• Sarko Story : «Nous n’oublierons pas!» : lettre ouverte au Président Sarkozy / UMP: après le Fouquet's, le salon Marie-Antoinette du Crillon / Jean d’Ormesson au secours du soldat Sarkozy ?

    Sarko Story

     

    «Nous n’oublierons pas!» : lettre ouverte au Président Sarkozy

    Cette lettre ouverte au Président Sarkozy est le texte support d’une chaîne citoyenne pour la démocratie et contre l’oubli. Chacun est invité à la diffuser à tous ses contacts par courrier électronique et sur les réseaux sociaux.

    Monsieur le Président,

    Les citoyens français vous ont élu sur la foi et la sincérité d’un programme politique dont vous n’avez pas respecté les engagements et auquel vous avez maintes fois tourné le dos depuis votre élection, le 6 mai 2007.

    Aujourd’hui vous vous présentez une nouvelle fois au suffrage du peuple français et vous menez une campagne reposant sur une double imposture : la promesse d’une nouvelle rupture et l’oubli de votre bilan. Bien plus, vous utilisez les services de l’État au bénéfice de votre campagne et vous n’hésitez pas à exploiter les événements politiques, économiques et sociaux à des fins électoralistes et avec le soutien de nombreux médias qui propagent une insidieuse politique de la peur sur laquelle vous espérer bâtir une popularité.

    Cette lettre citoyenne entend simplement vous rappeler les trop nombreux engagements que vous n’avez pas tenus.

    Vous aviez promis en 2007 de maintenir le droit à la retraite à 60 ans : vous l’avez repoussé autoritairement à 62 ans, contre l’avis de la majorité des Français et au terme du plus long conflit social que la France ait connu depuis très longtemps. Nous n’oublierons pas !

    Vous avez souhaité dans vos propositions que « la formation initiale des enseignants soit assurée » : votre réforme a supprimé l’année de stage et conduit des milliers de jeunes enseignants non formés à exercer devant des élèves désemparés. Nous n’oublierons pas !

    Vous avez voulu réformer en profondeur l’université et la recherche et vous prétendez que cette réforme est le succès de votre quinquennat : les milliards promis ne sont jamais arrivés et de nombreux établissements de l’Enseignement supérieur sont aujourd’hui en déficit tandis que les organismes de recherche sont démantelés. Nous n’oublierons pas !

    Vous avez promis de « préserver l’excellence de notre système de santé » et d’«améliorer les conditions de travail des professionnels de la santé ». Vous avez fait fermer des hôpitaux et des maternités, créé des déserts médicaux dans de nombreuses régions, supprimé des dizaines de milliers de postes de personnels de santé et détérioré gravement l’accès aux soins de millions de français. Nous n’oublierons pas !

    Vous vous êtes engagé à « veiller rigoureusement à l’indépendance de la justice » : les nombreuses affaires en cours montrent crument l’exercice d’un pouvoir qui tend à privatiser la justice au service d’intérêts financiers, personnels ou politiques, et qui contrevient gravement au principe d’indépendance dont votre fonction vous fait pourtant le garant. Vos gouvernements successifs ont enfreint sous votre autorité l’Article 6 de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen qui dispose que la loi « doit être la même pour tous ». Nous n’oublierons pas !

    Votre politique a ainsi ébranlé les trois socles de la République française : la Sécurité sociale, l’École et la Justice. Nous n’oublierons pas !

    Au chapitre des Droits de l’Homme vous aviez promis à vos compatriotes de « franchir de nouvelles étapes dans la préservation et la conquête des libertés ». Les seules étapes que vous avez fait franchir à la société française constituent une inadmissible régression des Droits de l’Homme : votre politique sécuritaire et d’immigration, en flattant les idéologies d’extrême droite et en avivant les haines comme les peurs, a porté non seulement atteinte dans son application aux libertés démocratiques fondamentales, mais aussi aux principes intangibles des grands textes fondateurs de notre histoire, et que votre volonté politique a travaillé à déconstruire et à mettre en péril : La Déclaration des Droits de l’homme et du citoyen, la loi de 1905, les valeurs issues du Conseil National de la Résistance. Nous n’oublierons pas !

    Sous votre présidence plusieurs ministres condamnés ou mis en cause dans des procédures ou des informations judicaires, ont continué impunément à exercer leurs fonctions alors que dans toute démocratie digne de ce nom ils auraient dû se mettre en retrait. Vous avez ainsi contribué à l’abaissement moral de la politique en la soumettant, soit à une idéologie condamnable, soit aux intérêts d’une oligarchie financière et d’un clan. Nous n’oublierons pas !

    Aveuglé par votre hyperprésidence et votre conduite autoritaire des affaires de l’Etat, vous avez dévalorisé le rôle du gouvernement et du Parlement. En refusant obstinément de vous mettre à l’écoute des citoyens, en méprisant les associations et les organisations syndicales, vous avez délité les liens sociaux et provoqué une crise démocratique et institutionnelle sans précédent dont vous portez l’entière responsabilité. Responsabilité encore aggravée par le choix de la provoquer en une période de grave crise économique et financière, crise que vous exploitez et que votre politique alimente en choisissant d’accabler les plus pauvres et en ne cessant d’enrichir la classe des Français les plus aisés. En cinq années d’exercice de votre pouvoir, vos gouvernements ont considérablement aggravé les inégalités sociales et économiques. Nous n’oublierons pas !

    Enfin, vous avez adopté à de multiples reprises un comportement public et fait des choix politiques qui ont rabaissé la fonction présidentielle ainsi que l’image, la culture et les valeurs de la France en Europe et dans le monde. Nous n’oublierons pas !

    Pour toutes ces raisons, en allant voter les 22 avril et 6 mai prochains, nous n’oublierons pas que vous avez brisé le contrat social et politique qui vous unissait à nous. Vous avez perdu toute crédibilité.

    Il est temps, Monsieur le Président, que vous redeveniez un citoyen et un justiciable ordinaires.

    Médiatpart 15/04/2012

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     UMP: après le Fouquet's, le salon Marie-Antoinette du Crillon

    Par Olivier Clairouin | publié le 18 avril 2012 à 10h41

    LE 15 AVRIL, jour de son grand meeting place de la Concorde, à Paris, Nicolas Sarkozy a organisé un déjeuner au prestigieux Hôtel du Crillon, rapporte Le Canard Enchaîné en date de ce mercredi 18 avril. Sur la liste des invités conviés dans le salon Marie-Antoinette: «une cinquantaine de membres du Premier Cercle, qui regroupe les donateurs les plus généreux de l’UMP», détaille l’hebdomadaire satirique.

    Patrick et Isabelle Balkany, proches du président sortant, ont au même moment loué la suite la plus chère de l’hôtel –9.500 euros par jour, repas non compris– afin de fêter leurs «36e anniversaire de mariage». «Voilà qui tombait bien», ironise le journal.

    Le PS en profite

    François Hollande a sauté sur l’occasion pour fustiger un «candidat du peuple» déconnecté des réalités, mettant en lien cet épisode avec le dîner controversé tenu par le président de la République  au Fouquet’s le soir de sa victoire, en 2007. «Voilà ce qui résume ce quinquennat: commencé dans un grand restaurant, il finit dans un grand hôtel», a fulminé le candidat socialiste au cours de son meeting à Lille, mardi soir. «Dans les deux cas, c’est avec les mêmes convives.»

    Le couple Balkany reconnaît s’être trouvé dans l’établissement dimanche, mais dément avoir eu connaissance qu'un déjeuner y ait été organisé. Le député UMP Patrick Balkany a ainsi déclaré à Rue89:

    «Je ne savais pas qu’il y avait un déjeuner. Je l’ai appris dans Le Canard Enchaîné. Je ne sais strictement pas si c’est vrai ou pas. En ce qui nous concerne, nous étions là pour fêter nos 36 ans de mariage. On a été invités par la famille. On n’y était pas retourné depuis notre nuit de noces.»

    De son côté, l'UMP nie toute implication et a déclaré à l’AFP qu’elle n’était «en rien concernée par l’organisation d’un tel déjeuner». Le parti majoritaire estime que François Hollande «cherche en permanence à esquiver le débat de fond tout en préférant l’injure».

    Le «Premier cercle» est un club regroupant entre 300 et 400 personnes parmi les donateurs les plus généreux envers l’UMP, qui versent entre 3.000 et 7.500 euros par an au parti (limite légale).

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     Jean d’Ormesson au secours du soldat Sarkozy ?

     Jean d’Ormesson vient au secours du soldat Sarkozy, avec une inélégance peu flatteuse pour l’académicien. A chacun sa vérité, celle de Jean d’Ormesson n’apporte rien de nouveau, les poncifs de droite pour ne rien changer et faire peur aux Français. Au secours, la gauche arrive ! Slogan éculé de l’UMP qui n’intéresse plus grand monde §

     

    Ci-dessous, la réaction de Thierry de Comarmond, Représentant de François Hollande à l’île Maurice et le message de Jean d’Ormesson.

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     Chers amis,

     J’ai reçu, ce matin, une lettre étonnante de la Droite française de Maurice que vous pourrez lire au bas de ce message

     Jean d’Ormesson voit déjà, avec certitude, François Hollande élu le 6 Mai prochain. Il voit déjà la fête du 6 Mai au soir qui ne se passera pas, dit-il, au Foucquet’s mais a la Place de la Bastille comme le 10 Mai 1981.

     Et il lance un message aux électeurs de Droite :

    Venez voter pour que la victoire de François Hollande ne soit pas trop « éclatante », autrement dit, trop humiliante pour le soldat Sarkozy.

     Ce faisant, Il en profite pour lancer aussi un message aux partisans de François Hollande qui peut se lire ainsi :

    Ne vous dérangez pas pour aller voter, Dimanche prochain. L’affaire est entendue. Votre candidat a déjà gagné. Ce serait dommage de perdre un moment d’une belle journée de plage…

     Mais nous, échaudés par Avril 2002, nous savons que les sondages ne sont pas l’élection, nous savons que le premier tour est aussi important que le second et nous irons voter le 22 Avril et bien sûr aussi le 6 Mai.

     Chers amis, vous avez suivi depuis 2 mois la campagne à la télévision et sur internet. Cette campagne vous a conforté dans l’idée que François Hollande est le seul des 10 candidats qui peut sortir la France de la crise économique et sociale dans laquelle elle est plongée, et cela, dans la Justice, dans l’Egalité et dans la Solidarité. Beaucoup d’entre vous m’écrivent qu’ils tachent, jour après jour de convaincre leurs amis, leurs voisins. L’un d’entre vous, me dit qu’il fait du porte à porte près des électeurs de Port-Louis, suivant ainsi l’exemple des partisans de François Hollande de Tananarive, Taipeh, Los Angeles et d’ailleurs. Continuez, jusqu’à Samedi et recommencez, dès Lundi jusqu’au 6 Mai.

     Alors, oui, sans doute, François Hollande sera le 6 au soir, notre Président de la République.

     Thierry de Comarmond

    Délégué du candidat François Hollande a l’Ile Maurice

     PS.- Comme vous le verrez, ci-dessous, Jean d’Ormesson ne s’arrête pas au 6 Mai à la Bastille. Il se projette déjà dans 5 ans, à la fin du quinquennat qui n’a pas commencé. Impressionné qu’il est par les discours et les écrits de François Hollande, il voudrait qu’en 2017, il abandonne la politique et vienne le rejoindre, lui, Jean D’Ormesson, sous la Coupole de l’Institut,  parmi les « immortels ». C’est trop d’honneur que vous faites à notre candidat, Monsieur l’Académicien…

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    Message aux indécis : Texte écrit par Jean D'Ormesson ....
     
    La victoire de François Hollande est à peu près acquise, et elle risque d'être éclatante.
    Le moment est idéal pour se déclarer sarkozyste.
    La question n'est pas de savoir qui l'emportera en mai 2012.
    On a longtemps été convaincu dur comme fer que ce serait M. Strauss-Kahn.
    On a pu croire que ce serait Mme Aubry.
    On a même pu imaginer que, par un coup du sort, ce serait Mme Le Pen.
    Il n'est pas tout à fait exclu que M. Bayrou, M. Mélenchon, M. Montebourg se soient monté le bourrichon jusqu'à se persuader de leur chance de l'emporter.
    Tout sauf Sarkozy.
    N'importe qui sauf Sarkozy.
    Ce sera M. Hollande.
    François Hollande est un parfait honnête homme. Il est intelligent, charmant, cultivé, et même spirituel.
    Il y a chez cet homme-là un mélange de doux rêveur et de professeur Nimbus égaré dans la politique qui le rend sympathique.
    Il est mondialement connu en Corrèze.
    Ce n'est pas lui qui irait courir les établissements de luxe sur les Champs-Élysées, ni les suites des grands hôtels à New York ou à Lille, ni les yachts des milliardaires.
    Il ferait , je le dis sans affectation et sans crainte, un excellent président de la IVe République. Ou plutôt de la IIIe.
    Par temps calme et sans nuages. Il n'est jamais trop bas. Mais pas non plus trop haut.
    C'est une espèce d'entre-deux: un pis-aller historique.
    Ce n'est pas Mitterrand : ce serait plutôt Guy Mollet. Ce n'est pas Jaurès ni Léon Blum : c'est Albert Lebrun. Ce n'est pas Clemenceau : c'est Deschanel.
    Il parle un joli français. Et sa syntaxe est impeccable. On pourrait peut-être l'élire à l'Académie française. Ce serait très bien. Mais en aucun cas à la tête de la Ve République, par gros temps et avis de tempête.
    C'est vrai: Sarkozy en a trop fait. Hollande, c'est l'inverse. Car n'avoir rien fait est un immense avantage, mais il ne faut pas en abuser. Il n'est pas exclu, il est même possible ou plus que possible, que M. Hollande soit élu en mai prochain président de la République.
    C'est qu'à eux deux, M. Hollande et le PS, qui sont assez loin d'être d'accord entre eux -je ne parle même pas de M. Mélenchon ni de Mme Joly dont ils ont absolument besoin pour gagner et dont les idées sont radicalement opposées à celles de M. Hollande-, ont des arguments de poids : la retraite à 60 ans (quand la durée de vie ne cesse de s'allonger), 60.000 nouveaux fonctionnaires (quand il s'agit surtout de réduire les dépenses publiques), 30% de baisse sur les traitements du président et des ministres (même M. Jean-Marie Le Pen, de glorieuse mémoire, n'a jamais osé aller aussi loin dans le populisme et la démagogie).
    Avec des atouts comme ceux-là, on a de bonnes chances de gagner.
    Aussi n'est-ce pas dans la perspective de l'élection de 2012 que je me situe.
    C'est avec le souci du jugement de l'histoire. M. Sarkozy, autant le reconnaitre, a fait pas mal d'erreurs.
    À voir comment se présente la campagne d'un Parti socialiste qui semble n'avoir pas appris grand-chose des leçons de son temps, ce sera bien pire avec lui qu'avec M. Sarkozy. Les déclarations d'intention ne valent rien.
    Il faut des exemples vivants.
    M. Zapatero, en Espagne, est un homme plus qu'estimable. Il est socialiste. Le chômage en Espagne est plus du double du nôtre.
    M. Papandréou en Grèce est socialiste. Est-ce le sort de la Grèce que nous souhaitons pour la France?
    M. Sarkozy a été plus attaqué, plus vilipendé, plus trainé dans la boue qu'aucun dirigeant depuis de longues années.
    Il a pourtant maintenu le pays hors de l'eau au cours d'une des pires crises que nous ayons jamais connues.
    Il n'est même pas impossible que Mme Merkel et lui aient sauvé l'Europe et l'euro.
    Pour affronter le jugement de l'histoire, je choisis le camp, à peu près cohérent, Sarkozy-Fillon-Juppé contre le camp, incohérent jusqu'à l'absurde, Hollande (Hollande président ? On croit rêver, disait Fabius) -Aubry-Joly-Mélenchon.
    Bonaparte Premier consul prétendait que le seul crime en politique consistait à avoir des ambitions plus hautes que ses capacités.
    Je suis sûr que François Hollande lui-même a des cauchemars la nuit à l'idée d'être appelé demain à diriger le pays avec le concours des amis de toutes sortes et étrangement bariolés que lui a réservés le destin.
    Je veux bien croire -je n'en suis pas si sûr que pour 2012 les dés sont déjà jetés, que les handicaps du président sortant sont bien lourds pour être surmontés, que le retard est trop rude pour être rattrapé.
    J'imagine très bien l'explosion d'enthousiasme sur la place de la Bastille ce soir de mai 2012 où l'élection de M  François Hollande à la magistrature suprême sera enfin annoncée.
    Je me demande seulement dans quel état sera la France en 2014 ou en 2015.
     Jean d'Ormesson


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