc la "fonction" d’école française, fonction assurée habituellement par des établissements du réseau AEFE (Agence pour l'Enseignement Français à l'Etranger) ou  de la Mission Laïque. Les EPC sont cependant homologuées par l'AEFE.

    Si, dans les années 1990 et jusqu'au milieu des années 2000, elles jouissaient d'un corps enseignant majoritairement composés de titulaires français de l'Education Nationale, cette situation a considérablement évolué ces dernières années au point qu'à Libreville, on observe que Gros Bouquet 1 ou Les Charbonnages n'ont plus  qu'un ou deux assistants techniques français. Le corps enseignant a eu une entrée importante d’instituteurs fonctionnaires gabonais qui ont été nommés dans les EPC. La part du nombre des enseignants en contrats locaux a aussi augmenté.

    Ceci entraîne, plusieurs remarques :

    * On ne fait pas d'école française sans enseignants français, mais des écoles « d'expression française » ce qui est sensiblement différent. Si les EPC sont bien des écoles gabonaises, elles remplissent cependant le rôle d'école française auprès de la communauté française ce qui leur donne une responsabilité particulière.

    * Le remplacement des enseignants français titulaires par des contrats locaux et des instituteurs gabonais, n'ayant pas bénéficié d'une formation similaire à leurs collègues français, n'influe-t-il pas sur la qualité de l'enseignement dispensé aujourd’hui ?
    La question fait sens. Si l'on observe que l'Etat gabonais propose actuellement de recruter sur place des enseignants français titulaires en détachement direct, c'est, sans nul doute, une partie de la réponse.

    * Le transfert auprès de l'association des parents d'élèves d'une partie des responsabilités d'employeur (les contrats locaux) et de gestionnaire introduit un nouvel acteur mais actuellement de façon informelle puisqu'aucune convention n'est signée avec l'APEPC. Ce transfert de décisions risque d'entraîner une inflation du nombre d'élèves, les APE ayant toujours de grandes difficultés à résister à la pression des parents lorsque la demande d'inscription est importante.
    A terme, le risque d'augmentation excessive des effectifs par classe est présent. Il pourrait mettre le Lycée français Blaise Pascal en difficulté, celui-ci ayant l'obligation de scolariser tous les enfants des EPC qui le demande à l'entrée en sixième. Il serait sans doute opportun d'homologuer un lycée de la place afin d'offrir "un sas de sécurité" au Lycée Blaise Pascal.

    Les frais d'écolages restent très modestes (moyenne de 1000€ par an). La gestion du Service des EPC s'est considérablement alourdie et les remplacements des enseignants absents ou malades ne sont plus assurés.

    En conclusion ; la situation me semble confuse, la partie française n'assumant pas totalement sa responsabilité quant aux garanties à apporter à la communauté Française pour la scolarisation de ses enfants. Le FSP accordé à la partie gabonaise ne peut combler cette déficience. L'avenir de ce dispositif semble donc très incertain quand aux garanties du maintien d'une qualité de standard "école française AEFE".

    Libreville, le 25 novembre 2011


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