• Point de presse du porte-parole du Quai d'Orsay

    Point de presse du 4 avril 2011

     

    SITUATION AU YEMEN


    Nous avons suivi avec préoccupation les derniers développements intervenus au Yémen et en particulier les informations faisant état de nombreux blessés lors des manifestations qui se sont déroulées ce weekend.

     
    Comme nous l'avons dit vendredi, des décisions doivent être prises au plus vite pour assurer la mise en oeuvre effective d'une transition politique pacifique afin de répondre aux aspirations de la population et de garantir la paix, la stabilité et l'unité du Yémen.

     
    Dans cet esprit, nous saluons la proposition de médiation faite par Conseil de coopération des États arabes du Golfe ce weekend  et espérons qu'elle permettra de favoriser au plus vite une solution agréée par toutes les parties yéménites.




    COTE D' IVOIRE


    Q - Le regroupement des Français a-t-il commencé à Abidjan ? La France va-t-elle accroître les capacités aériennes pour évacuer la Français qui le souhaitent ? A combien estimez-vous le nombre de Français encore à Abidjan et qui souhaitent être évacués ? Allez-vous continuer à accueillir d'autres étrangers et comptez-vous faciliter leur évacuation ?


    R - Je vous rappelle que le président de la République a demandé hier le regroupement sans délai de tous les ressortissants français d'Abidjan afin d'assurer leur protection. Sur cette base, notre ambassadeur à Abidjan a diffusé un message à la communauté française les informant de cette décision et leur donnant les consignes à suivre. Les opérations de regroupement ont commencé sur la base du volontariat. Deux nouveaux points de regroupement ont été établis, l'un à l'hôtel le Wafou au Sud des ponts et l'autre à  l'Ambassade de France au Nord. La communauté française à Abidjan est de 12000 personnes environ. 800 de nos compatriotes se trouvent au camp de Port Bouët. De nombreuses nationalités sont prises en compte dans le plan de sécurité de notre ambassade.


    Q - Que répondez-vous au camp Gbagbo qui dénonce la force Licorne comme une armée d'occupation ? Les accords de défense franco-ivoiriens permettent-ils une plus grande
    implication encore des forces françaises en Côte d'Ivoire, comme le demande le camp Ouattara ?


    R - Les forces françaises en Côte d'Ivoire n'interviennent pas sur la base d'un accord bilatéral.
    Les forces françaises en Côte d'Ivoire ont une mission de soutien à l'ONUCI, conformément à plusieurs résolutions du Conseil de sécurité des Nations unies et encore récemment réaffirmée dans la résolution 1975 adoptée le 30 mars dernier.

     

    LIBYE

    Q - Considérez-vous que la mort de 9 rebelles et 4 civils vendredi soir lors d'un raid de l'Otan en Libye est une erreur ou une bavure ? Des avions français étaient-ils, à votre connaissance, impliqués dans cette opération ?


    R - Comme vous le savez, l'OTAN assume le commandement opérationnel des opérations décidées dans le cadre de la résolution 1973 du Conseil de sécurité des Nations Unies pour protéger les civils et les zones habitées par des civils. L'OTAN examine actuellement les informations permettant de déterminer les circonstances de cet incident.

    Q - Confirmez-vous une proposition de transition en Libye formulée par les fils de Mouammar Kadhafi ?


    R - C'est au peuple libyen de définir les conditions de la transition. Nous constatons une multiplication des défections dans l'entourage immédiat de Kadhafi et par conséquent son isolement croissant.


    votre commentaire
  • Je reviens d'une mission à Fianarantsoa, Manakara et Mananjary, en compagnie de la Sénatrice Claudine Lepage. Je repars demain pour 4 jours en mission àn Majunga, toujours en compagnie de la sénatrice. Ceci explique que le blog n'est pas régulièrement administré actuellement.

    Très cordialement, Jean-Daniel Chaoui

     

    888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888

     

    Point de vue

     

    Politique et langage 

     Cela fait plusieurs mois que je voulais parler de celui de Joe Bageant traite Deer Hunting with Jesus: Dispatches from America's Class War. Il a un blog : http://bit.ly/jF3FR. L’auteur est retourné vivre plusieurs mois dans sa petite ville de Virginie où il retrouve ses amis d’enfance. Il décrit la vie de cette classe sociale qui est juste au-dessus des noirs (je savais que pour les noirs américains les blancs sont une obsession mais le contraire est encore plus vrai ! Il parle également du port d’armes, des aides sociales, c’est vraiment LE livre de culture et d’histoire américaines que je recommande). Il ne parle pas de morale, il est très pragmatique. Et parmi les conclusions qu’il en tire, j’en ai relevées quelques unes qui me semblent universelles.  

    La gauche parle un langage que seuls les gens qui ont fait des études comprennent immédiatement alors qu’elle s’adresse à des personnes qui sont exténués par leur vie, qui sont tellement occupées à survivre qu’elles sont littérallement en état de mort-cérébrale. Et pour lui, cela explique le succès de l'extrême droite, qui parle le langage de la rue.

     Il utilise le mot télectorat (en France, il fait 12 millions de personnes) qui n’a ni le temps ni l’expérience pour les idées complexes et pas l’opportunité de creuser car trop las. Pour ce télectorat, il suffit qu’un slogan sonne juste pour qu’il lui paraisse logique, vrai (ce qui expliquerait le succès du travailler plus pour gagner plus). Il dit également que les gens de droite sont authentiques parce qu’ils défendent réellement leur statut, n’ont donc pas besoin d’élucubrations et que donc cela sonnera toujours plus vrai qu’un politique de gauche qui prône l’ouverture d’esprit, la tolérance ( il rajoute la redistribution car tout Américain aspire à devenir riche - même si l’ascenseur social ne fonctionne plus depuis les années Reagan).

     L’ouverture d’esprit et l’optimisme qui sont des qualités de gauche ne passent pas en temps de crise et cela me renvoie à une étude faite entre 1970 et 2002 sur 16 pays européens il a été constaté qu’à chaque fois que le PIB perd un point (sur deux trimestres), l'extrême droite gagne 0,136 points (étude fait l’objet d’un billet sur le blog de Doug Henwood qui lui même fait un lien vers cette étude que je mentionne “Recessions: better for right than left”: http://bit.ly/cO9Qth.

    Anna – La Haye


    votre commentaire
  • Flash-info politique

    31 JANVIER 2011 –



    Dominique de Villepin sur i-TELE et Radio Classique


    Il a indiqué lundi qu'il aurait un entretien avec le président Nicolas Sarkozy "fin février" dans le cadre des rencontres souhaitées par le chef de l'Etat sur la présidence française des G8/20. "Je ferai part au président de mes sentiments sur ces négociations", a ajouté M. de Villepin, invité de l'émission "En route pour la présidentielle". Dans le cadre de la présidence française des G8/G20, Nicolas Sarkozy a souhaité rencontrer les anciens présidents et anciens Premiers ministres. Questionné sur ses ambitions présidentielles, le président de République solidaire (RS) s'est refusé à évoquer une éventuelle candidature. "Je souhaite faire des propositions. Il ne sert plus à rien d'émettre des critiques sur un gouvernement qui ne dispose plus de marges de manoeuvre", a-t-il dit.


                      
    Alain Minc à Radio J


    A la question de savoir si la nouvelle présidente du FN, Marine Le Pen, était "plus dangereuse que son père", il a estimé qu'on n'aurait "la réponse que dans une dizaine d'années"…"Ou elle mène exactement la même action que son père avec un peu de modernité en plus, ou elle est dans une stratégie très longue, qui est de faire passer son parti de l'extrême droite à la droite extrême"… Avant d'ajouter: "parfois, quand on l'entend parler, on a l'impression d'entendre la CSU allemande", soeur bavaroise du parti conservateur de la chancelière Angela Merkel. Interrogé sur le fait de savoir si ça implique une éventuelle alliance avec la droite républicaine, M. Minc répond: "A mon avis, c'est un sujet qui n'existera qu'après une longue alternance de gauche et ça dépendra de (Mme Le Pen). Ca dépend de ce qu'elle fait"…"On ne sait pas de quoi la vie est faite. J'étais de ceux qui, un jour à Paris, il y a 15 ans, ont refusé de déjeuner avec M. (Gianfranco) Fini parce qu'il était l'héritier du MSI néo-fasciste italien. M. Fini est aujourd'hui l'espoir de la gauche en Italie !", a-t-il ajouté….Je dis tout est possible mais ça prendra énormément de temps. Je ne connais pas cette femme, je ne sais pas ce qu'elle veut, je remarque qu'elle est habile (...) Peut-être est-ce le début d'une très longue marche politique. (...) La droite républicaine et l'extrême droite ne feront rien ensemble pendant des années", a-t-il lancé. Peut-on donc arriver à une "finisation" du FN ? "Je n'en sais rien, je l'espère. J'espérerais beaucoup pour la démocratie française que le Front national, qui aura peut-être changé de nom à l'époque, revienne dans le cercle démocratique en faisant les abandons idéologiques que cela exige", argue M. Minc. "J'espérerais de la même manière que le même travail, le même tamis idéologique se produise à l'extrême gauche. Je préférerais pour mon pays qu'on ait une situation idéologique comme il y en a une en Angleterre ou en Allemagne, sans extrême droite et sans extrême gauche", a-t-il dit.
     
    Marine Le Pen sur Canal+


    Une nouvelle fois "choquée" qu'Eva Joly, d'origine norvégienne, puisse défendre les couleurs d'Europe-Ecologie-Les Verts à la présidentielle de 2012 en raison de sa double nationalité :"Quand on est candidat à la présidentielle (...) il faut avoir un lien charnel avec notre pays, avec notre peuple. Je trouve profondément indécent que quelqu'un qui est devenu français à 20 ans (...) qui a la double nationalité, puisse poser sa candidature"…"Cette dame pourrait donc être candidate à la présidentielle et voter elle-même dans son autre pays pour le président de son pays d'origine (la Norvège est en réalité un royaume, ndlr). Moi ça me choque mais à un point, vous n'imaginez pas"…"Il faut supprimer la double nationalité", a-t-elle à nouveau réclamé.
    Marine Le Pen a jugé également que la France n'avait pas "à donner de leçons" au président du conseil italien Silvio Berlusconi, accusé de relations sexuelles avec des mineures, en le mettant sur le même plan que le ministre de la Culture Frédéric Mitterrand. "Ce qui se passe en Italie, très honnêtement, c'est pitoyable, c'est affligeant: les conflits d'intérêts, la collusion politique-médias-finance"…"Mais est-ce que ça ne se passe pas aussi en France ? Est-ce qu'on peut donner des leçons à M. Berlusconi quand M. Frédéric Mitterrand est encore ministre de la Culture ?"
     
    Eva Joly sur RFI/TV5Monde/Le Monde.


    "Cela n'est pas étonnant venant de Marine Le Pen avec la conception qu'elle a de la citoyenneté. Pour moi, c'est encore une manifestation de l'exclusion, de la volonté de diviser"…"Il me semble que j'ai passé toute ma vie en France; j'ai consacré des années de travail au service des Français, d'abord à l'hôpital, ensuite pour la justice"…"J'ai choisi, moi, d'être française parce que j'aime la France et, d'une certaine façon, je témoigne de la générosité des Français envers les étrangers parce que j'ai pu devenir magistrate en France et je ne connais aucun autre pays où on peut, lorsqu'on n'est pas né dans le pays, devenir magistrat du pays et aussi concourir pour la magistrature suprême"…"La présidente du Front national se sert de notions comme la laïcité comme d'une machine anti-musulmans, elle dévoie les fondements de notre République et le fait de souligner ma double nationalité comme quelque chose qui serait prohibitif pour se présenter aux élections présidentielles va dans le même sens. Ca ne m'atteint pas venant d'elle"…"Mon accent, il est consubstantiel à moi. Pendant des années au début de mon séjour en France, j'ai travaillé mon accent (...) mais je me console en me disant qu'en France, nous devons être à peu près 10 millions ou 15 millions à avoir un peu d'accent et ceux qui m'aiment ne l'entendent plus", a-t-elle conclu, plaidant pour "une France métissée où il y a de la place pour tout le monde".



    888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888

     

    Point de vue

     

    La France de Sarkosy absente aux rendez-vous de l’histoire.


    Il est des rendez-vous de l’Histoire qu’un grand pays comme la France ne devrait pas manquer. Pourtant, au lendemain d’un soulèvement qui a vu des milliers de jeunes Tunisiens et Tunisiennes descendre dans la rue pour réclamer une démocratie confisquée, à l’heure où les Egyptiens font trembler depuis la racine la dictature d’un Moubarak  installé au pouvoir depuis trente ans, la France est restée bien circonspecte…



    Ni l’état de détresse réelle du peuple tunisien, ni la sanglante répression policière dont il a été victime n’ont permis de rompre cette réserve. Tandis qu’à deux heures d’avion seulement de Paris des jeunes Tunisiens payaient de leur vie leurs rêves de libertés, Nicolas Sarkozy perdait subitement l’usage d’une parole dont il n’est pourtant habituellement pas avare. Qu’à cela ne tienne, Mme Michèle Alliot-Marie, ministre des Affaires étrangères, a jugé bon de faire à sa place cette déclaration surréaliste dans laquelle elle proposait au régime policier de Ben Ali notre savoir-faire dans l’art de « régler les situations sécuritaires ». La France, pays « dit » des droits de l’Homme, n’a-t-elle aujourd’hui plus que cela à exporter ? Et que dire de notre diplomatie qui n’a su ni prévenir ni saisir l’ampleur des évènements qui secouent la rive Sud de la Méditerranée ? Le mea-culpa esquissé en conférence de presse par le Président de la République ne suffira pas à faire oublier le souvenir d’une France - sa France ! -  refusant d’accompagner le sursaut démocratique d’une nation avec laquelle nous entretenons pourtant des liens culturels et historiques très forts.


    Aujourd’hui, le même vent de liberté souffle sur l’Egypte et la même langue de bois paralyse le discours du gouvernement lorsqu’il s’agit de condamner fermement la répression  que Hosni Moubarak fait subir à son peuple. François Fillon vient d’ailleurs de rappeler à l’ordre ceux qui, par une liberté de ton jugée inopportune, pourraient gêner les positions officielles françaises. Diplomatie rimerait-elle avec hypocrisie ? Quoiqu’il en soit, la France fait preuve d’une frilosité déconcertante au regard de la gravité de la situation en Egypte où, en l’espace de quelques jours, plus d’une centaine de citoyens a trouvé la mort. Usés par plusieurs décennies de régime autoritaire et de pratiques liberticides, les Egyptiens sont eux aussi en droit d’aspirer à une nouvelle ère et refusent d’avoir à choisir entre la « peste et le choléra », à savoir entre le totalitarisme du système Moubarak et le fondamentalisme religieux.


    Le Parti Socialiste soutient donc pleinement les aspirations égyptiennes à plus de liberté et de droit. En Tunisie, en Egypte et partout ailleurs dans le monde, il soutient et soutiendra toujours ceux qui, pacifiquement, refusent l’oppression et se battent pour le respect de leur dignité. Parce que leur tourner le dos reviendrait à renier notre propre Histoire et les valeurs qu’elle nous a léguées, la France a un devoir de solidarité. Ce n’est qu’à ce prix qu’elle retrouvera un jour, sur la scène internationale, la place et le rayonnement qui était le sien et qu’un mandat de Nicolas Sarkozy aura suffit à lui faire perdre.

     

     

    Claudine Lepage

    Sénatrice représentant les Français hors de France


    votre commentaire
  • Point de presse du porte-parole du Quai d'Orsay

     

    Point de presse du 31 janvier 2011

     

    1 - EGYPTE - SECURITE DE LA COMMUNAUTE FRANÇAISE

    2 - SOUDAN - RESULTATS PROVISOIRES DU REFERENDUM D’AUTODETERMINATION DU SUD-SOUDAN

    3 - PALESTINE

     

    ===================================================================

     

    1- EGYPTE - SECURITE DE LA COMMUNAUTE FRANÇAISE

     

    Notre ambassade au Caire ainsi que l’ensemble de notre dispositif consulaire en Egypte sont mobilisées pour veiller à la sécurité de nos compatriotes résidents ou de passage dans ce pays: La cellule d’urgence de l’ambassade et le service de permanence téléphonique H/24 du consulat général n’ont cessé d’être activés depuis le début de la crise.

     

    Après une réunion d’information avec la communauté française au lycée français du Caire hier, dimanche, notre ambassadeur réunira à nouveau nos compatriotes mercredi. Une liaison permanente est maintenue avec les entreprises françaises opérant en Egypte.

     

    Le consul général de France au Caire tiendra demain, mardi, une réunion de coordination avec les chefs d’îlots de notre réseau de sécurité. L’ambassade actualise en temps réel les messages d’informations qu’elle diffuse systématiquement auprès de nos compatriotes sur la situation sécuritaire et les conseils et recommandations correspondant (respect du couvre-feu, approvisionnement de précaution de produits alimentaires, éviter les déplacements non indispensables et éviter à tout prix les abords des manifestations dans les grands centres urbains).

     

    Une cellule d’accueil consulaire a été ouverte à l’aéroport du Caire pour aider nos compatriotes : l’absence de personnels au sol (des compagnies aériennes, des douanes et de l’immigration, des services de manutention des bagages), le couvre-feu et les difficultés informatiques engorgent l’aéroport et entravent de manière significative son bon fonctionnement.

     

    Une concertation permanente est maintenue entre toutes les représentations diplomatiques des Etats membres de l’Union européenne au Caire afin d’échanger analyses et informations, de mutualiser les moyens et d’harmoniser les réponses aux difficultés qui peuvent surgir. S’agissant des mesures prises par les autres pays vis à vis de leurs ressortissants : D’après les dernières informations relevées ce matin 31 janvier, les consignes adressées par nos partenaires britanniques et américains à leurs communautés nationales ne portent que sur des départs «sur une base volontaire» sur des vols commerciaux et éventuellement des vols spéciaux, en tout cas à titre onéreux. Il n’est pas question d’évacuation à cette heure.

    Nos partenaires allemands et italiens ont adressé des consignes comparables à celles de la France : pas d’instruction de départ, respect du couvre-feu et prudence extrême dans les déplacements. Une téléconférence entre les partenaires européens est programmée en fin de matinée pour un échange approfondi et d’éventuelles mesures à envisager en commun.

     

    Notre ambassade est en liaison constante avec les autorités égyptiennes afin de veiller à ce que tout soit mis en œuvre, à tout moment, et sur l’ensemble du territoire égyptien, pour la sécurité de nos ressortissants. A ce jour, nos représentants diplomatiques et consulaires sur place n’ont pas eu à intervenir sur une situation grave de sécurité pour l’un de nos compatriotes.

     

    Q - Y a-t-il de nouvelles consignes pour le rapatriement éventuel des Français d’Egypte ?

    R - Je viens de m’exprimer pour détailler la mobilisation des services du ministère des Affaires étrangères et européennes, à Paris et sur le terrain, au profit de nos compatriotes résidant ou de passage en Egypte.

     

     

     

     

    2 - SOUDAN - RESULTATS PROVISOIRES DU REFERENDUM D’AUTODETERMINATION DU SUD-SOUDAN

     

    Les résultats préliminaires du référendum d’autodétermination du Sud Soudan par la Commission référendaire, donnent un score très largement favorable à la séparation. Avec l’ensemble des observateurs internationaux, la France relève la bonne organisation du référendum et considère qu’il s’est déroulé dans des conditions crédibles, permettant la libre expression de la volonté des populations du Sud Soudan.

     

    La France salue l’ensemble des acteurs qui ont permis la réalisation de cette étape capitale de la mise en œuvre de l’Accord global de paix (CPA) :

    - les autorités de Khartoum et de Djouba d’abord, qui se sont engagées dans la voie constructive du partenariat plutôt que de la confrontation ;

    - la Commission référendaire, qui a assuré l’organisation du scrutin dans des conditions difficiles ;

    - la Mission des Nations unies, qui a apporté un appui technique et logistique déterminant pour l’organisation de ce référendum dans le plus grand pays d’Afrique ;

    - enfin et surtout, le corps électoral, dont la mobilisation pacifique a conduit à dépasser le quorum de 60% des votants nécessaire pour valider le scrutin.

     

    Dans l’attente des résultats définitifs, nous encourageons les partenaires du CPA à poursuivre dans cet esprit de responsabilité leurs discussions sur les questions post-référendaires afin de parvenir rapidement à un accord.

     

     

    3 - PALESTINE

     

    Q - Quelle est la réaction de la France à l’annonce par le ministre palestinien des Affaires étrangères Riyad al-Malki que le président chypriote Demetris Christofias a reconnu la Palestine dans ses frontières de 1967 ? Chypre a-t-il informé ses partenaires de sa démarche ? N’est-ce pas une démarche à faire en concertation avec ses 26 partenaires ? Cela annonce-t-il d’autres reconnaissances européennes ?

     

    R - Je vous rappelle les termes de la réponse du ministre d’Etat à cette question dans l’entretien qu’elle a accordé au quotidien palestinien «Al Quds» le 21 janvier dernier dans le cadre de son premier déplacement au Proche-Orient :

    «Je crois qu’il faut distinguer deux questions : celle des paramètres qui doivent encadrer les négociations sur les frontières et celle de la reconnaissance de l’Etat palestinien. S’agissant des frontières, l’Union européenne a rappelé très clairement sa position en décembre 2009, en

    indiquant qu’elle ne reconnaîtra aucune modification des frontières de 1967 qui ne soit pas agréée par les parties, y compris en ce qui concerne Jérusalem.

    Concernant la deuxième question, l’Union européenne a affirmé dans les conclusions du Conseil des Affaires étrangères du 13 décembre dernier qu’elle était prête, le moment venu, à reconnaître un Etat palestinien. Cependant, la priorité aujourd’hui c’est la reprise urgente des

    négociations, afin de parvenir à un accord final qui permette un règlement durable du conflit, la fin de l’occupation et la viabilité de l’Etat palestinien.

     

    Je veux rappeler aussi que la France a été la première en Europe à rehausser le statut de la représentation palestinienne en France, en juillet dernier. L’Ambassadeur Hael El Fahoum, chef de mission de Palestine en France, a ainsi été reçu à l’Elysée le 3 décembre dernier par le Président de la République Nicolas Sarkozy à l’occasion d’une cérémonie de remise de lettres

    de créance à laquelle j’ai assisté. C’est une manière de rappeler notre objectif de création d’un Etat de Palestine d’ici fin 2011 conformément à l’objectif fixé par le Quartet.»  Enfin, je vous rappelle qu’une réunion du Conseil Affaires étrangères (CAE) a lieu aujourd’hui à Bruxelles à laquelle Mme Alliot-Marie représente la France et où seront évoquées les questions du Proche-Orient. A cet égard, le ministre d’Etat informera ses homologues européens du déplacement qu’elle a effectué tout récemment dans la région.

     

    Q - Le dîner de suivi de jeudi de la conférence de Paris sur l’aide à la Palestine ne risque-t-il pas d’être remis en cause par l’incertitude sur qui représentera l’Egypte à cette réunion ?

     

    R - L’engagement de la France pour le suivi de la conférence de Paris est entier. A ce titre, ce dîner, est une étape importante. Tous les partenaires concernés ont été invités.


    votre commentaire


    Suivre le flux RSS des articles de cette rubrique
    Suivre le flux RSS des commentaires de cette rubrique