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    Nouvelles du Moyen Orient

    Le devoir de témoigner : Syrie : l'inacceptable barbarie


        La répression menée en Syrie par l'armée de Bachard el Assad a atteint un niveau de violence et de barbarie qui ne peut plus être simplement dénoncé.
        Je me suis rendu du 11 au 14 mars au Liban où j'ai rencontré plusieurs leaders d'opinion. L'inquiétude est extrême. La crise syrienne a totalement envahi la scène politique locale. Chacun craint que le drame syrien ne finisse par déstabiliser le Liban.
        Je me suis déplacé à Tripoli dans le nord du Liban, avec une délégation comprenant notamment un Sénateur du Parti Socialiste, Jean-Yves Leconte, et Rita Maalouf, ma suppléante, Pascal Farines, mon Directeur de campagne. Nous y avons  rencontré des familles syriennes réfugiées et nous avons rendu visite à des blessés à l'hôpital. Nous nous sommes ensuite entretenus avec des associations qui s'occupent d'accueillir les réfugiés syriens et de leur venir en aide. La répression du régime est féroce, niant toute humanité : bombardements des villes et villages, tirs aveugles sur la population prise pour cible, enlèvements, tortures et exécutions visent sans distinction combattants anti-Assad et population civile, femmes et enfants confondus. L'objectif est clair : terroriser pour imposer la volonté du régime de se maintenir au pouvoir.
        Je veux aussi témoigner de l'extrême dénuement de ces populations réfugiées et de l'importance que l'aide internationale se mobilise et leur parvienne. Celle-ci reste encore largement insuffisante.
        Dans ce contexte, les prises de position du Ministre des Affaires Etrangères français, Alain Juppé, sont légitimes. Le Parti Socialiste a toujours conservé une ligne claire sur le sujet, celle de la condamnation d'un régime dictatorial, alors que le Président Sarkozy recevait Bachard El Assad à Paris il y a quelques mois. La décision prise voici quelques jours d'un retrait de 400 soldats du contingent français de la FINUL au Sud-Liban, dans le contexte politique présent, est mal venue et inopportune.
        L'impuissance actuelle de la communauté internationale est dramatique. Sans envisager une action militaire comme en Iraq ou en Afghanistan, car ces deux exemples sont précisément très peu convaincants, il n'est plus possible de s'en tenir aux condamnations de principe alors que des centaines de personnes se font massacrer chaque jour par une armée à la solde d'un régime en guerre contre son peuple.


    Jean-Daniel Chaoui, Candidat du Parti Socialiste à l'élection législative , 10ème circonscription des Français de l'étranger.


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    Découverte, par les renseignements militaires libanais, d’une cellule salafiste au sein de l’armée.

    Le commandement de l’Armée libanaise a distribué aux militaires, vendredi 9 mars, un bulletin interne portant le numéro 1, et le chef de l’armée, le général Jean Kahwaji, a tenu à ce que la teneur du texte soit connue des médias. Le bulletin indique que la troupe «ne reculera pas d’un iota de ses constantes nationales et de son rôle rassembleur et qu’elle prendra toutes les mesures préventives et
    frappera d’une main de fer toute tentative d’infiltrer ses rangs ou de porter atteinte à la cohésion et à la loyauté de ses soldats.» Le texte ajoute que «l’armée poursuivra avec fermeté ceux qui portent atteinte à la sécurité ou à la formule de convivialité entre les Libanais à quel bord qu’ils appartiennent.»
    Cette formule ambigüe, entourée de points d’interrogation et comportant plus d’un message dans plusieurs directions, cachait un événement important que l’armée à voulu garder sous silence. Il s’agit de la découverte, par les renseignements militaires, d’une cellule salafiste au sein de l’armée, composée de deux militaires, qui participaient à la préparation d’attentats à la bombe dans des casernes au nom du jihad. La cellule était composée de 7 membres: en plus des deux militaires –des sous-officiers- quatre personnes, des Libanais appartenant aux Brigades Abdallah Azzam affiliée à Al-Qaïda, dirigés par un Palestinien en fuite et recherché par la justice.
    Dénommé Abou Mohammad Toufic Taha, il serait réfugié dans le camp d’Aïn el-Héloué et serait le responsable de ces brigades dans ce camp. Après avoir collecté les informations, une unité des renseignements militaires a perquisitionné, début mars, les lieux de résidence des six membres de la cellule à quelques heures d’intervalle. Les deux militaires ont été attirés dans un piège, certains que leur affiliation à un groupe salafiste ne serait jamais découverte. Les quatre autres ont été arrêtés dans le Akkar et à Tripoli. Lors de l’interrogatoire, les six personnes arrêtées ont reconnu qu’elles préparaient et planifiaient des attentats dans des casernes. Les deux militaires mettaient à profit leur permission pour rencontrer le bras droit d’Abou Mohammad, le dénommé R.T. L’interrogatoire à duré dix jours avant que les six accusés ne soient déférés devant le parquet militaire. Ils ont avoué considérer l’armée comme «impie».
    Al Akhbar
    Nicolas Nassif, journaliste libanais indépendant

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    AL Hayat (Quotidien à capitaux saoudiens)

    Conférence sur la Syrie organisée en Iran
    Selon des sources ministérielles, le Liban a décidé de ne pas se faire représenter de façon officielle à une conférence sur la Syrie organisée en Iran. Des délégués iraniens, irakiens et syriens prendront part à cette conférence qui se tiendra le 18 mars en soutien au régime du président Bachar al-Assad. Les sources ont assuré que le ministre libanais des Affaires étrangères, Adnane Mansour, a reçu de son homologue iranien Ali Akbar Salehi, une invitation pour participer à cette conférence. Toutefois, le chef de l’État Michel Sleiman et le Premier ministre Najib Mikati ont décidé, après des consultations, de ne pas y participer, conformément à la politique de dissociation que le Liban a choisi de suivre à l'égard de la crise syrienne et des développements dans la région. Le Liban ne participera pas à la
    conférence pro-Assad pour les mêmes raisons qui l'ont amené à s'absenter du sommet des « Amis de la Syrie», expliquent les sources.


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