• Nouvelles de la 10ème circonscription : Séjour au Liban / La décision de retirer 400 soldats français de la FINUL est contradictoire avec les propos d’Alain Juppé » / Conférence à l’Unive

    Nouvelles de la 10ème circonscription

    Séjour au Liban

    «  La décision de retirer 400 soldats français de la FINUL
    est contradictoire avec les propos d’Alain Juppé »
    Le Sénateur Leconte : l’Europe et la France doivent tout faire pour traduire les représentants du régime syrien devant le Tribunal Pénal International

     Jean Yves Leconte, sénateur des Français établis hors de France, s’est rendu à Tripoli mercredi 14 mars en compagnie de Jean Daniel Chaoui, candidat du Parti socialiste pour la 10e circonscription aux élections législatives des Français de l’étranger. Ces derniers étaient accompagnés de Rita Maalouf, suppléante de Jean Daniel Chaoui et également première secrétaire de la section du Parti socialiste français au Liban.
    Ils ont rendu visite à plusieurs familles de réfugiés syriens, ainsi qu’à des blessés syriens soignés à l’Hôpital public de Tripoli. MM. Leconte et Chaoui et Mme Maalouf ont ensuite rencontré des militants du Comité d’organisation des réfugiés syriens, qui ont demandé à la France de maintenir son appui à leur révolution. Le Sénateur a tout d’abord indiqué que, si François Hollande était élu, son soutien de la première heure à la révolution syrienne ne faiblirait pas et qu’il avait de tout temps avec le Parti Socialiste condamné le régime de Bachar El-Assad.
    « L’Europe, comme l’ensemble de la communauté internationale, a une responsabilité à réagir aux crimes commis en Syrie. Le régime syrien, en utilisant la force contre son propre peuple, a perdu sa légitimité. L’Europe et la France doivent tout faire pour que les représentants du régime syrien soient traduits devant le Tribunal Pénal International », a déclaré M. Leconte. Il a rappelé que la France appuyait l’initiative de la Ligue arabe, initiative qui pourrait constituer une sortie à la crise.
    Mme Maalouf a quant à elle insisté sur l’importance du rôle humanitaire de la France auprès des réfugiés syriens, et sur la nécessité d’améliorer leurs conditions de vie. 
    Commentant la décision de la France de retirer 400 soldats du contingent français de la FINUL et les propos de M. Alain Juppé sur la menace de la Syrie au Liban, M. Leconte a tenu à souligner « le caractère contradictoire » de ces deux informations qui « brouillent le message du gouvernement français dans ce contexte particulier ou les priorités de la diplomatie internationale devraient être l’assistance aux victimes du régime sanguinaire de Bachar El Assad qui cherchent à se réfugier dans les pays riverains de la Syrie et la chute de cette dictature ».
    « Annoncer à ce moment un tel retrait, n’est-ce pas donner du relief à la rumeur selon laquelle le régime syrien menacerait de porter à l’étranger la terreur qu’il développe contre sa population ? N’est-ce pas reconnaître la crainte de voir nos soldats exposés à des représailles alors que leur présence est justement destinée à rassurer les populations
    - dont nos binationaux - et renforcer les capacités de réaction de l’armée libanaise ? », s’est-il demandé.
    Mme Maalouf a apporté des précisions sur la position du Parti socialiste à ce sujet. « Comme l’a annoncé Laurent Fabius lors de son passage au Liban en février dernier, nous réaffirmons que le contingent français de la FINUL sera maintenu en cas de victoire du PS « .
    L’équipe a également rencontré la communauté française de Tripoli, devant laquelle M. Chaoui a exposé son projet électoral : « En termes de santé, d’éducation et protection sociale, nous proposons un projet de ‘Région des Français de l’étranger’ pour faire entrer pleinement Français établis à l’étranger dans la communauté nationale. La première étape est de remporter les présidentielles puis assurer une majorité à la gauche en juin prochain lors des élections législatives  ». Il a rappelé que le Liban représente, avec Madagascar, 40% des 14 0000 français qui vivent dans les 49 pays de la 10e circonscription des Français de l’étranger.
    Au sujet de l’intégration en France, M. Leconte a indiqué : « Un pays multiple comme la France doit savoir s’enrichir de ses différences, pas mourir de ses peurs. Nous avons besoin de construire un avenir sur notre diversité ».  Il a ajouté que « notre campagne électorale est très responsable, avec des engagements sur des principes et des valeurs comme la République, l’intégration, l’éducation, la solidarité entre les générations, et le partage face à la pauvreté et le chômage ».
    Il a insisté sur le fait que la participation aux élections devra être forte en avril et en mai pour que les Français de l’étranger puissent témoigner de leur attachement à la France. « Il est important de se mobiliser pour les élections pour que vos représentants soient crédibles, qu’ils connaissent vos spécificités et pour qu’ils puissent porter votre message à Paris. Nous avons besoin de représentants crédibles élus avec de fortes majorités », a souligné le Sénateur PS en s’adressant à la communauté française.
    La candidate suppléante, Rita Maalouf, a pour sa part déclaré que, si François Hollande est élu, elle sera « le pont et le lien » entre les élus français et la communauté française au Liban et répondra aux besoins de celle-ci. 

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    Conférence à l’Université du Saint-Esprit de Kaslik
    Le Sénateur Leconte : la jeunesse arabe devrait créer des partis politiques qui traduisent les attentes des peuples et permettent d’éviter la montée des extrémismes

    Jean Yves Leconte, sénateur des Français établis hors de France a donné hier une conférence à la Faculté de Gestion et de Sciences Commerciales de l’Université du Saint-Esprit de Kaslik sur le thème des relations entre l’Europe et la méditerranée. M. Leconte était accompagné de Rita Maalouf, Première secrétaire de la section du Parti Socialiste Français au Liban et suppléante de Jean-Daniel Chaoui, candidat du Parti Socialiste aux élections législatives dans la 10e circonscription des Français de l’étranger. Il a été accueilli sur place par le Doyen de la Faculté, le Pr Nehme Azouri, ainsi que par le Pr Naim Ouaini.

    M. Leconte a tout d’abord exposé la situation actuelle de l’Europe à travers deux thèmes majeurs : la crise que traverse aujourd’hui l’Union Européenne ainsi que les profonds changements survenus dans la région de la méditerranée grâce au printemps arabe. « L’euro et l’espace Schengen, deux symboles essentiels de la construction européenne n’apparaissent plus aujourd’hui comme irréversibles ». Il a constaté la responsabilité de Nicolas Sarkozy dans cette nouvelle donne et l’exploitation politicienne de la construction européenne.  « Un président français qui a une vision claire et un projet pour le pays et l’Europe pourra changer la face de l’Union Européenne », a-t-il ajouté.

    Concernant l’immigration en France, M. Leconte a insisté sur le fait que lorsque qu’une personne décide d’immigrer c’est parce qu’elle pense que son avenir personnel est ailleurs. C’est une décision individuelle qui n’engage pas les Etats. La régulation des flux migratoires n’est pas donc exclusivement le fruit de relations d’Etat à Etat, mais d’abord de la responsabilité des Etats vis-à-vis de leurs propres citoyens et de leur avenir. Il a regretté les réactions de crispation du gouvernement français vis-à-vis de l’immigration tunisienne après la révolution dans ce pays. Réactions qui ont totalement occulté l’espoir porté par cette révolution. M. Leconte a par ailleurs dénoncé la circulaire Guéant, qui limite désormais l’accès des étudiants étrangers à un premier emploi en France.

     « Pour réussir le projet euro-méditerranéen, il faut arriver à gérer correctement l’intégration des populations immigrées en Europe. Cela ne pourra se faire en exacerbant les peurs, en dénonçant nos différences culturelles mais par  l’acceptation de l’autre, le respect des règles républicaines et le dialogue des cultures.  C’est quand l’intégration sera de nouveau en marche dans nos pays européens, que l’espace euro-méditerranéen pourra alors devenir une réalité tangible », a-t-il affirmé, insistant sur le fait qu’il faut offrir une perspective européenne pour la Turquie.

    M. Leconte a par ailleurs souligné les défis qui attendent la jeunesse du Printemps arabe à savoir créer des partis politiques qui puissent traduire sur la plan politique les attentes et les promesses des révolutions, éviter la montée des partis extrémistes, prendre le dessus des anciens appareils sécuritaire qui conservent leurs efficacité et mobiliser la société civile. Il a indiqué que l’Europe devrait aider la jeunesse de ces pays dans ce sens-là. L’idée d’une Organisation pour la coopération et la sécurité dans l’espace Euro Méditérannée, sur le modèle de l’OSCE, pour surveiller les droits de l’homme, coopérer pour assure la surveillance des élections dans l’ensemble de nos pays, renforcer le dialogue entre les sociétés civiles, sur le modèle de l’OSCE a été évoqué. Ceci remplacerait avantageusement l’Union pour la Méditerranée qui n’avait rien d’un projet de civilisation ou de coopération entre les sociétés civiles, mais n’était qu’une Union de chefs d’Etat dont plusieurs sont aujourd’hui disqualifiés. M. Leconte a souligné le devoir des partis démocratiques de s’occuper de la question sociale, de l’emploi, de la santé. Faute de quoi, cette absence de réponse aux préoccupations quotidiennes renforcerait les partis et sectes fondamentalistes.


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