• Syrie information / Hollande: «c’est l’abstention qui est le risque dans cette élection» / Réponse à Sarkozy sur Schengen

    Syrie information

    Vote 2012 pour les Français de Syrie

    En ce qui concerne les électeurs de Syrie (environ 1500 inscrits) : un bureau de vote dédié sera ouvert à Beyrouth. Le MAE a pris des dispositions en accord avec le TI de Paris 1er pour que tout électeur inscrit sur la LEC Damas, puisse voter en se présentant dans n'importe quel bureau de vote à l'étranger.

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    Hollande: «c’est l’abstention qui est le risque dans cette élection»


    François Hollande, candidat PS à la présidentielle, a affirmé dimanche à Saint-Denis de La Réunion que «plus que la dispersion», «l’abstention» était «le risque» de la présidentielle 2012.
    «Je pense que bien plus que la dispersion, c’est l’abstention qui est le risque dans cette élection présidentielle», a-t-il dit lors d’un point presse à La Réunion, au deuxième jour d’une tournée dans l’océan Indien, alors que des sondages montrent une abstention élevée, à 32%.
    Pour lui, il n’y a «plus le souvenir du 21 avril 2002», qui avait vu l’élimination de Lionel Jospin, Jean-Marie Le Pen et Jacques Chirac restant en lice en finale.
    «Rien n’est joué», a-t-il réaffirmé, «par rapport au premier tour, parce qu’il y a encore de la volatilité», «parce que si l’abstention est forte, tous les sondages sont démentis, je dis bien tous», «parce que dans cette élection, le premier tour va largement déterminer le second».
    «Le risque d’abstention est d’autant plus élevé que la campagne officielle est encore plus cadenassée sur le plan médiatique que la précédente», a-t-il fait valoir. «Ma seule démarche: appeler au vote et convaincre que la dynamique de premier tour permettra la victoire au second».
    «Le sens de cette élection, c’est l’alternance. Si on ne lui donne pas de sens, si c’est simplement un ordre d’arrivée, une expression de colère (…), on aura une élection de dispersion», a-t-il jugé.
    Interrogé sur Jean-Luc Mélenchon, candidat du Front de gauche, qui poursuit son ascension, M. Hollande a assuré: «Je dois m’adresser dans cette élection, au premier tour, aux électeurs» et non entrer «dans un débat entre candidats, et encore moins entre forces politiques».
    «Ce qui doit être compris par les électeurs, est ce qui est le plus nécessaire, le plus efficace pour arriver à l’objectif».
    «Si les électeurs se dispersent, ça peut avoir des conséquences heureuses ou fâcheuses, chacun regardera les résultats du premier tour comme étant un élément ouvrant la victoire au second».
    Pour lui, la tactique de Nicolas Sarkozy est d’«aller prendre les électeurs d’extrême droite et d’espérer que la gauche étant dispersée, je ne sois pas au plus haut au premier tour», a poursuivi le député.
    «Si vous me demandez ce qu’il faut que je fasse, des propositions différentes de celles que j’ai présentées pour aller chercher ces électeurs, non je ne crois pas que ce soit la bonne solution. La bonne solution est de montrer la cohérence d’un projet, la volonté d’une victoire», a-t-il assuré.
    «La grande différence par rapport à Jean-Luc Mélenchon, François Bayrou -- je ne parle même pas de Marine Le Pen --, moi j’ai comme devoir de gagner et donc d’être au second tour. Ce n’est pas aussi simple qu’on l’avait dit», a-t-il observé.
    (AFP)

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    Réponse à Sarkozy sur Schengen
     
     
    Écrit par Richard Yung   
    Mercredi, 21 Mars 2012

    Alors qu’Arno Klarsfeld appelle à construire un nouveau mur de la honte entre la Grèce et la Turquie, le candidat sortant tente de relancer la polémique sur le dossier de la liberté de circulation en Europe.
     Plutôt « Europe forteresse » qu’« Europe passoire ».
    « Schengen » est une réalisation concrète et utile à tous, qui symbolise le projet européen de paix et de rapprochement entre les peuples après les horreurs de la seconde guerre mondiale. « Schengen » permet de voyager, de travailler, de rendre visite à des proches au sein de l’Union européenne sans avoir à se préoccuper des frontières, des douaniers ni même d’avoir un passeport.
    Un peu d’histoire. L’histoire de l’espace et de la coopération Schengen  commence dès 1985 lorsque cinq États, dont la France, décident de créer un territoire sans frontières où les personnes circuleront librement. Au fil des années, l’espace Schengen s’est élargi à 26 États.
    Au printemps dernier, le candidat sortant et son ami italien, S. Berlusconi, avaient d’ores et déjà réclamé à grands cris à la Commission européenne de prévoir un dispositif leur permettant de renforcer des contrôles aux frontières extérieures en cas d’afflux massif de personnes vers l’Europe.
    Que n’a-t-on pas dit à droite sur la volonté de François Hollande de renégocier le Traité sur la Stabilité, la coordination et la gouvernance au sein de l’Union économique et monétaire (TSCG) alors que celui-ci est à peine signé et non encore ratifié par les états membres. Dès lors, comment ne pas s’interroger sur le désir de Nicolas Sarkozy de revenir sur un acquis aussi ancré dans le droit et dans les mœurs ?!
    Membre de la commission des affaires européennes du Sénat, j’avais dénoncé cette instrumentalisation du printemps arabe. En effet, l'idée de renforcer les clauses permettant le rétablissement des contrôles aux frontières intérieures de l'espace Schengen avait déjà était évoquée dans le cadre des débats sur l'adhésion de la Bulgarie et de la Roumanie mais elle a brusquement ressurgi en réaction au « printemps arabe » et aux mouvements migratoires qu'il a engendrés, dont l'arrivée de 25 000 migrants sur l'île italienne de Lampedusa. Ni l’Italie, ni la France ne voulaient accueillir ces migrants alors qu’au même moment la Turquie recevait des milliers de réfugiés.
    J’avais également souligné qu’il existe déjà des dispositions permettant de rétablir des contrôles aux frontières intérieurs de l’espace Schengen en cas de menace à la sécurité intérieure (lors de grandes manifestations sportives par exemple) ou à la santé publique (lors de crise sanitaire par exemple).
    J’avais dénoncé le caractère inutile de cet ajout et j’avais plaidé en faveur du renforcement de la gouvernance de Schengen dans le sens de sa communautarisation.
    Cependant, la Commission européenne a proposé de modifier la législation européenne dans le sens d’une augmentation du nombre de motifs justifiant les contrôles aux frontières. La réforme que réclame Sarkozy est donc déjà engagée depuis plusieurs mois.
    Mais ne nous y trompons pas, il ne s’agit là que de gesticulations électoralistes, de propositions formulées en urgence pour mobiliser les électeurs de l’extrême droite, de promesses faites à Paris qui ne sont pas tenues à Bruxelles comme en témoigne l’absence du ministre de l’Intérieur, Claude Guéant, le 8 mars lors du débat sur la gouvernance de Schengen.


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