• Paris, le 12 juillet 2011

    Communiqué du Bureau National du Parti Socialiste

     

    Décisions sur les circonscriptions pour réaliser la parité et le rassemblement de la gauche aux élections législatives de 2012

     

    Le Parti socialiste, conformément à ses engagements, veut se donner les moyens d’être le premier parti de France à réaliser la parité intégrale lors des prochaines élections législatives. C’est pourquoi le Bureau national du Parti socialiste a décidé aujourd’hui de réserver la moitié des circonscriptions législatives à l’investiture de candidates femmes.

     

    Le Parti socialiste veut également construire le rassemblement le plus large de la gauche et des écologistes en 2012. Il décide d’engager les discussions avec ses partenaires de la gauche et les écologistes en prenant acte des travaux de notre commission électorale.

     

    Enfin, le Parti socialiste a décidé de proposer à l’ensemble des partis de gauche un accord autour d’un candidat unique de la gauche dès le premier tour dans les circonscriptions où ce rassemblement est nécessaire pour permettre la présence de la gauche au second tour.

     

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     Le PSE a entendu les Indignés (publié dans le Libération du 18/07/2011)

     

    Par ARNAUD LEROY candidat du PS aux législatives pour les 4è et 5è circonscriptions des Français de l'étranger, PHILIP CORDERY candidat du PS aux législatives pour les 4è et 5è circonscriptions des Français de l'étranger.

     

    Voilà plus de trois mois que le mouvement des Indignés, dit du 15 mai, est né dans de nombreuses villes d´Espagne. Il faisait écho au mouvement «Geração à Rasca» ou mouvement du 12 mars au Portugal qui avait surpris de nombreux observateurs par sa spontanéité quelques jours plus tôt. Dans d’autres pays encore, en Grèce, mais aussi en France, la jeunesse gronde sous des formes diverses, traduisant colères et frustrations.

    Les revendications de ces jeunes sont des revendications naturelles pour la gauche et nous les partageons. Se battre pour une vie meilleure, un toit, un emploi rémunéré dignement, se battre pour avoir un avenir qui ne se résume pas à l´austérité et la rigueur budgétaire… soit être en mesure de décider de sa propre vie, de retrouver la souveraineté sur son destin et celui de la société dans laquelle on vit. Autant de raisons qui sont à la base de notre engagement socialiste.

    Mais pour beaucoup de ces indignés, les socialistes ne semblent plus être à même de répondre à ces revendications. Pire, nous sommes souvent considérés comme faisant partie intégrante du système, au même niveau que la droite ultralibérale. Ce système qui est pourtant celui dont elle a toujours rêvé - et que le mouvement socialiste avait toujours combattu : le capitalisme financier, aux dirigeants jamais coupables et invisibles, qui met les peuples à genoux, ne respectant en rien ses volontés, ses besoins et, comble de l´histoire, lui fait porter le fardeau de ses propres errements. Que nous est-il donc arrivé ? Il faut bien l’admettre, nous avons trop longtemps été complaisants, voire à l’aise, avec ce système. Si bien que, aujourd’hui, alors que la droite européenne, majoritaire partout en Europe, mène une des politiques les plus réactionnaires de notre histoire et profite de la crise pour revenir sur tous les acquis sociaux arrachés par nos aînés, usant même de sa majorité européenne pour imposer cette politique d’austérité à tous les gouvernements de l’Union européenne, y compris socialistes, nous ne sommes plus audibles et n’arrivons plus à faire entendre une voix divergente, une alternative.

    Alors que le mouvement des Indignés cherche le moyen de poursuivre ses actions, l’heure est venue pour les socialistes, français et européens, de tendre la main à cette vague citoyenne, où la jeunesse - comme en Espagne ou au Portugal - joue un rôle moteur parfois sans précédent. A l’heure de la citoyenneté européenne, il est intéressant de montrer que de nombreux Français installés dans ces pays en sont des acteurs actifs.

    Une alternative est possible. Le Parti socialiste européen en a esquissé les contours en proposant un contre-projet à la politique d’austérité avec au coeur la croissance, la redistribution des richesses, la création d’emplois de qualité, la régulation financière, la taxation de la spéculation. Notre défi est donc de créer les rapports de forces nécessaires pour la mise en oeuvre de cette alternative.

    C’est pourquoi nous souhaitons nous engager dans une démarche de dialogue avec l’ensemble des progressistes, acteurs politiques, syndicaux, mouvements, expressions spontanées, pour redonner un espoir d’avenir à tous les Indignés qui nous interpellent.

     

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    Point de vue

     

    RSA et justice sociale

     

    Que de fantasmes et d’épouvantails sont agités par la Droite depuis que Laurent Wauquiez a assimilé « l’assistanat » à un cancer !

     

    Ce gouvernement a décidemment une politique, celle de la peur, une ligne directrice, celle de l’agitation populiste des fantasmes les plus éculés :

     

    Ici, c’est sur le fantasme « old school » du  « chômage volontaire » que la Droite s’appuie : une large partie du chômage structurel en France serait le fruit des  légions d’assistés préférant toucher des allocations plutôt que d’occuper un emploi.

     

    La réforme du RSA aurait donc pour vocation d’extirper cette peste de la fainéantise en créant une obligation de travailler, une sorte de nouveau service du travail obligatoire (STO), se traduisant par  une obligation de recherche active d’emploi avec sanction pour les personnes qui refuseront deux propositions d’emplois consécutives et qui verront le montant de leur allocation diminuer.

     

    Comment est on passé des bonnes intentions sociales de Martin Hirsch, qui a voulu créer le RSA comme la  garantie d’un revenu minimum universel ainsi qu’un complément de rémunération pour encourager la reprise d’activité, aux fantasmes d’aujourd’hui  agités lors de la convention sur la « justice sociale » (sic) de l’UMP le 8 juin ?

     

    La surenchère du gouvernement c’est avant tout  la tentative de masquer les premiers  échecs ou cafouillages du dispositif RSA :

     

    bien que Nicolas Sarkozy vante une « réussite exceptionnelle du RSA » après deux ans de fonctionnement, économiquement, les effets du dispositif  paraissent plus nuancés voire négatifs  :

     

    L’ambition initiale du RSA était de  concerner environ 1.5 millions de foyers en France mais c’est seulement aujourd’hui un tiers qui bénéficie du dispositif. Le RSA manque donc largement son cœur de cible.

     

    L’emploi des plus de 50 ans ne progresse pas alors qu’il est un des fléaux social de notre beau pays qui ne sait toujours pas que faire de ses chômeurs de plus de 50 ans.

     

    Le dispositif de prise en charge apparait également comme complexe puisque partagé entre l’Etat qui assure la gestion de la partie « reprise d’activité » du dispositif et les Conseils généraux qui assurent la gestion du « RSA socle » soit le versement de la partie revenu universel ainsi que l’accompagnement pour la reprise d’emploi :

     

    De fait, l’Etat délègue aux conseils généraux une partie de sa compétence « emploi » et se défausse ainsi de ses responsabilités alors que la compensation des conseils généraux du cout de cette politique est défaillante (car se faisant a posteriori et obligeant les conseils généraux à « avancer »le cout de cette gestion).

     

    Les effectifs de pole emploi étant notoirement insuffisants (Cf Florence Aubenas et le « Quai de Ouistreham » pour une illustration concrète du cauchemar des « rendez vous » à Pole emploi), de nombreux allocataires potentiels voient leur entrée dans le dispositif « RSA activité » retardée faute d’obtention d’un rendez vous  auprès d’un conseiller pôle emploi et les statistiques du chômage d’en être minorées d’autant.

     

    Enfin, la principale « réussite » apparente du RSA, soit la progression du revenu médian des allocataires de 18% par rapport au dispositif antérieur du RMI (largement commenté par la droite qui se gargarise de ce chiffre), peut être largement discutée : le rapport de novembre 2010 du comité d’évaluation du RSA parle d’un chiffre « nettement surestimé », qui ne prend pas en compte l’effet fiscalité (puisque le RSA diminue l’effet de la prime sur l’emploi).

     

    Conclusion : Nicolas Sarkozy, le président des riches et du bouclier fiscal, voudrait faire du RSA son « bouclier social » lui permettant de masquer les échecs de sa politique du « travailler plus pour gagner plus »…une politique pathétique et néfaste qui s’est traduite par un alourdissement du chômage et un creusement des déficits.

     

    Il appartient aux forces de gauche de ne pas  se laisser berner par l’offensive actuelle de ce gouvernement qui utilisera jusqu’aux élections tous les rideaux de fumée dialectiques et toutes les manœuvres populistes pour refuser de répondre de son vrai bilan économiquement catastrophique.  Parler du vrai bilan du RSA avec les électeurs sera une manière de montrer que ce « bouclier social », le RSA, est un leurre dans sa forme actuelle..


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  • Wauquiez et Copé en guerre contre les bénéficiaires du RSA

    Le « cancer de la société française » : c’est ainsi que Laurent Wauquiez, ministre en charge des affaires européennes, qualifiait le 8 mai sur RMC les franges les plus précarisées du salariat. Dans un entretien à « La voix du Nord » de ce mardi, Jean François Copé reprend pour son compte cette proposition. Le gouvernement Sarkozy nous avait habitués aux dérapages en tout genre et aux petites phrases chocs suscitant indignation à gauche et embarras dans les rangs de la majorité..Après s’en être pris aux citoyens d’origine étrangère et aux jeunes des cités, cette fois, c’est aux plus pauvres que le gouvernement s’attaque. Laurent Wauquiez ne propose rien de moins que de revoir en profondeur notre système d’aide sociale, coupable selon lui d’entretenir le chômage et de « coûter » beaucoup trop cher à l’État.

    « Tous ces assistés qui plombent la croissance, ces fainéants qui ne travaillent pas et qui cumulent les aides sociales, il est temps d’en finir! ». Mr Wauquiez souhaite mettre un terme à cette situation en supprimant le cumul des aides sociales et  propose de faire travailler 5 heures gratuitement les allocataires du RSA, soit plus de 1,8 millions de salariés. Pour Copé, les bénéficiaires du RSA devront faire entre 5 et 10 heures « d’activités d’utilités sociales » sous peine de voir leurs ressources diminuées. Dernière mesure, le minimum vieillesse ne serait accordé aux étrangers que s’ils déclarent avoir travaillé au minimum 5 ans sur le territoire.

    La droite continue ainsi sa politique de stigmatisation et de casse sociale avec comme objectif de diviser les travailleurs. La droite sait qu’elle ne pourra espérer remporter la prochaine élection présidentielle qu’en jouant sur la peur et en désignant des boucs-émissaires. L’objectif est bien connu : diviser pour mieux régner. Diviser les salariés entre eux, créer l’illusion d’une divergence d’intérêts entre ceux qui travaillent pour gagner à peine de quoi s’en sortir et ceux, de plus en plus nombreux, qui, exclus du marché du travail ou dans l’incapacité de vivre de leur salaire, bénéficient d’aides sociales. Bref, opposer les salariés aux chômeurs. Cette attaque est révélatrice de la volonté du gouvernement de démanteler le système de protection sociale français, et de finir sont travail de libéralisation de la société. Cette intervention, bien que désavouée par une partie du gouvernement, permet à la droite au pouvoir d’amorcer la campagne présidentielle. Le ballon d’essai du mois de mai de Wauquiez sera-t-il transformé en juin par Copé? Fillon fait mine d’être contre mais nous sommes, depuis 2007, fort habitués à ce que les « écarts de langages » se transforment en articles de Loi.

    A un an de la présidentielle, la droite s’engage dans la bataille des mots. En parlant d’assistanat Laurent Wauquiez ne commet pas une erreur de formulation, au contraire, il participe au développement de l’idéologie dominante qui veut que l’on ne parle plus de cotisation sociale, mais de « charge », ni de protection sociale, mais d’« assistanat ». Les mots ont un sens et la droite le sait très bien. Laurent Wauquiez, en parlant d’assistanat, sous-entend implicitement qu’un chômeur ou un bénéficiaire du RSA se complaît dans sa situation et que notre système d’aide sociale maintient cette situation. C’est le retour d’un des dogmes libéraux les plus éculés : la notion de chômage volontaire. Pour les libéraux, le chômage est dû au fait que les individus sont amenés à faire un choix entre leur temps de travail et de loisir. Si les individus ne trouvent pas d’emploi, c’est parce qu’ils demandent un taux de salaire supérieur au taux de salaire d’équilibre du marché. Ils sont donc rationnellement conduits à faire un calcul « coût/avantage » entre les avantages du travail (le salaire, la sociabilité) et ses désavantages (le coût des transports, le renoncement au loisir, la perte d’éventuelles aides sociales) et décident alors volontairement de rester sans emploi. Plus simplement, les gens sont au chômage parce qu’ils n’acceptent pas les conditions du marché et préfèrent ne pas travailler tout en restant entretenus par l’État.

    Cette analyse est bien sûr erronée. Si nous sommes aujourd’hui face à un taux de chômage si important, c’est en raison de la nécessité qu’a le capitalisme d’entretenir une armée de réserve, ainsi que de la violence de ses crises cycliques, bref, du sur-travail qu’il impose à une partie des salariés. Non en raison d’un manque de volonté des chômeurs.

    Le rôle de la gauche sera de remporter la bataille idéologique en s’attaquant aux dogmes libéraux. Elle devra également mener une véritable politique d’emplois, ce qui passe par la réduction massive du temps de travail et le retour aux 35h réelles.


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  • L’UMP suspend les allocs

     

    Alors que la loi du député Eric Ciotti (UMP, Alpes Maritimes) relative à la suspension des allocations familiales en cas d’absentéisme scolaire a été promulguée au JO du 29 septembre dernier, la Cnaf (Caisse nationale des allocations familiales) vient d’émettre un avis défavorable à son projet de décret d’application. Lors du Conseil  d’administration du 5 novembre dernier, par 21 voix contre 13, les administrateurs ont voté contre le « principe même de la suspension en cas d’absentéisme » et aussi, parce que le Cnaf n’a pas été consultée en amont, « la proposition de loi n’ayant pas été soumise à (leur) CA ». Son président a également fait savoir qu’en cas de « difficultés auxquelles la famille n’arrive pas à faire face », il était préférable de recourir aux dispositifs de prévention, « à une assistante sociale, par exemple ».

     

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    Ouverture du mariage, de l'adoption et de la procréation assistée à tous les couples : les socialistes confirment leur engagement pour l'égalité des droits.

    "L'ouverture du mariage et de l'adoption pour tous les couples" figure parmi les trente propositions mises en avant le 5 avril par le Parti socialiste lors de la présentation de son projet pour 2012. Le Parti socialiste a également confirmé son engagement en faveur de l'ouverture de la procréation assistée à toutes les femmes, sans discrimination. HES (Homosexualités et Socialisme) se réjouit de cette nouvelle étape vers l’égalité des droits pour les couples de même sexe.

    A plusieurs reprises, les socialistes ont déposé à l'Assemblée nationale et au Sénat des propositions de loi ouvrant le mariage et l'adoption à tous les couples. A chaque fois, l'actuelle majorité de droite y a opposé un refus catégorique. De nombreux élus locaux ont également signé l’appel pour l’ouverture du mariage aux couples de même sexe, lancé en novembre 2009 par la maire PS de Montpellier.

    A l'instar des socialistes espagnols et des socialistes portugais, les socialistes français entendent faire progresser le droit et les mentalités. C'est avec la victoire de la gauche en 2012 que la France reprendra le chemin de l’égalité qu’ont emprunté l’Afrique du sud, l’Argentine, la Belgique, le Canada, la Norvège, les Pays-Bas, la Suède…

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    Contact : Gilles Bon-Maury, président d'HES, tél. +33 6 61 53 19 39, gilles.bon-maury@hes-france.org.

    http://www.hes-france.org/


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